LOGINUne psychiatre renommée, le Dr Chloé Valois, voit sa vie bien ordonnée basculer lorsqu'elle accepte de prendre en thérapie Liam, un patient au charme envoûtant. Leur relation professionnelle se transforme rapidement en une liaison passionnée et obsessionnelle. Mais Chloé découvre trop tard que Liam a manipulé leur relation dès le début. Chaque confidence, chaque moment d'intimité était calculé pour la piéger. Alors que des événements troublants se multiplient et que ses secrets refont surface, elle réalise qu'elle est devenue la victime d'un jeu dangereux où la frontière entre le désir et la destruction s'efface. Prisée au piège, Chloé doit maintenant déjouer la machination dont elle est la cible, utilisant contre son persécuteur les mêmes armes qui l'ont ensorcelée : la séduction et la manipulation. Une lutte à mort psychologique s'engage, où il lui faudra risquer sa raison même pour survivre.
View MoreLa lumiére de ce début d'automne caresse les boiseries sombres de mon cabinet avec une douceur trompeuse. Je suis assise dans mon fauteuil, celui qui a vu tant de confessions, tant de silences lourds de sens. Mes doigts effleurent le cuir usé, un geste rassurant, un ancrage. Je respire un grand coup. C'est l'heure.
La porte s'ouvre sans un bruit. Et le temps, d'un seul coup, semble se figer.
Il entre. Liam. C'est son nom. Un prénom ordinaire pour un homme qui ne l'est pas.
Mon premier réflexe est professionnel, une analyse rapide, presque froide. La trentaine, grand, une élégance décontractée qui ne doit rien au hasard. Mais c'est son regard qui fige l'air dans mes poumons. Gris-vert, d'une clarté troublante. Il ne fuit pas, ne cherche pas non plus à dominer. Il absorbe. Il pose sur moi un regard qui semble déjà tout connaître, un regard qui palpe l'âme.
— Bonjour, Docteur Valois.
Sa voix. Plus grave que je ne l'imaginais. Elle semble caresser chaque syllabe de mon nom, lui donnant une résonance nouvelle, presque intime. Une onde parcourt mon échine. Je m'éclaircis la gorge, espérant que le son qui en sortira sera neutre, contrôlé.
— Bonjour. Asseyez-vous, je vous en prie.
Il s'assied avec une grâce animale, déposant son manteau sur le bras du canapé. Pas de nervosité, pas de hâte. Comme s'il était attendu. Comme s'il rentrait chez lui. Le silence qui s'installe n'est pas un vide à combler. C'est une présence. Une entité palpable qui se love entre nous. Je sens mon pouls battre à mon poignet, un petit rappel discret de mon propre corps.
— Alors, qu'est-ce qui vous amène à moi, Liam ?
Il croise les jambes, ses mains se rejoignant sur son genou. Des mains longues, fines. Des mains de pianiste. Ou d'étrangleur. La pensée fuse, incontrôlable, et je la chasse aussitôt.
— Je crois que je me perds, Docteur.
Il dit cela avec un demi-sourire, comme s'il partageait une plaisanterie dont moi seule ignorais la chute. Ses yeux ne me quittent pas.
— Vous perdez ?
— Dans mes rêves. D'abord. Et maintenant, la frontière devient... poreuse.
Il penche légèrement la tête. La lumiére joue dans ses cheveux, soulignant des reflets châtains.
— Je ne sais plus très bien où commence le cauchemar et où finit ma vie.
Je hoche la tête, prenant des notes que je ne lis pas. Mon stylo glisse sur le papier, traçant des mots sans conviction. Tout mon être est tendu vers lui, captant chaque micro-expression, chaque inflexion dans sa voix.
— Pouvez-vous me décrire un de ces rêves ?
Son sourire s'accentue, mais il n'atteint pas ses yeux. Ses yeux restent sérieux, intensément fixes.
— C'est toujours le même au début. Je suis dans une forêt, la nuit. Je sais que je dois trouver quelque chose. Ou quelqu'un. Je cours, les branches me griffent le visage. Et puis j'arrive dans une clairière. Il y a une femme. Elle me tourne le dos. Elle porte une robe que je reconnais, mais je ne sais plus de où. Je l'appelle. Elle ne se retourne pas. Je fais le tour pour la voir... et c'est à ce moment-là que je me réveille. Le visage... c'est toujours le mien.
Un frisson me parcourt. Ce n'est pas le contenu du rêve, banal dans son étrangeté. C'est la façon dont il le raconte. Une confidence murmurée à un complice. Il ne s'adresse pas à une thérapeute. Il s'adresse à moi. Chloé. Personnellement.
— Et cette sensation de porosité, depuis quand l'éprouvez-vous ?
— Depuis que j'ai pris rendez-vous avec vous.
Le choc est sourd, physique. Mon stylo s'immobilise. Je relève la tête, forcant mon regard à rencontrer le sien. Il est toujours aussi calme, aussi lucide.
— Expliquez-moi.
— J'ai vu votre photo sur le site de la clinique. Et cette nuit-là, dans le rêve... la femme dans la clairière portait cette robe bleue. La vôtre.
Le sang se retire de mon visage. Je porte effectivement une robe bleue aujourd'hui. Celle de la photo sur le site. Un détail. Un insignifiant détail. Cela pourrait être une coïncidence. Une construction de son esprit. Mais la précision, le timing... C'est impossible. Et pourtant.
Je sens un vertige me gagner. Les murs de mon cabinet, mon sanctuaire, semblent se rapprocher, puis s'éloigner. Le sol se dérobe sous mes pieds. Je suis en train de perdre le contrôle de la séance. De moi-même.
Je fixe Liam. Il n'a pas bougé. Il attend. Il observe l'effet de ses mots sur moi avec une curiosité détachée, presque scientifique. Comme s'il était de l'autre côté du miroir sans tain. Comme s'il était en train de m'analyser.
Et la pensée, terrifiante et irrépressible, explose dans mon crâne.
Qui est le patient ici ?
La séance vient à peine de commencer, et je sens déjà, avec une certitude viscérale, que rien ne sera plus jamais comme avant.
LeoJ'ai vingt-cinq ans. Le monde m'appartient, et il l'ignore.Mon bureau n'est pas une pièce, mais un réseau. Un échafaudage de serveurs dispersés sur le globe, de sociétés-écrans imbriquées, de contacts qui ne connaissent que mon avatar numérique : « Janus ». Je suis le dieu à deux visages, regardant le passé et l'avenir, invisible au présent.La pièce dans laquelle je me trouve est un loft anonyme à Singapour. Une vue sur le port, des murs nus, aucun souvenir personnel. Le luxe est une faille. L'attachement, une faiblesse.Sur mon écran principal, une mosaïque de fenêtres. Cotations boursières en temps réel. Flux d'informations triés par un algorithme que j'ai conçu. Profils psychologiques de dix-sept personnalités influentes, avec leurs peurs, leurs désirs, leurs secrets. Mon jeu d'échecs.Ma mère, Chloé, vit dans une propriété discrète en Nouvelle-Zélande. Protégée. Isolée. Son rôle est terminé. Elle a été l'architecte, la gardienne. Moi, je suis l'opérateur. L'exécutant. Le roi
ChloéDix ans.La cabane est en rondins de cèdre, nichée au cœur des forêts de la Colombie-Britannique. L'air sent la résine et l'humidité. Un ruisseau proche murmure une mélodie constante. C'est un lieu sans nom, hors des cartes, acheté avec les derniers fonds intacts de la fondation, par l'intermédiaire d'un avocat corrompu qui ignore l'identité de ses clients.Leo a quinze ans. Il est grand, mince, ses yeux gris ont hérité de l'intensité perçante de son père. Il ne va pas à l'école. Je suis son unique enseignante. Son curriculum est… particulier.Ce matin, nous sommes assis à la table en bois brut. Devant nous, un ordinateur portable durci, connecté au réseau satellite le plus crypté que l'argent puisse acheter.— Montre-moi, dis-je.Ses doigts volent sur le clavier. Des fenêtres s'ouvrent, affichant des flux de données, des nouvelles, des portraits.— Le sénateur Miller, annonce-t-il, sa voix a mué, elle est grave et calme. Il a voté contre le projet de loi sur la régulation des t
Liam—La pièce est petite, blanchie à la chaux. Une table en métal, deux chaises. L'odeur du désinfectant ne parvient pas à masquer celle de la peur et de la sueur. Ils m'ont laissé ma chemise, mais elle est déchirée et tachée du sang de Markus. Son regard vitreux me hante. Il est mort en me couvrant, une balle perdue dans le chaos de l'assaut.La porte s'ouvre. Un homme entre. Costume sombre, visage impassible. Pas un policier grec. Quelqu'un de plus haut placé. Interpol, sans doute. Ou un service plus discret.— Liam Sorel, dit-il en s'asseyant en face de moi. Ou devrais-je dire… le docteur Liam Sorel ? Votre dossier médical de l'hôpital psychiatrique de Ravensbrück est très instructif.Je ne réponds pas. Je fixe le miroir sans tain. Je sais qu'ils sont nombreux derrière, à observer le monstre.— Où est Chloé Valois ? Où est l'enfant ?Je garde le silence. Chaque minute de retard que je leur offre est une chance pour eux de s'échapper.— Nous avons tout, Sorel. Les comptes. Les enr
ChloéLa communication de Liam a été brusquement coupée. Un dernier mot, étouffé : « Piège ». Puis plus rien. Le silence. L'horloge du bureau semble battre au ralenti, chaque tic-tac un coup de marteau dans le crâne.Leo joue par terre, assemblant des pièces de puzzle complexes. Il lève les yeux vers moi.—Papa est en danger ?Sa voix est étrangement calme. Trop calme.— Non, mon lion. Juste… retardé.Je tente de joindre Markus. Rien. Elara. Rien. Croft. Sa ligne privée est hors service. Le réseau se dérobe. Comme si un virus se propageait, coupant un à un les fils de notre toile.C'est alors que l'alerte arrive. Non pas par nos canaux sécurisés, mais par les médias grand public. Une notification sur mon téléphone, que j'utilise pour surveiller l'actualité.« ALLERTE - INTERPOL : Fuite massive de documents. Implication de personnalités de haut niveau. Affaire dite "de l'Ombre". »Mon sang se glace. J'ouvre le lien. C'est un portail, une page blanche avec un compte à rebours géant : 42
Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.