LOGINSerena
Je sortis de mon bureau, laissant Lucien la tête baissée, l’air abattu. J’accélérai le pas, craignant que Lucien ne se mette soudain à me courir après.Jimmy sourit en me voyant approcher. Il m’ouvrit aussitôt la portière arrière de la voiture.« Vous voulez aller directement à l’appartement de Mlle Lambert, Madame ? », demanda-t-il après s’être installé au volant.« Hum, je voudrais d’abord faire quelques courses. Conduis-moi au supermarché le plusLucien« Pff, franchement, si l’organisateur n’était pas un ami de Maxim, je n’aurais pas envie d’aller voir un spectacle comme une pièce de théâtre », se plaignit Niki en se regardant dans le grand miroir du salon.« Tiens, Maxim n’est pas encore rentré de Londres ? » demanda Camille, qui vérifiait son maquillage à côté de Niki.Je ne savais pas ce qu’elle vérifiait.« Attention, il te trompe peut-être », plaisanta Camille, ce qui fit se crisper le visage de ma petite sœur. Niki se tut et sembla perdue dans ses pensées.Je poussai un soupir bruyant.Elles adorent bavarder, ça me donne mal à la tête.« Cam, ne fais pas peur à Niki. Si Maxim fait des bêtises, Luce n’hésitera pas à intervenir. N’est-ce pas, ma chérie ? » me demanda maman.Je haussai les sourcils, l’air froid. Je n’avais pas envie d’ouvrir la bouche.Maman fit la moue en voyant ma réaction. Camille se contenta de sourire avec compréhension
SerenaJe souris maladroitement à Aldric. « Oh, Al, tu sais bien dans quelle situation je me trouve en ce moment », rétorquai-je en feignant la fatigue.Aldric eut un petit rire. « Oui, Ser. Je comprends. Mais tu vas bien, sachant que Lucien se marie dans trois mois ? », demanda-t-il d’un air inquiet.Je restai silencieuse, la tête baissée, pendant un instant. « Ça va, Al. Ça allait arriver tôt ou tard de toute façon », répondis-je en relevant la tête.« Tiens, si tu veux te venger de Lucien, ça ne me dérange pas d’être ton complice. Je serai ton petit ami sous contrat, qui sait, ça deviendra peut-être une relation sérieuse », plaisanta Aldric avec un air espiègle.« Non, ce n’est pas ça. Je n’ai pas l’intention de me venger de Lucien. Ce serait une perte d’énergie », dis-je en prenant le livre au logo doré posé sur la table.« Waouh, Jimmy, tu m’as vraiment fait venir ici exprès. Mais enfin, c’est quoi cette histoire ? Ça fait v
SerenaJ’étais abasourdie.Oh, Émilie, tu as vraiment la langue bien pendue !Je jetai un coup d’œil à Lucien, dont le visage s’était durci.Ah, tu fais encore semblant d’être jaloux de moi ?« Félicitations, Camille et Lucien. J’espère que vos préparatifs se passeront bien jusqu’au grand jour », dis-je avec un large sourire, en essayant de montrer que je n’étais pas affectée par la nouvelle annoncée par Niki.« Ser, qu’est-ce qui t’a pris si longtemps ? » m’interrompit Aldric. Il se tenait à côté de moi.« Oh, c’est l’annonce du mariage de Lucien et Camille », répondis-je en adressant un sourire charmant à mon patron.Aldric fronça les sourcils, mais en me voyant sourire, il se mit à sourire à son tour. « Ah, je vois. Félicitations, Lucien », dit Aldric à Lucien.Mon ex-mari serra les mâchoires et ignora les félicitations d’Aldric.« Merci, Monsieur Rochefort. Je veillerai à ce que l’invitation vous parvienne », répondit Camille, le visage rayonnant. Elle serra fermement le bras de L
Serena« Allez, Panda », me taquina Aldric avec sa boutade habituelle. Il plia le bras, attendant que je passe mon bras autour du sien. Nous étions dans le hall de l’immeuble.« Pff, vrai King Kong ! », répliquai-je, ne voulant pas être en reste.Nous gloussâmes tous les deux. Je lui pris le bras en faisant semblant de bouder. Aldric me titilla le bout du nez, ce qui me fit écarquiller les yeux.Jimmy toussota, ce qui nous fit nous retourner tous les deux. Émilie me regardait d’un air gêné. Elle tenait déjà Jimmy par la main.« Vous allez vraiment bien ensemble », la taquinai-je, ce qui fit rougir Émilie.Apparemment, le fêtard n’avait pas changé. Même s’il était très décontracté, en matière d’amour, il se comportait comme un chaton : timide.« Oui, vous allez bien ensemble », renchérit Aldric.Jimmy esquissa un léger sourire. « Allons au balcon A », proposa-t-il en me regardant.Les billets fournis par
LucienJe me frottai les cheveux avec violence.Où est Camille ?Je m’assis sur le canapé puis appelai Niki. Il fallut attendre longtemps avant que ma petite sœur ne décroche.« Qu’est-ce qu’il y a, Luce ? » demanda-t-elle d’un ton agacé, comme si je la dérangeais.Je serrai les mâchoires. En réalité, je n’avais pas envie de poser cette question à Niki, mais j’étais sûr qu’elle savait où se trouvait Camille.« Camille t’a contactée ? » demandai-je d’un ton froid.Niki resta silencieuse. On aurait dit qu’elle était en train de mâcher quelque chose. « Non. Pourquoi ? Vous vous êtes disputés ? » me demanda-t-elle à son tour d’un ton moqueur.« Réponds simplement à ma question, Niki ! » m’écriai-je en serrant fermement mon téléphone.« Toujours en train de t’énerver ! Tu m’ennuies, Luce ! » railla-t-elle comme une gamine. Niki raccrocha, mais peu après, elle m’envoya une photo de Camille en larmes dans les bras de maman.Je me précipitai dehors et me dirigeai vers le parking. À toute vite
LucienCamille se figea en entendant la condition que j’avais posée. Son visage s’assombrit. Son front se plissa profondément et elle me regarda comme si elle n’arrivait pas à croire que j’aie pu dire une chose pareille. Les larmes semblaient se bousculer pour jaillir de ses yeux.Ah, c’est toujours comme ça.Ai-je tort de vouloir qu’elle bénéficie de meilleurs soins ?Elle devrait plutôt s’en réjouir, non ? Après tout, cela signifie que je fais tout mon possible pour qu’elle guérisse.Camille se mordit la lèvre pour retenir ses sanglots. « Pourquoi… pourquoi sembles-tu douter de ma maladie ? » m’accusa-t-elle d’une voix saccadée.Je poussai un soupir sec. « Qui a dit ça ? » répondis-je d’un ton désespéré, car elle se méprenait toujours sur mes intentions.« Si je me souviens bien, c’est déjà la deuxième fois que tu me demandes de changer de médecin. Celui d’aujourd’hui est même une recommandation d’un de mes amis. L’un des meilleurs de Paris. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas le méd







