Masuk« Non, je ne mens pas vraiment. Croyez-moi. C’est elle qui a plagié mon modèle. Je vous en prie, faites quelque chose », balbutia Rosalie, dont l’expression nerveuse trahissait la culpabilité.En tant que président du jury et l’un des organisateurs du concours, le maître Théodore prit la parole d’une voix froide et accusatrice qui résonna dans les haut-parleurs.« D’après toutes les explications que vous avez données au sujet de cette robe, il est évident que vous n’en savez absolument rien. Vous vous contentez de dire tout ce qui vous passe par la tête. Si vous avez réellement plagié ce modèle et que vous continuez à mentir, vous serez mise sur liste noire dans le monde de la mode, et les agents de sécurité vous escorteront dehors. »Le cœur de Rosalie battait violemment dans sa poitrine tandis qu’elle cherchait désespérément à se défendre.« Non, ce n’est pas vrai ! C’est moi qui l’ai conçue. C’est elle qui a copié mon travail ! » insista-t-elle en pointant un doigt accusateur vers
Rosalie hocha rapidement la tête et retourna à sa place, les paumes moites, tandis qu’elle essayait de se calmer.Elle sentait les regards des spectateurs posés sur elle et savait que ses explications n’avaient pas été suffisamment convaincantes.Elle jeta discrètement un coup d’œil à Lucie, qui se tenait calmement à ses côtés, et son cœur se serra.Et si Lucie donnait une meilleure explication ?Non, c’était impossible !Après tout, elles avaient présenté le même modèle, et les juges risquaient de ne pas remarquer la différence entre leurs créations. Du moins, c’était ce qu’elle espérait.« Candidate numéro trente, veuillez vous avancer. »En entendant son numéro, Lucie prit une profonde inspiration et s’avança.Même si elle était encore blessée et en colère à cause de ce que Julien avait fait, elle savait qu’elle ne pouvait pas laisser ses émotions prendre le dessus.C’était son travail, sa création, et elle allait l’expliquer avec fierté.Debout devant les juges, elle regarda son m
Rosalie se sentit ridiculisée en voyant Lucie présenter son modèle en premier. Elle afficha donc un sourire forcé.« Je vais commencer, alors. »Lucie n’entendit pas ce que Rosalie venait de dire. Les juges observèrent les deux jeunes femmes avec intérêt tandis qu’elles ouvraient leurs boîtes à l’aide des fermetures éclair et en sortaient leurs créations.Le cœur de Lucie battait à tout rompre dans sa poitrine lorsqu’elle sortit de sa boîte sa robe bleu ciel.Avec un sourire fier aux lèvres, Rosalie sortit de la sienne une robe rouge dont le modèle était identique à celui de Lucie.La salle sombra aussitôt dans le chaos. Des murmures parcoururent le public, tandis que les juges eux-mêmes fixaient les deux robes avec stupéfaction. Jamais, au cours des précédentes compétitions, deux candidates n’avaient présenté une idée et un modèle identiques.« Que se passe-t-il ici ? Mes yeux me jouent-ils des tours ? Parce que c’est exactement le même modèle, mais dans des couleurs différentes ! »
Constatant qu’il y avait tant de candidats et que les appeler un par un ne ferait qu’allonger les choses, les membres du jury décidèrent de faire passer deux candidats à la fois.Une voix retentit de nouveau dans le haut-parleur.« Candidates numéro trente et numéro trente-deux, veuillez monter sur scène. »Par coïncidence, Lucie et Rosalie furent appelées ensemble.En entendant son numéro, Lucie se raidit sur son siège. Son cœur battait violemment et ses paumes étaient moites.« Tu peux y arriver », marmonna-t-elle à voix basse.Elle se leva, prit la boîte qui se trouvait près d’elle et s’engagea dans le couloir menant à l’endroit où siégeaient les membres du jury, les grands noms de la mode et les stylistes influents.Pendant ce temps, Rosalie se leva également et s’avança avec assurance, la tête haute. Après tout, elle avait apporté sa création et était parfaitement sûre d’elle.Lorsqu’elle atteignit le centre de la scène, juste devant les membres du jury, les yeux de Lucie s’écarq
Une jeune femme se leva de son siège et se dirigea avec assurance vers la scène.Elle portait une tenue qui semblait coûteuse. Ses cheveux blonds étaient coiffés avec élégance et son maquillage était parfaitement réalisé. Le menton relevé, elle affichait un air de supériorité.Lorsqu’elle atteignit le centre de la scène, elle adressa un sourire aux juges, comme si elle était déjà certaine de susciter leur admiration.« Bonjour, honorables membres du jury, commença-t-elle. Je m’appelle Margaux Delacroix et je suis ravie d’avoir l’occasion de vous présenter mon travail devant un jury aussi prestigieux. »Elle marqua une pause, laissant son regard parcourir les membres du jury.« J’ai étudié le stylisme à l’Institut français de la mode, où j’ai obtenu ma licence. J’ai ensuite fréquenté l’École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, où j’ai décroché un diplôme supérieur en haute couture. »Quelques candidats échangèrent des regards.Margaux remarqua leurs réactions et afficha u
Enfin arriva le jour que tout le monde attendait avec impatience : celui de la première manche du concours Marie.Arrivée sur les lieux en taxi avec sa création pour le concours, Lucie descendit du véhicule et prit une profonde inspiration avant de se diriger vers la salle portant l’inscription « Salle de préparation des candidats ».À peine eut-elle franchi la porte que son téléphone vibra et qu’un message de Monsieur Gigolo apparut sur son écran.« Je suis de tout cœur avec toi, bébé. Va remporter ce concours. »Lucie laissa échapper un petit cri de surprise en lisant le message. Son cœur se mit à battre violemment dans sa poitrine tandis qu’elle se demandait comment il avait appris qu’elle participait au concours.Elle secoua la tête et rangea son téléphone.« Cet homme est vraiment incroyable », marmonna-t-elle.Après avoir consacré énormément de temps à la préparation de cet événement, elle était à la fois enthousiaste et légèrement nerveuse, car elle savait qu’il s’agissait d’un







