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La route s’étirait devant eux, longue et silencieuse. Le moteur ronronnait doucement, presque comme un compagnon discret de leurs pensées. Léa posait sa main sur celle d’Aiden, entrelacée, le pouce caressant lentement sa paume. Aucun mot n’était nécessaire. La présence de l’autre suffisait à combler ce vide qu’elle avait ressenti pendant des semaines.Le paysage défilait, flou et paisible, et Léa se surprit à respirer profondément pour la première fois depuis longtemps. La mer scintillait au loin, les arbres dansaient sous le vent, et chaque kilomètre les rapprochait non seulement du manoir, mais d’une vie qu’ils allaient réapprendre ensemble.— Tu as l’air pensif, murmura Léa, la voix encore fragile.Aiden tourna légèrement la tête vers elle, esquissant un sourire doux.— Je pense juste à… nous. À ce que ça va être, maintenant.Elle inspira profondément, laissant ses doigts se serrer un peu plus contre les siens.— J’ai peur, avoua-t-elle. Peur de ne pas réussir à… être là pour eux.
Aiden resta immobile un instant après sa dernière phrase.Le silence s’étira entre eux, dense, presque sacré. Le vent faisait doucement craquer les arbres autour du chalet, et au loin, la mer respirait lentement, comme pour leur rappeler que le monde continuait… même quand eux avaient l’impression d’avoir tout mis sur pause.Léa essuya ses joues d’un geste maladroit.— Tu… tu veux vraiment rester là sur le pas de la porte? demanda-t-elle, d’une voix un peu enjouée.Aiden esquissa un sourire bête.— Léa… j’ai traversé des océans pour être là. Tu crois vraiment que je vais repartir maintenant ?Elle inspira profondément, comme si ses poumons découvraient enfin l’air.Stev, discret comme toujours, recula d’un pas.— Je vais vous laisser, dit-il simplement. Je pars chez moi. Soyez heureux! Et bye.Il posa une main sur l’épaule de Léa puis Aiden avant de partir.— Vous pouvez rester tout le temps qu
Aiden resta immobile un instant après sa dernière phrase.Le silence s’étira entre eux, dense, presque sacré. Le vent faisait doucement craquer les arbres autour du chalet, et au loin, la mer respirait lentement, comme pour leur rappeler que le monde continuait… même quand eux avaient l’impression d’avoir tout mis sur pause.Léa essuya ses joues d’un geste maladroit.— Tu… tu veux vraiment rester là sur le pas de la porte? demanda-t-elle, d’une voix un peu enjouée.Aiden esquissa un sourire bête.— Léa… j’ai traversé des océans pour être là. Tu crois vraiment que je vais repartir maintenant ?Elle inspira profondément, comme si ses poumons découvraient enfin l’air.Stev, discret comme toujours, recula d’un pas.— Je vais vous laisser, dit-il simplement. Je pars chez moi. Soyez heureux! Et bye.Il posa une main sur l’épaule de Léa puis Aiden avant de partir.— Vous pouvez rester tout le temps qu'il faudra.Puis il disparut à l’extérieur du chalet, leur laissant de l’espace.Aiden et Léa
Le baby blues ne s’installa pas brutalement.Il s’infiltra.Comme une brume lente, silencieuse, qui s’insinue dans chaque pièce d’une maison sans qu’on s’en rende compte… jusqu’à ce qu’on ne distingue plus les murs.Les jours suivants, Léa faisait encore illusion. Elle se levait. Elle se lavait. Elle mangeait un peu. Elle demandait parfois des nouvelles des jumeaux. Elle les embrassait même, brièvement, presque mécaniquement.Puis, les choses avaient commencées par changer.Ce fut subtil au début.Elle resta plus longtemps assise dans la chambre, le regard perdu par la fenêtre. Elle laissa Elvira prendre les bébés plus souvent « juste pour quelques minutes ». le travail des infirmières étaient terminé donc ells non n'etait plus là pour les bébés. Elle trouva toujours une bonne raison de ne pas être là au moment du bain, de l’endormissement, des pleurs nocturnes.— Je suis fatiguée…— J’ai mal à la tête…— Je reviens dans cinq minutes…Ces cinq minutes devinrent une heure.Puis deux.El
Le réveil fut lent. Lent, douloureux, presque cruel. Léa sentit ses paupières s’ouvrir, mais le monde n’était pas tout à fait réel. Les contours de la chambre, le bruit lointain des machines, l’odeur antiseptique… tout était là, mais étrangement détaché, comme si elle flottait au-dessus de son propre corps. Son souffle était irrégulier, ses mains tremblaient légèrement. Chaque inspiration lui semblait trop lourde, comme si son cœur refusait de s’emballer normalement.— Léa… murmura Elvira, penchée au-dessus du lit. Sa voix douce, ferme, immuable. « Je suis là, doucement… tu peux respirer. »Léa ouvrit les yeux pleinement, et pour la première fois depuis des semaines, une image nette lui revint. Marcos. Son fils. Le petit garçon qu’elle n’avait pas su protéger. Son cœur se serra, sa gorge se noua, et la pièce sembla rétrécir autour d’elle. Le souvenir surgit en rafales. Les vitres éclatées, le bruit sec des corps frappant le sol, … et ce cri. Son cri. Le cri de Marcos qu’elle n’avait p
Le réveil fut lent. Lent, douloureux, presque cruel. Léa sentit ses paupières s’ouvrir, mais le monde n’était pas tout à fait réel. Les contours de la chambre, le bruit lointain des machines, l’odeur antiseptique… tout était là, mais étrangement détaché, comme si elle flottait au-dessus de son propre corps. Son souffle était irrégulier, ses mains tremblaient légèrement. Chaque inspiration lui semblait trop lourde, comme si son cœur refusait de s’emballer normalement.— Léa… murmura Elvira, penchée au-dessus du lit. Sa voix douce, ferme, immuable. « Je suis là, doucement… tu peux respirer. »Léa ouvrit les yeux pleinement, et pour la première fois depuis des semaines, une image nette lui revint. Marcos. Son fils. Le petit garçon qu’elle n’avait pas su protéger. Son cœur se serra, sa gorge se noua, et la pièce sembla rétrécir autour d’elle. Le souvenir surgit en rafales. Les vitres éclatées, le bruit sec des corps frappant le sol, … et ce cri. Son cri. Le cri de Marcos qu’elle n’avait p







