MasukLes invités murmuraient ; certains étaient heureux pour eux, tandis que d'autres semblaient mécontents, comme c'était le cas de la jeune fille et sa mère.— Je te l'avais dit, maman, Cassandra va épouser Clément, chuchota la jeune fille, dépitée.— C'est bien triste pour la petite Isabelle. Elle vient à peine de nous quitter, et son fiancé envisage déjà de se remarier, répondit sa mère en secouant la tête.Clément, à l'écoute des propos de son père depuis le côté de la scène, ne pouvait s'empêcher d'esquisser un sourire moqueur en direction de Marcus. Cassandra, dissimulée dans les coulisses, affichait un sourire radieux, écoutant chaque mot avec délectation.— J'aimerais que mon fils ainsi que ma future belle-fille me rejoignent sur scène, annonça Marcus en tendant le bras.Clément jeta un regard complice à Derrick avant de rejoindre son père, un sourire parfaitement maîtrisé sur les lèvres. Cassandra, soutenue par sa mère, s'avança avec grâce. Clément se montra courtois, lui adressa
Sous l'ordre de Marcus, des invitations avaient été envoyées à toutes les familles fortunées de la ville. L'événement fut organisé dans le grand salon de la famille Evans, un espace majestueux capable d'accueillir des centaines d'invités. Le jour de la fête, Clément s'y rendit accompagné de Derrick, bien en avance. Il sortit de la voiture, ajusta sa veste et pénétra dans le grand salon où une équipe de décorateurs s'affairait encore à placer les dernières touches. Il traversa la pièce sans un regard pour le travail en cours et se dirigea vers la chambre de ses parents.Marielle était assise devant son miroir, occupée à se coiffer, lorsqu'elle entendit frapper à la porte.— Entrez !Clément ouvrit la porte et entra silencieusement. Il se plaça derrière sa mère, croisant son regard dans le reflet du miroir.— Bonjour, ma chère maman.— Bonjour, mon fils. Tu es très élégant ce soir, le complimenta-t-elle en tournant légèrement la tête pour mieux l'admirer.— Toi aussi, tu es aussi belle
Ethan soupçonnait que ces deux-là avaient quelque chose de louche, sinon Rachelle ne l'aurait pas forcé à rentrer. Lorsqu'ils s'éloignèrent un peu, il s'arrêta brusquement.— Dis-moi ce qui se passe, Rachelle.— Je te le dirai, mais avant ça, promets-moi de ne pas te mettre en colère.— Et pourquoi je ne me mettrais pas en colère ? Cette femme t'a fait du mal intentionnellement !— Je sais, mais tu dois me le promettre si tu veux entendre quoi que ce soit, insista-t-elle.— D'accord, je te le promets.— C'est de cette femme que tu voulais faire ta femme ?— C'est ma mère qui le voulait, pas moi.— Tu ne l'aimais pas ?— Je viens de te dire que c'est ma mère qui forçait les choses entre nous. Elle n'a jamais été mon choix.— Ça tombe bien, alors… Je viens de les surprendre en train de s'embrasser. Mark doit être son amant. Peut-être qu'ils avaient une très forte liaison.La colère d'Ethan commença à monter, mais comme il avait promis, il la réprima tant bien que mal.— Pourquoi dis-tu
Mark fixait Isabelle durant tout l'appel, un sourire discret aux lèvres.— C'était qui ? demanda-t-il lorsqu'elle raccrocha.— C'était Ethan. Il voulait prendre de mes nouvelles.— Ton frère est si protecteur avec toi. A-t-il toujours été ainsi ?— Oui, répondit-elle simplement, le regard perdu au loin.— Est-ce que tu te sens à l'aise en ma compagnie ?— Oui, merci. Je ne sais même pas quand remonte la dernière fois où j'ai fréquenté un endroit pareil avant mon accident.Mark se pencha légèrement vers elle, un sourire en coin.— Si ma compagnie te plaît, je pourrais rester à tes côtés pour toujours. Qu'en penses-tu ?— Qu'est-ce que tu veux dire par là ? demanda Isabelle, méfiante.— Rachelle, tu me plais depuis la première fois où je t'ai rencontrée. Et je voudrais essayer quelque chose de sérieux avec toi, dit-il en prenant ses mains.Isabelle retira ses mains d'un geste vif et se leva, le visage fermé.— Est-ce que tu te moques de moi, Mark ?— Pas du tout, Rachelle. C'est ce que
Clément s'habilla rapidement et quitta sa chambre. Il descendait les escaliers lorsqu'il entendit la voix de Cassandra tonner contre Derrick, furieuse et autoritaire. Dès qu'elle l'aperçut, elle accourut vers lui, le visage soudainement radouci.— Mon Clément ! Est-ce que tu vas bien ?— Oui, je vais bien, répondit-il froidement. Qu'est-ce que tu cherches chez moi à cette heure ? Et pourquoi fais-tu tout ce bruit ?— Tu m'as dit que tu ne te sentais pas bien, et je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter pour toi, expliqua-t-elle d'une voix mielleuse. Mais ton garde du corps m'empêchait de te rejoindre dans ta chambre.Elle pensait qu'en disant cela, Clément se retournerait contre Derrick. Au contraire, il s'assit sur le canapé, la laissant debout, et répondit d'un ton détaché :— Il n'a fait que suivre les instructions. Si tu m'avais prévenu de ta venue, je l'aurais informé bien avant.Sa froideur contrastait avec la complicité qu'elle avait cru percevoir deux jours plus tôt. Cassandra
Clément et Derrick prenaient le dîner tranquillement, l'un assis en face de l'autre. D'habitude, Derrick ne manquait jamais de faire des commentaires, mais ce soir-là, il était étrangement calme, le regard fixé sur son assiette. Ce silence finit par agacer Clément.— Peux-tu arrêter de faire cette tête ? Ce n'est pas une idiote de femme qui va te mettre dans cet état, lança-t-il en coupant un morceau de viande.Derrick ne répondit pas et continua de manger, imperturbable. Clément haussa les épaules et le laissa tranquille.Soudain, son téléphone posé sur la table se mit à sonner. L'écran affichait le nom de son père : Marcus. Clément devina immédiatement la raison de cet appel et, sans un mot, il ignora la sonnerie. Derrick, qui l'observait du coin de l'œil, déposa sa fourchette et le regarda fixement.— Veux-tu qu'il me gronde à son tour comme un chien ? demanda-t-il d'une voix sarcastique.— Pourquoi tu t'emportes pour une si petite affaire ? Je lui répondrai plus tard. Je ne veux p