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Chapitre 16 : l'inspiration 2

Autor: Déesse
last update Data de publicação: 2025-12-13 00:56:06

Anouk

Parfois, ma main s’arrête. Un frisson différent me parcourt. Ce n’est pas seulement de la mémoire ou de la prémonition. C’est de la reconnaissance. Je reconnais cette attirance pour l’abîme. Je l’ai toujours eue. Dante, par sa monstruosité même, l’a réveillée, l’a canalisée. Écrire cela, c’est lui donner une forme. C’est faire de ma propre alchimie toxique un récit brûlant.

Je ne mange pas. Je bois seulement. L’eau est insipide. Je voudrais du vin rouge, épais. Quelque chose qui ressembl
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  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 168 : DANTE ÉCRIT AUSSI

    Dante L'appartement est vide sans elle. Je tourne en rond comme un lion en cage, du salon à la cuisine, de la cuisine à la chambre, de la chambre au balcon, et retour. Partout, son absence. Son ordinateur éteint sur le bureau, une tasse de thé froid abandonnée sur la table basse, un foulard en soie oublié sur le dossier du canapé. Son odeur flotte encore dans l'air, vanille et jasmin, un parfum qui imprègne les rideaux, les coussins, mes vêtements. Je respire cette odeur comme un naufragé respire l'air du rivage. Elle me manque. Elle me manque tellement que c'en est presque ridicule. On n'est pas séparés depuis douze heures, et j'ai l'impression de porter un vide dans ma poitrine, un trou béant que rien ne peut combler. Marc et Leo m'ont emmené dîner dans un restaurant à viande sur le Vieux-Port, le même que pour mon enterrement de vie de garçon il y a un mois. Ils ont essayé de me distraire, de me faire boire, de me faire rire. Matteo a

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    Anouk La chambre d'hôtel est trop grande, trop silencieuse, trop vide. Clara a tenu à m'installer dans la suite nuptiale du Marseille Intercontinental, celle avec la terrasse panoramique et la vue sur Notre-Dame-de-la-Garde, celle qu'elle a réservée il y a six mois dans un élan d'enthousiasme organisateur. Les murs sont tendus de soie grège, les rideaux sont en velours vert d'eau, le lustre en cristal de Murano projette des éclats d'arc-en-ciel sur le plafond à caissons. Le lit est immense, un lit à baldaquin drapé de lin blanc, avec des oreillers tellement nombreux que je ne sais pas quoi en faire, des coussins brodés, un jeté de satin ivoire plié au cordeau. Trop de luxe. Trop de silence. Trop d'espace sans lui. Ma robe est suspendue dans le dressing attenant, protégée par une housse en coton bio, prête pour demain. Je l'ai regardée dix fois depuis que Clara m'a déposée ici, en fin d'après-midi, après le dîner de répétition, après les

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 166 : ENTERREMENTS DE VIE 2

    Je pars en courant dans le couloir, titubante, riante, mes talons claquant sur le parquet. Il me poursuit, trébuche sur ma robe, jure en italien, se rattrape au mur. Je glisse sur le parquet ciré, il me rattrape, m'attrape par la taille, me plaque contre la console de l'entrée. Les clés tombent, le courrier s'éparpille, un vase manque de tomber. — Je t'ai eue, murmure-t-il contre ma nuque. — T'as triché. — Y a pas de règles. Il m'embrasse dans le cou, ses dents effleurent ma peau, sa langue trace un sillon brûlant jusqu'à mon oreille. Je frissonne, un frisson qui part de l'échine et qui descend jusqu'aux orteils. Ses mains trouvent mes hanches, ses doigts s'enfoncent dans ma chair, il me soulève, me plaque contre le mur du couloir. On glisse par terre. Littéralement. Ses pieds dérapent sur le parquet ciré, il perd l'équilibre, m'entraîne dans sa chute. On atterrit sur le tapis de l'entrée, un tapis berbère que ma mère m'a rapporté de Tunisie, moelleux, rêche, qui sent la l

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    J'arrive sur le palier. Je cherche mes clés dans mon sac, je fouille, je retourne tout. Un bruit de pas derrière moi dans l'escalier. Je me retourne. Dante. Il est là, debout sur le palier, vacillant légèrement, les cheveux en bataille, sa chemise blanche tachée de vin rouge ou de whisky ou de sang, son manteau noir sur l'épaule. Il sent le cigare, le whisky tourbé, une eau de Cologne ambrée qui n'est pas la sienne, une odeur de bar à cocktails et de tabac froid. Sa barbe est plus fournie qu'au matin, ses yeux sont rouges, légèrement vitreux, mais ils brillent de cette lueur que je connais, cette lueur qui ne trompe pas, cette lueur qui promet des nuits sans sommeil. — Toi, dit-il en s'arrêtant. — Moi. — T'es bourrée. — Toi aussi. — Pas du tout. J'ai toute ma tête. — Tu tiens le mur. — C'est le mur qui tient mal. On éclate de rire, un rire en cascade, sonore, qui résonne dans la cage d'escalier, qui réveille probablement le voisin du troisième, un vieil homme qui

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 164 : DANTE DEMANDE 2

    On discute du mariage. Je lui expose le plan, le mas provençal, les invités, la date. Il pose des questions, émet des objections, fait des suggestions. Puis, entre deux gorgées de café, il me demande : — Pourquoi maintenant ? — Pourquoi quoi ? — Pourquoi tu m'annonces tout ça maintenant ? Après toutes ces années. — Parce qu'Anouk a besoin d'une famille, pas juste d'un mari. Et cette famille, c'est toi. C'est Leo. C'est Clara, Sofia, Matteo. C'est toi, surtout toi. Quand je mourrai... — Tu ne vas pas mourir. — Tout le monde meurt, Marc. Quand je mourrai, elle aura besoin de quelqu'un qui la comprenne, qui la protège, qui l'aime comme je l'aime. Et ce quelqu'un, c'est toi. — Arrête avec ces discours morbides. — Ce n'est pas morbide. C'est stratégique. — C'est pareil, avec toi. Je souris. Il sourit aussi. On finit nos cafés, on règle l'addition, on sort dans la rue. Le soleil a percé la brume, la lumière est blanche, éclatante. Marseille s'éveille, les volets s'ouvr

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 163 : DANTE DEMANDE

    Le silence retombe, plus dense, plus lourd. Marc me regarde, ses yeux gris plissés par l'incompréhension. Une ride se creuse sur son front, entre ses sourcils. — Ma bénédiction ? dit-il. Tu te fiches de moi ? — Non. — Depuis quand t'as besoin d'une bénédiction ? — Depuis que j'ai compris ce qu'elle représentait. Anouk, elle n'a pas de père. Pas vraiment. Son géniteur est mort en sautant d'une église. Son seul repère masculin, son seul protecteur, son seul tuteur officieux, c'est toi. — Et alors ? — Alors tu es ce qui se rapproche le plus d'un père pour elle. Marc se tourne vers la mer. Son profil se découpe sur la brume, immobile, impénétrable. Il respire profondément. Je vois sa pomme d'Adam monter et descendre. — Tu sais ce que ça veut dire, ce que tu es en train de faire ? dit-il. —

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   Chapitre 69 : Le Serment du Sang 2

    AnoukSa main lâche la mienne, touche mon ventre.— Et si... si tu es enceinte... tu lui dis que son père... que son père l'aimait avant même de savoir qu'il existait.Je pleure. Les larmes coulent sans que je puisse les arrêter. Elles tombent sur son visage, se mêlent à son sang.— Je le lui dirai

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   Chapitre 68 : Le Serment du Sang

    AnoukNous sortons de la chambre des offrandes et le monde nous tombe dessus.Pas métaphoriquement. Littéralement. La porte à peine franchie, une main m'agrippe les cheveux, tire en arrière. Je bascule, ma nuque craque, un cri s'étrangle dans ma gorge.— Salope.La voix de Marco. Son visage au-dess

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    AnoukIl s'allonge près de moi. Pas sur moi. À côté. Nos corps séparés par quelques centimètres, un champ de bataille miniature.— Maintenant tu sais, dis-je. Que je ne suis pas à prendre.— Maintenant je sais que tu es à choisir.Il tourne la tête. Nos regards se rencontrent sur l'oreiller.— Et t

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