MasukSes lèvres parcourent mon corps, s'attardent sur chaque parcelle de peau, redessinent des chemins mille fois empruntés mais toujours nouveaux, toujours surprenants, toujours aussi intenses que la première fois où il m'a touchée, où j'ai compris que ma vie ne serait plus jamais la même après avoir connu ses mains, sa bouche, tout son être tendu vers le seul but de me donner du plaisir et de me faire sentir aimée et désirée et vivante.Mes ongles tracent des sillons dans son dos, mes soupirs emplissent la chambre, mes mains se perdent dans ses cheveux, et je me laisse emporter par la vague, par cette marée montante de sensations qui menace de me submerger, de me noyer, de me faire perdre tout repère dans un océan de plaisir pur et absolu.— Mia, murmure-t-il contre ma peau, et mon nom dans sa bouche est la plus belle des musiques, la plus douce des caresses, la plus puissante des déclarations.— Dorian, répondis-je dans un souffle, et son nom dans ma bouche est une prière, une promesse,
MiaLa porte de notre chambre se referme derrière nous avec un bruit sourd qui ressemble à celui d'un tombeau qu'on scelle, mais au lieu de m'effrayer, ce bruit me rassure, il me dit que nous sommes enfin seuls, que le monde extérieur avec toutes ses exigences et ses dangers et ses regards indiscrets ne peut plus nous atteindre, que cette nuit est à nous, rien qu'à nous, et que personne ne pourra nous la prendre.Dorian est debout devant moi, sa silhouette élancée se découpant dans la lumière tremblante des bougies qui brûlent dans leurs chandeliers d'argent disposés un peu partout dans la chambre par Gregor qui a pensé à tout, comme toujours, qui a transformé cette pièce déjà belle en un sanctuaire dédié à l'amour et à la passion et à tout ce que nous allons partager cette nuit.— Tu es belle, dit-il, et sa voix est rauque, chargée de tout le désir qu'il a contenu pendant toute la soirée, pendant tous ces regards et ces sourires et ces conversations polies avec des gens qui ne compre
MiaL'orchestre attaque les premières notes d'une valse lente et mélancolique qui semble avoir été écrite spécialement pour cet instant, pour ce moment suspendu où tout le monde retient son souffle en attendant que nous ouvrions le bal, et je sens la main de Dorian se poser sur ma taille avec une douceur qui contraste avec la force que je lui connais, cette force brutale qu'il déploie quand il combat, quand il chasse, quand il fait tout ce que les vampires font depuis des millénaires pour survivre dans un monde qui ne veut pas d'eux.— Tu sais danser ? demande-t-il en m'attirant contre lui, et son souffle chaud caresse ma joue, fait frissonner ma peau, me rappelle que malgré tout ce qu'il est, malgré sa nature de prédateur nocturne, il est aussi l'homme le plus doux et le plus tendre que j'aie jamais connu quand il veut bien se laisser aller à être simplement lui-même.— Pas vraiment, avoué-je en posant ma main sur son épaule, en sentant sous mes doigts la texture de son costume, la f
Kael se lève soudainement, son verre à la main, et le silence se fait progressivement dans la salle comme une vague qui se retire avant le tsunami, laissant derrière elle un calme étrange chargé d'attente et de curiosité.— Mesdames, messieurs, créatures de la nuit et amis du jour, commence-t-il avec ce sourire ironique qui est sa marque de fabrique. Je ne suis pas un grand orateur. Je suis un soldat. Je suis quelqu'un qui agit plutôt que quelqu'un qui parle.Il marque une pause, promenant son regard sur l'assemblée comme s'il voulait graver chaque visage dans sa mémoire.— Mais aujourd'hui, je dois parler. Parce qu'aujourd'hui, mon frère se marie.Il se tourne vers Dorian, et dans ses yeux noirs je vois passer quelque chose qui ressemble à de l'affection, à de la fierté, à tout ce qui unit deux êtres qui ont traversé les pires épreuves ensemble et qui en sont sortis plus forts, plus unis, plus conscients de la valeur de ce qui les lie.— Dorian, tu es l'homme le plus têtu, le plus ar
Elle ne répond pas tout de suite, et pendant cette fraction de seconde qui s'étire comme une éternité, je sens mon cœur qui ne bat plus se serrer dans ma poitrine, je sens le vide sous mes pieds, je sens tout ce que je risque de perdre si jamais elle disait non, si jamais elle réalisait soudainement dans quoi elle s'engage, si jamais elle prenait conscience de tous les dangers qui l'attendent de l'autre côté de ce oui.— Oui, dit-elle enfin, et ce mot, le plus beau que j'aie jamais entendu de toute ma longue existence, explose dans ma tête comme un feu d'artifice de bonheur et de soulagement et de tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue malgré tout ce qu'elle nous inflige.— Alors, par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée.Je soulève son voile avec des mains qui tremblent, mes mains qui ne tremblent jamais, et je découvre son visage, son beau visage baigné de larmes et de lumière et de t
Gregor apparaît dans l'encadrement de la porte, et quand il me voit, ses yeux s'embuent, sa mâchoire se serre, il doit faire un effort visible pour ne pas laisser couler les larmes qui menacent de déborder et de ruiner sa réputation d'homme fort et impassible que rien ne peut atteindre.— Vous êtes magnifique, dit-il d'une voix rauque, méconnaissable. Le seigneur Dorian ne sait pas ce qui l'attend.— Il le sait, dis-je en souriant. Il sait tout. C'est ça, le problème.— Alors il a de la chance, corrige Gregor en s'approchant pour me tendre le bouquet que je porterai jusqu'à l'autel, un bouquet de roses blanches et de lys et de toutes ces fleurs que j'ai choisies moi-même parce qu'elles représentaient pour moi la pureté et la passion et tout ce qui fait que notre amour est unique au monde.— C'est moi qui ai de la chance, dis-je en prenant le bouquet, en enfouissant mon visage dans les pétales frais pour en respirer le parfum entêtant, pour me remplir de cette odeur de vie et de promes
MiaIl jure entre ses dents.— Quoi ?Je demande.— Rien. Concentre-toi. Il arrive.L'Ombreux a disparu.Un instant il était là, l'instant d'après il n'est plus qu'une ombre parmi les ombres, une tache noire qui file vers nous à une vitesse terrifiante.— MAINTENANT !Crie Dorian.Je n'ai pas le te
DorianJe frappe à sa porte, le cœur battant comme un tambour sourd, chaque respiration mesurée, chaque geste calculé. Quand elle m’ouvre, je suis frappé par son regard : défi, défiance, mais aussi une lueur de curiosité que je devine à peine derrière la colère. Cette flamme fragile me donne l’impr
DorianJe reste seul un long moment après le départ d’Éléna, figé face au balcon comme si la ville en contrebas pouvait m’offrir une réponse. Mais il n’y a rien dans le tumulte des voitures, dans la lumière artificielle des néons, qui puisse apaiser la brûlure qui me dévore.Mia.Chaque fois que je
DorianLa nuit tombe sur la ville comme une chape, les lampadaires répandent leur lumière pâle sur les façades, mais aucune clarté ne parvient à m’atteindre. La journée entière, je l’ai sentie Mia vibrer à travers la marque, sa peur, son trouble, cette lutte intérieure qui la déchire. Elle croit en







