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CHAPITRE 68 : L'AVEU À SOI-MÊME 1

Penulis: L'invincible
last update Tanggal publikasi: 2026-04-06 23:07:00

Aurélia

Les jours qui suivirent l'attaque du convoi furent un long brouillard, une traversée sans boussole dans un océan de doutes et de silences. Matteo était partout et nulle part à la fois – présent physiquement dans l'appartement, ses costumes sombres, ses pas lourds sur le parquet, mais son esprit ailleurs, bien ailleurs, à traquer Viktor, à organiser la riposte, à pleurer ses hommes morts. Je le vo

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  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 131 : L'éternité

    AuréliaLa soirée est douce, tranquille, parfaite. Nous sommes dans notre appartement, entourés de ceux que nous aimons. Sofia est là, resplendissante dans une robe rouge. Léo discute avec elle près de la cheminée, un verre de vin à la main. Quelques hommes de Matteo, ceux en qui il a le plus confiance, sont disséminés dans le salon, détendus, souriants.Et il y a Adriano.Il est arrivé il y a une heure, une femme à son bras. Elle s'appelle Elisa, elle est restauratrice d'art, brune aux yeux verts, douce et lumineuse. Ils se tiennent par la main, échangent des regards complices. Il a l'air heureux. Vraiment heureux.Je m'approche de lui, un verre de champagne à la main.— Alors, c'est elle ? dis-je en souriant.— Oui. C'est elle.— Elle est magnifique.— Elle est plus que magnifique. Elle est... tout ce que j'espérais.— Je suis contente pour toi. Vraiment.Il me regarde, ses yeux verts toujours aussi profonds, mais apaisés maintenant. Les tourments, la passion douloureuse, la jalousi

  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 130 : La nouvelle vie

    AuréliaL'idée a germé lentement, pendant la lune de miel, puis pendant les semaines qui ont suivi notre retour. Je ne peux pas rester sans rien faire. Je ne suis pas femme à attendre que mon mari rentre le soir, à organiser des dîners, à mener une vie oisive. J'ai besoin d'agir, de servir, d'utiliser mes compétences.Et mon don, surtout.— Tu veux ouvrir un cabinet ? demande Matteo, interloqué.— Pas un cabinet médical. Un cabinet de... conseil spirituel, si on veut.— C'est-à-dire ?Je m'assois en face de lui, prends ses mains dans les miennes.— Il y a des gens qui ont perdu des êtres chers. Des gens qui n'ont pas pu leur dire au revoir, qui vivent avec des regrets, des remords, des questions sans réponses. Mon don me permet de ressentir des énergies, des souvenirs, des émotions. Je ne peux pas parler aux morts, pas vraiment. Mais je peux aider les vivants à trouver la paix.— Tu veux utiliser ton don pour aider les gens ?— Oui. Discrètement, évidemment. Rien d'officiel, rien de p

  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 129 : Le retour

    MatteoParis me paraît différente quand nous atterrissons. Plus grise, plus bruyante, plus oppressante. Ou peut-être est-ce moi qui ai changé. Dix jours sur une île déserte, dix jours à ne rien faire d'autre qu'aimer Aurélia, ont modifié quelque chose en moi. Ma perception du monde, mes priorités, mes désirs.— À quoi tu penses ? demande Aurélia, assise à côté de moi dans la voiture qui nous ramène à l'appartement.— Je pense que je n'ai plus envie de cette vie.Elle se tourne vers moi, surprise.— Comment ça ?— Pas toi. Pas nous. Cette vie. La mafia, les affaires, les guerres de territoire, les ennemis à abattre. J'en ai assez.— C'est nouveau ?— Oui. Avant, c'était tout ce que j'avais. Le pouvoir, l'argent, le respect. Maintenant, j'ai toi. Et le reste me semble... vide. Inutile.Elle pose sa main sur la mienne, la serre doucement.— Qu'est-ce que tu veux faire ?— Changer. Transformer. Légaliser ce qui peut l'être, transmettre ce qui ne peut pas. Me retirer progressivement. Vivre

  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 128 : La lune de miel - connexion

    AuréliaC'est notre dernière nuit sur l'île. Demain, nous rentrerons à Paris, retrouverons nos vies, nos responsabilités, nos combats. Mais ce soir, il n'y a que nous. Ce soir, je veux quelque chose de plus. Quelque chose d'unique.Nous sommes allongés sur le lit de la villa, les baies vitrées grandes ouvertes sur la nuit tropicale. La lune trace un chemin argenté sur l'océan, les étoiles sont si nombreuses qu'elles semblent former un voile lumineux. Le bruit des vagues, régulier, apaisant, emplit la chambre.Matteo dort à moitié, sa tête posée sur mon ventre, un bras en travers de mes cuisses. Sa respiration est lente, profonde. Il est détendu, confiant, vulnérable.— Matteo ? murmuré-je.— Hmm ?— Je voudrais te demander quelque chose.Il ouvre les yeux, se redresse légèrement pour me regarder.— Quoi donc ?— J'aimerais toucher ton cœur pendant que tu dors.— Toucher mon cœur ? Comme tu l'as déjà fait ?— Oui. Mais cette fois, j'aimerais aller plus loin. Voir tes rêves. Pas pour fo

  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 127 : La lune de miel - passion

    MatteoLe soleil se lève à peine sur l'océan quand je m'éveille. Aurélia dort encore, allongée sur le ventre, les draps repoussés au pied du lit. Sa peau bronzée contraste avec le blanc des oreillers, ses cheveux éparpillés forment un éventail sombre sur le tissu. Elle est magnifique. Nue, offerte, parfaitement sereine.Je reste un long moment à la contempler, appuyé sur un coude. Chaque matin depuis notre arrivée, je m'émerveille de sa beauté. Chaque matin, je tombe un peu plus amoureux.Elle s'étire lentement, ouvre les yeux, me sourit.— Tu me regardes encore ?— Toujours.— Depuis combien de temps ?— Des heures. Peut-être des jours. J'ai perdu le compte.Elle rit doucement, se retourne sur le dos. Ses seins se soulèvent au rythme de sa respiration, ses yeux brillent d'une lueur malicieuse.— Il est quelle heure ?— Tôt. Très tôt. L'île dort encore.— Alors viens te recoucher.— Je n'ai pas sommeil.— Qui a parlé de dormir ?Elle tend la main vers moi, m'attire contre elle. Nos co

  • OBSESSION Mortelle    Chapitre 126 : La lune de miel - départ

    AuréliaL'hydravion fend les nuages, son ombre glissant sur le bleu profond de l'océan. Je suis collée au hublot, fascinée par le spectacle qui s'offre à moi. L'eau est d'un turquoise si pur qu'elle semble irréelle, parsemée de taches plus sombres qui sont des récifs coralliens. Des îles minuscules émergent çà et là, écrins de verdure posés sur le miroir de la mer.— Alors, heureuse ?La voix de Matteo est pleine de cette satisfaction tranquille qu'il a quand il réussit une surprise. Il est assis à côté de moi, une main posée sur ma cuisse, l'air parfaitement détendu.— Heureuse ? C'est un euphémisme. Où est-ce qu'on va exactement ?— Une île. Privée. À nous pour dix jours.— Une île privée ? Tu es sérieux ?— Parfaitement sérieux. Un ami me la prête. Enfin, un associé. Disons qu'il me doit un service.— Quel genre de service ?— Le genre dont on ne parle pas.Je souris, secoue la tête. Matteo et son monde de secrets, de dettes d'honneur, de services rendus dans l'ombre. Un jour, il m

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