Mag-log inLucien
Je jetai un coup d’œil vers le bureau voisin du mien, espérant que quelqu’un s’y présente pour m’apporter des documents. Peu importe, même avec cette expression revêche qui se dessinait ces derniers temps sur son beau visage.Je secouai rapidement la tête et fis de grands pas vers mon bureau. Une fois assis dans mon fauteuil, j’appelai immédiatement Gabriel.« Alors, des nouvelles ? C’est vrai qu’elle a rejoint Aldric ? », demandai-je sans détour.«Serena« Comment peux-tu avoir confiance en Serena alors qu’elle vient tout juste de rejoindre Rochefort ? J’ai déjà prouvé ma loyauté envers toi, Al », déclara Esther d’un ton dramatique. Elle insista sur sa dernière phrase. Son regard foudroyant se posa sur Aldric.« Parce que je connais ses antécédents », répondit Aldric pour me défendre. Il secoua la tête. « Allez, fais vite ce que Serena t’a demandé : rédige un nouveau contrat pour GreyScale », ordonna-t-il.Esther serra les mâchoires. « Son parcours dans l’entreprise de son ex-mari ? C’est l’entreprise de son mari, après tout ; elle a très bien pu dissimuler le désordre qu’elle y a semé », insista Esther d’un ton très tendancieux à mon égard.« Esther ! » réprimanda Aldric d’une voix forte.Je me penchai en avant et la fixai d’un regard perçant. « C’est toi qui es nulle, Esther. Tu verras bien, je vais prouver que c’est toi la responsable de tout ce gâchis », sifflai-je.Je ne savais pas encore comment j’allais prouver le sabota
SerenaJe pris une profonde inspiration, m’efforçant de me calmer avant de répondre à Gloria.« Gloria, il y a eu un malentendu au sein de mon équipe à Rochefort. Nous allons y remédier sans tarder », dis-je d’un ton diplomatique.« Un malentendu ? Chez Hubert, cela ne s’est jamais produit », rétorqua-t-elle d’un ton de plus en plus déçu.« Oui, je m’excuse pour toutes ces erreurs. Je vais d’abord me concerter avec mon équipe et je te recontacterai dès que possible », lui promis-je tout en réfléchissant aux mesures tactiques à prendre.« D’accord, j’espère que nous pourrons régler cela au plus vite », demanda Gloria d’un ton ferme.Je hochai la tête rapidement, comme si elle pouvait me voir. « Bien sûr, Gloria. Crois-moi sur parole, je vais faire de mon mieux et agir aussi vite que possible », ajoutai-je.Après avoir raccroché avec Gloria, j’appelai Javier pour lui demander un moment afin de nous concerter sur ce problème dans le bureau d’Aldric. Je décidai de demander l’aide d’Aldric
SerenaJe serrai les poings tout en régulant ma respiration alors que je descendais au 49e étage, où se trouvait le bureau d’Esther. Je me dirigeai d’un pas rapide vers son bureau.Jimmy, qui sortait de son bureau, fronça les sourcils en voyant mon air furieux.« Ser, qu’est-ce qui se passe ? » demanda-t-il avant que j’atteigne le bureau d’Esther.Je poussai un grognement sec, puis je lui racontai ce qui s’était passé.Jimmy resta bouche bée. « C’est dingue, c’est du sabotage, Ser. Alors, qu’est-ce que tu comptes faire ? Je te soutiens quoi que tu décides de faire », dit Jimmy avec un sourire narquois. Il haussa les deux sourcils.Je ne pus m’empêcher de sourire en voyant l’attitude de Jimmy. « Je veux confronter Esther. Elle n’a qu’à essayer de gâcher le fruit de notre travail à tous », dis-je, le visage plein de détermination.Jimmy acquiesça et m’accompagna jusqu’à la porte du bureau d’Esther.Je frappai deux
Serena« Oh, passe le bonjour à ta maman », rétorqua Aldric en me jetant un coup d’œil. « N’oublie pas qu’on déjeunera ensemble tout à l’heure, Ser », ajouta-t-il d’une voix un peu plus forte. Un doux sourire se dessinait sur ses lèvres.Je hochai la tête et fis la moue pour le taquiner, car Esther, le sujet de notre conversation d’hier, était présente. Aldric se contenta de glousser.Je vis Esther serrer les poings. La porte de l’ascenseur s’ouvrit lorsque nous arrivâmes à l’étage où se trouvait le bureau d’Esther. Elle en sortit, l’air renfrogné et sans dire un mot.Aldric poussa un soupir lorsque nous nous retrouvâmes seuls dans l’ascenseur. Son visage semblait plus détendu.Je ris. « Ça te met la pression, hein, de croiser une ex », le taquinai-je. « C’est pour ça que j’évite toute relation avec mes collègues, je suis traumatisée », ajoutai-je sur le ton de la plaisanterie, sans mentir complètement.Aldric avait l’air stupéfait. « Sérieusement, comment en es-tu arrivée là ? »Je f
Serena« Oh là là, Al, ça va ? » lui demandai-je en tendant un verre d’eau à Aldric. Il s’en empara d’un geste vif et le but d’un trait.Je posai aussitôt ma main sur le large dos de mon patron et le caressai. « Ça va mieux ? » lui demandai-je à nouveau.Aldric toussait encore un peu. « Oui », répondit-il d’une voix enrouée. « Tu m’as fait sursauter », protesta-t-il en faisant la moue. Il me donna un petit coup sur le nez.« Aïe », gémis-je en me frottant le nez et en donnant une petite tape sur l’épaule d’Aldric.Nous rîmes tous les deux doucement.« Pourquoi ça t’a surpris que je te pose des questions sur Esther ? Tu n’aimes pas qu’on te parle de ton ex ? » plaisantai-je pour taquiner Aldric, qui s’était remis à manger la ratatouille que j’avais préparée. Il ne voulait vraiment pas laisser la moindre miette dans son assiette.« Tu es jalouse ? » me demanda-t-il d’un ton taquin. Il y avait une lueur d’espoir dans ses yeux.Je fis une petite moue. « Hum, disons plutôt que je suis prud
Serena« Alors, qu’est-ce que j’ai raté ces trois derniers jours ? » demanda Aldric en dégustant le pudding au chocolat que j’avais préparé dans l’appartement d’Émilie.Il venait d’arriver d’Espagne et était venu me voir tout de suite. Je lui avais interdit de le faire, mais il avait insisté.« Rien, il ne s’est rien passé d’important pendant que tu étais en Espagne », répondis-je en faisant la moue, tout en sachant que ce n’était pas tout à fait vrai. « D’ailleurs, tu m’as appelée tout le temps, alors ne fais pas semblant de ne pas connaître mon quotidien », protestai-je en croisant les bras.Aldric gloussa doucement. « Je ne savais pas que tu savais faire un pudding aussi délicieux », s’exclama-t-il, changeant de sujet, la bouche pleine. Il tendit ensuite son assiette pour en demander une deuxième part.Je ris doucement et lui servis une grosse part de pudding.« J’ai des mains magiques », plaisantai-je en agitant mes dix doigt







