Se connecterChapitre 51MarcusJe regarde les images. Sur l’écran. Le manoir. La bibliothèque. La fenêtre. Et eux.Adrian. Alina. Enlacés. Sous la lune. Le baiser. Le sourire. La tendresse. Tout y est. Tout ce que je déteste. Tout ce que je méprise. Tout ce que je dois détruire.Ils se rapprochent. Encore. Chaque jour. Chaque heure. Chaque minute. Ils se rapprochent. Et moi. Je recule. Je perds du terrain. Je perds du pouvoir. Je perds tout.Je serre les poings. La rage. Monte. Comme une lave. Brûlante. Dans mes veines. Cette femme. Cette petite intrigante. Aux yeux verts. A réussi. Là où j’ai échoué. Elle a conquis Adrian. Elle a brisé son armure. Elle a fait fondre la glace. Autour de son cœur.Et lui. Adrian. Mon ennemi. Mon rival. L’homme qui a os&e
Chapitre 50AdrianLa lune est pleine. Ce soir. Énorme. Argentée.Je me tiens debout devant la fenêtre de la bibliothèque. Les mains croisées dans le dos. Je ne dors plus. Je n’ai pas dormi depuis des nuits.La porte s’ouvre. Doucement. Alina entre. Sa robe de chambre en soie pâle. Ses cheveux défaits. Son visage pâle.Elle s’arrête en me voyant.— Vous ne dormez pas ?— Je ne dors plus beaucoup. Ces temps-ci.— Moi non plus.Un silence.Elle s’approche. De la fenêtre. Elle se tient près de moi.— Adrian. Murmure-t-elle. Il faut que je vous dise quelque chose. Quelque chose que je n’aurais jamais cru vous dire un jour. Quelque chose qui me fait peur. Et qui me remplit de honte en même temps.— Dites-moi.Elle lève
Chapitre 49AlinaAdrian s’endort. Sur le canapé. Sa tête inclinée. Ses traits détendus. Presque enfantins.Je le regarde. Longuement.Et je comprends.Je n’ai plus envie. De le détruire.La pensée me frappe. En pleine poitrine. Comme une lame.Je n’ai plus envie. De le faire tomber. De le réduire en cendres. De le voir souffrir. De le voir s’effondrer. Comme mon père. Le jour du verdict.Je n’ai plus envie. De vengeance. De haine. De colère.Je n’ai plus envie. Que de lui.Et cette pensée. Me terrifie.Je me lève. Doucement. Pour ne pas le réveiller. Je marche. Vers la fenêtre.Et je me sens. Coupable.Coupable. D’avoir trahi. Mon père. Coupable. D’avoir oublié. Ma promesse. Coupable. D’aimer. L’homme. Qui l’a dét
Chapitre 48AdrianJe ne quitte pas le manoir cette nuit. Pour la première fois depuis des semaines. Des mois. Je ne retourne pas dans mon bureau. Je ne m’enferme pas avec mes dossiers. Je ne me cache pas derrière mes secrets.Je reste avec elle.Nous sommes dans le salon. Le feu crépite. Les ombres dansent. Sur les murs. Sur nos visages. Alina est assise sur le canapé. Ses jambes repliées. Sous elle. Sa robe de chambre. En soie pâle. Ses cheveux. Défaits. Ses yeux verts. Posés sur moi.— Tu ne dors pas ? demande-t-elle.— Non. Je n’ai pas sommeil.— Moi non plus.Un silence. Tiède. Complice.— Tu veux qu’on parle ?— De quoi ?— De tout. De rien. De nous.Elle sourit. Ce sourire. Qui me désarme. Qui me brise. Qui me sauve.&nbs
Chapitre 47AlinaLa limousine s’engage dans l’allée du manoir. Les phares trouent l’obscurité. Je suis assise à côté d’Adrian. Sa veste est encore sur mes épaules. Je la serre contre moi. Elle sent son parfum. Je respire. Une fois. Deux fois. Pour me calmer. Pour réaliser. Ce qui vient de se passer. Ce qu’il a dit. Devant tous. Devant les caméras. Devant le monde.La voiture s’arrête. Le chauffeur ouvre la portière. Nous descendons. Le gravier crisse sous nos pas. Le manoir est silencieux. Les domestiques sont couchés. Le hall est désert.Je m’arrête au milieu du hall. Je me tourne vers lui.Il est là. Debout. La chemise entrouverte. Les traits tirés. Les yeux gris. Posés sur moi. Avec une intensité. Qui me coupe le souffle
Chapitre 46VictoriaJe suis dans ma limousine. Les mains crispées sur le cuir. Le regard fixe. Le visage brûlant. De honte. De rage. De haine.Je viens de le voir. Devant les caméras. Devant la nation. Devant moi.Il a pris sa main. Il l'a levée. Il a dit ces mots. Ces mots qui m'ont transpercée. Comme une lame.— Cette femme. Alina Velkor. Est mon unique épouse. Mon unique amour. Ma vie.Les mots tournent dans ma tête. En boucle. Un carrousel. Infernal.Il l'aime. Adrian aime Alina. Ce n'est plus une alliance. Ce n'est plus un contrat. C'est de l'amour. Un amour véritable. Profond. Sincère. Un amour que je n'ai jamais réussi à susciter chez lui. Malgré toutes mes tentatives. Malgré toutes mes manœuvres. Malgré ces années. P







