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Chapitre 5

last update Petsa ng paglalathala: 2026-07-27 08:38:31

Le réveil sonna à six heures.

Cette fois, je n'eus pas envie de le repousser. Dès que j'ouvris les yeux, un sourire se dessina sur mon visage.

Aujourd'hui était un grand jour.

Après des semaines de travail, de doutes et de préparatifs, le Bella Glow Studio allait enfin accueillir ses premières clientes.

Je pris une douche rapide, puis j'enfilai un tailleur beige que j'avais choisi pour l'occasion. Devant le miroir, j'attachai soigneusement mes cheveux en queue-de-cheval avant de m'observer quelques secondes.

Je paraissais calme.

À l'intérieur, pourtant, mon cœur battait déjà à toute vitesse.

Je soufflai doucement à mon reflet.

— Tu peux le faire, Élina.

Une heure plus tard, la porte du salon s'ouvrit.

Mia entra avec deux cafés fumants dans une main et un grand sac en papier dans l'autre.

Une délicieuse odeur de viennoiseries envahit aussitôt la pièce.

— On va avoir besoin de forces aujourd'hui ! annonça-t-elle avec son enthousiasme habituel.

Je laissai échapper un petit rire.

— Tu prévois toujours tout, toi ?

Elle haussa les épaules avec un sourire malicieux.

— C'est mon super pouvoir.

Nous passâmes les dernières minutes à vérifier que tout était parfait.

Les produits étaient soigneusement rangés sur les étagères.

Les miroirs étincelaient.

Les fauteuils semblaient neufs.

Pas un seul détail ne dépassait.

À neuf heures précises, je retournai la pancarte suspendue à la porte.

OUVERT

Je restai quelques secondes à la contempler.

Ça y est...

C'était réel.

Mon cœur cognait si fort contre ma poitrine que j'avais l'impression que tout le salon pouvait l'entendre.

Les premières minutes furent interminables.

Mia faisait semblant de ranger quelques produits tandis que je jetais sans arrêt un regard vers la porte.

Personne.

Chaque seconde semblait durer une éternité.

Puis la poignée tourna enfin.

Une femme d'une quarantaine d'années entra avec un sourire accueillant.

— Bonjour. C'est bien aujourd'hui que vous ouvrez ?

Je m'avançai aussitôt.

— Oui. Bienvenue au Bella Glow Studio.

Elle prit le temps d'observer chaque recoin du salon.

Son regard brillait.

— C'est vraiment très beau. On s'y sent bien.

Ces quelques mots suffirent à faire retomber une partie de la pression qui pesait sur mes épaules.

La matinée s'emballa ensuite.

Une deuxième cliente arriva.

Puis une troisième.

Ensuite, les rendez-vous s'enchaînèrent sans interruption.

Avant même que midi ne sonne, toutes les disponibilités des deux jours suivants étaient déjà réservées.

Mia croisa mon regard avec un sourire victorieux.

— Alors ? Je ne t'avais pas dit qu'elles allaient se battre pour venir ?

Je ris de bon cœur.

— J'avoue... je n'osais pas y croire.

Vers treize heures, le salon retrouva enfin un peu de calme.

J'en profitai pour traverser la rue afin d'acheter quelques sandwichs et des boissons dans le petit café d'en face.

Le sac à la main, je revenais tranquillement lorsque des cris attirèrent mon attention.

Plusieurs jeunes filles couraient sur le trottoir, leur téléphone déjà levé pour filmer.

— Il arrive !

— Vite, dépêche-toi !

— Christiano est là !

Je m'arrêtai, surprise.

En quelques instants, plusieurs berlines noires s'arrêtèrent devant le bâtiment voisin.

Des agents de sécurité descendirent immédiatement des véhicules et prirent position autour de l'entrée.

Une foule commençait déjà à se masser derrière les barrières installées sur le trottoir.

Des journalistes ajustaient leurs caméras tandis que les flashs crépitaient dans tous les sens.

Je me tournai vers un homme qui observait la scène près de moi.

— Excusez-moi... Qu'est-ce qu'il se passe ?

Il me regarda avec étonnement.

— Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?

Je souris timidement.

— Ça se voit tant que ça ?

Il eut un petit rire.

— Un peu. C'est Christiano Willer. Il passe souvent dans ce quartier. Son centre de rééducation sportive est juste à côté.

Je suivis instinctivement son regard.

Au même moment, la portière arrière de l'une des voitures s'ouvrit.

Une grande silhouette vêtue d'un costume sombre descendit du véhicule.

Même à cette distance, il dégageait une assurance difficile à ignorer.

Les supporters scandèrent aussitôt son nom.

Les appareils photo ne cessèrent de crépiter.

Sans paraître impressionné par toute cette agitation, Christiano leva simplement une main pour saluer la foule avant d'entrer dans le bâtiment voisin.

Je n'eus le temps d'apercevoir son visage que quelques secondes.

Puis je repris ma route vers le salon.

Après tout...

Ce n'était qu'une grande star du football.

Je ne me doutais pas que notre première véritable rencontre était désormais toute proche.

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