LOGINThe heart that I had waited two years for was given to the fake heiress, Diane Bishop, by my husband. The doctor said that I only had a week left to live. So, I decided to undergo cryonics. I donated my body to Diane’s workshop. The day I signed the donation papers, my son threw himself into my arms and exclaimed that I had finally made up with Diane. My parents praised me for finally being a good sister to help out Diane. My husband was pleased when he said that I had finally let go of the grudge and had become more understanding. I chuckled. They were right, I had finally learned my lesson. I would give Diane my identity as the heir of Bishop Corporation and fulfill everyone’s wishes.
View MoreLe silence de la salle de bain n’était brisé que par le souffle court d’Isabelle, ses yeux rivés sur les trois petits bâtonnets alignés sur le rebord du lavabo. Trois traits roses. Identiques. Aucun doute possible.
Un tremblement lui parcourut les mains avant qu’un sourire incrédule n’illumine son visage. Elle joignit ses mains contre sa poitrine, levant les yeux vers le plafond comme pour percer les nuages.
— Enfin, j’ai réussi. Nous avons réussi. Merci, mon Dieu, tu as exaucé nos prières.
Sa voix, un murmure empreint de gratitude et de triomphe, résonna dans la pièce carrelée. Avec des gestes presque rituels, elle ramassa les tests, les enveloppa soigneusement dans du papier toilette avant de les cacher au fond de la poubelle, sous d’autres déchets. Elle ne laisserait aucune trace, aucune preuve prématurée.
En sortant, une main venue se poser sur son ventre encore plat, elle murmura, pour elle seule, une promesse :
— Fini le règne des insultes et des calomnies. Je verrai maintenant qui est celle ou celui qui osera encore me pointer du doigt.
Une énergie nouvelle, électrique, la traversait. Elle attrapa son téléphone portable, son cœur battant à tout rompre. L’écran s’illumina au contact de ses doigts fébriles. Elle composa le numéro, pressant l’appareil contre son oreille.
— Bonsoir chéri, tu rentres quand à la maison ?
La voix de Clément lui répondit, un peu lointaine, bruitée par ce qui semblait être une réunion.
— Bonsoir mon amour. Je suis un peu occupé là. Rends-toi belle ce soir, j’ai une surprise pour toi. Le chauffeur viendra te récupérer à dix-neuf heures ; ne sois pas en retard.
— Vraiment ? On dirait que ce jour est vraiment bon… J’ai aussi une surprise pour toi, annonça-t-elle, incapable de contenir une pointe d’excitation dans sa voix.
— Vraiment, mon cœur ? C’est quoi ça ? demanda Clément, sa curiosité palpable même à travers la ligne.
— C’est un secret, répondit Isabelle en baissant le ton, jouant avec le suspense.
— D’accord, je viendrai la voir quand je serai à la maison. Toi, tu viens d’abord ici. Et ne traîne pas.
— D’accord, chéri. À ce soir.
— À ce soir. Bisous !
La communication coupée, Isabelle laissa échapper un petit rire nerveux et heureux. Elle s’adossa au mur, laissant la réalité l’envahir. Clément Stones. Fils héritier de la famille la plus riche et la plus puissante de la ville F. Lui, le prince, était tombé follement amoureux d’elle, Isabelle Walter, jeune fille modeste et orpheline. Un scénario de conte qui avait immédiatement attiré la foudre de son père, Marcus Stones, pour qui l’argent et la réputation primaient sur tout, surtout sur les sentiments.
Leur amour avait été leur forteresse. Si fort que Clément avait clairement fait le choix, devant son père menaçant, de renoncer à son héritage plutôt qu’à elle. Face à cette détermination inébranlable, Marcus avait dû changer de tactique. Il avait convoqué Isabelle, seul à seule, dans son bureau aux boiseries sombres.
— Isabelle, je ne sais pas ce que tu as fait à mon fils pour qu’il te choisisse à la place de son héritage. Il est prêt à tout abandonner pour toi, et je n’y peux rien… c’est son choix, avait lâché Marcus, le visage fermé, jouant l’homme impuissant.
— Si je comprends bien, vous êtes enfin d’accord pour notre union ? avait demandé Isabelle, un fol espoir au cœur.
— Pas si vite. Tu vas te marier à mon fils, mais à une seule condition.
— Laquelle ? avait-elle enchaîné, la nervosité nouant ses entrailles.
— Je vais céder la gestion de l’entreprise à mon fils dans quelques mois. Je te donne un an pour tomber enceinte. Dépasser ce délai… tu t’éloignes de mon fils.
Isabelle l’avait regardé attentivement, décelant le piège dans ses yeux froids. Un sourire narquois avait alors étiré ses lèvres.
— Sinon quoi ?
— Sinon, je serai obligé de le déshériter. C’est ce que tu veux ? Voir l’homme qui abandonne tout pour toi vivre dans la rue à cause de toi ?
Le chantage était vicieux, parfait. Il jouait sur sa culpabilité et son amour. Mais Isabelle n’était pas du genre à se laisser intimider.
— Ça n’arrivera pas. Vous savez que je ne recule devant rien… Marché conclu, beau-père.
Elle avait tendu la main, insistant lourdement sur le dernier mot, un défi silencieux dans le regard.
Pourtant, les mois avaient passé. Un an de tentatives, d’espoirs déçus chaque mois, d’angoisses grandissantes. Le délai approchait, menaçant. Finalement, Clément et Isabelle avaient décidé de consulter un médecin spécialiste, en secret.
Le cabinet était aseptisé, silencieux. Le diagnostic était tombé, lourd et brutal.
— D’après les antécédents et les plaintes que présente votre femme, elle souffre d’une insuffisance ovarienne secondaire, et c’est à une phase très avancée, avait expliqué le médecin, le visage grave.
— Expliquez-nous correctement, docteur, je ne comprends rien ! avait insisté Clément, la voix empreinte d’une anxiété grandissante.
— D’accord, je vous explique. Ceci peut être causé par une alimentation déséquilibrée et la prise de certains médicaments toxiques. Dites-moi, madame, est-ce que vous êtes sous traitement à long terme, ou avez-vous pris certains médicaments pendant une longue durée ces six derniers mois ?
Isabelle et Clément s’étaient regardés, un même vertige les saisissant.
— Oui, docteur, elle prend des vitamines depuis un certain temps, avait finalement répondu Clément.
— Quelles vitamines ?
— Je ne sais pas. C’est ma mère qui me les a données. Elle a dit que ça l’aiderait dans certains… trucs de femme, je ne comprends pas trop.
Il avait alors sorti de son sac à elle un petit flacon de pilules et l’avait tendu au médecin.
— Tenez, regardez par vous-même.
Le médecin avait observé les comprimés attentivement, son front se plissant.
— Par mesure de prudence, arrêtez de les consommer, madame. Ces pilules affaiblissent le fonctionnement ovarien. Et si la consommation avait continué, la production des follicules ovariens serait anéantie à jamais.
À ces mots, un frisson glaçant avait parcouru l’échine d’Isabelle. Comme par réflexe, elle avait agrippé le bras de Clément, ses doigts s’enfonçant dans la laine de son pull. Clément, bouleversé, lui avait tapoté doucement la main, un geste automatique de réconfort malgré la tempête en lui.
— Docteur, dites-nous… Quelle est la chance pour elle de concevoir, en matière de pourcentage ? avait-il demandé, la gorge serrée.
— Je pourrais dire 20%, pour le moment, monsieur Stones. Les produits qu’elle prenait détruisaient ses ovaires, ce qui explique la fatigue et la fragilité qu’elle ressent. Je vais vous donner une prescription qu’elle doit suivre à la lettre. Elle doit bien s’alimenter et éviter les stresses. Ces facteurs pourront augmenter ses chances de concevoir.
Ils étaient sortis du cabinet, l’ordonnance à la main comme une planche de salut fragile. Pendant tout le trajet de retour, Isabelle était restée silencieuse, le regard vide, fixant le paysage urbain qui défilait. Seules ses larmes, silencieuses et continues, trahissaient le désarroi et la colère qui submergeaient son âme.
Dans le hall de leur résidence, Clément l’avait prise dans ses bras, sa voix tremblante de rage contenue.
— Si j’avais su que maman serait de mèche avec mon père, je n’aurais jamais pris ces pilules. Elle va m’expliquer ce qu’elle mijote.
— Non, ne fais pas ça.
— Pourquoi ? avait-il demandé, perplexe.
— Ne le fais pas. Si tu la confrontes, et qu’elle est en connivence avec ton père, ils changeront de méthodes pour nous nuire. Laissons-les croire que je continue à prendre ces pilules.
Elle avait prononcé ces mots avec une froide détermination, une lueur de défi remplaçant la tristesse dans ses yeux.
— D’accord, avait conclu Clément, comprenant la stratégie. Jouons le jeu.
Leur consultation était restée secrète. Depuis six mois maintenant, Isabelle s’était débarrassée des pilules empoisonnées. Six mois à faire profil bas, à sourire aux dîners familiaux tendus, à encaisser les remarques acerbes de sa belle-mère, à jouer le jeu de ses beaux-parents. Six mois à protéger son cœur et son corps de toute émotion négative, à suivre religieusement son traitement, à prendre soin d’elle comme jamais.
Et aujourd’hui, les trois traits roses sur les tests de grossesse étaient les fruits éclatants de sa persévérance. Sa revanche silencieuse commençait.
Elle était enceinte.
Sloan asked with teary eyes, “Where’s my daughter? I want to see her.”The staff said coldly, “Your daughter is in a deep sleep. According to our policy, no one can see her. “Otherwise, the cryonic experiment will stop, and by that time, there might not be a chance for her to wake up ever again.”Sloan immediately shook her head in fear. “No… don’t stop the experiment. I won’t see her. I won’t see her.” Fred had already heard a detailed explanation of this experiment from his assistant. He felt that this was an absurd concept. However, if it meant there was a very slim chance for Daphne to survive, he did not want to risk it. He asked with teary eyes, “What did my wife… leave me?”The staff then passed him a letter and said indifferently, “According to our policy, every donor can leave something behind for their family.“Ms. Daphne left a letter. You may take this.” Fred took the letter and immediately opened it. When he saw that the paper was blank, he was stunned. T
Diane snapped back to her senses. She stopped smiling and said frantically, “How would I be… I… I don’t believe that she’s dead! She must be faking it to scare us.” But she knew for a fact that Daphne was dead. Two nights ago, she had received information about a donor in the work group chat. It was Daphne. Initially, there was no photo, so she was a little unsure. When she thought of that, she started crying again. She put out her hand to show Fred her wrist. There was a minor cut there. She said with a pout, “Fred, it’s painful…”Fred had not yet spoken when Richard suddenly asked her coldly, “Your mother just fainted, and you don’t even care. You only care about your own minor injury. Do you even have a conscience?” At that moment, the assistant was trying to shake Sloan awake. However, she did not wake up again. Diane, whom she doted on so much, did not even ask about her condition. She was only trying to get Fred’s attention. She was still trying to smear Daph
At the same time, in the Anderson family home, Fred’s hand trembled around his phone. He kept replaying the video. In the video, Diane’s face, which was usually gentle and innocent, turned vicious. He never knew that she was a devil in disguise…Sloan and Richard were shocked, too. Both of them teared up. Sloan trembled and said, “Richard, we really misunderstood Daphne. Quick… go and find Daphne.“I want to tell her that I was wrong… I was wrong…”Richard sobbed and said, “I’ll give her doctor a call right now. Daphne must be with him.“She’s only mad at us. That’s why she lied to us that she’s dead. Right… That’s right.” Fred nodded. “That’s right, she sent me texts yesterday. She said that she was alright, and she told me not to worry about her… How could it be possible that she died three days ago?” Upon hearing that, Sloan was relieved. She asked agitatedly, “Is that true?”However, Richard and Fred’s expressions changed. They had suddenly thought of another possibi
Richard was a bit surprised. He asked, “Are you forgiving her already?”Sloan sighed and asked, “Richard, do you think we’re being too harsh on Daphne?“She’s learned her lesson now. In the future, let’s cherish her and teach her to be on the right path in life.”Richard nodded and said, “Then, I’ll listen to you.” Actually, he did not dislike Daphne that much. After all, Daphne looked a lot like him. Whenever he looked at her, it felt as if he was looking at his younger self.If she had acted better, he would not have let others treat her harshly to teach her a lesson.The couple discussed how they could help Daphne better. They did not know that Daphne was already in a cryonic sleep chamber. On the other hand, Fred frantically looked for Daphne as he entered the Bishop family mansion. He looked everywhere but could not find Daphne.He kept calling Daphne’s phone, but no one answered. He was gripped by the kind of fear he had never experienced before. Did something






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