MasukJe pose ma langue sur elle, un coup timide, hésitant, et elle frissonne, elle pose sa main sur ma tête, elle ne pousse pas, elle guide juste...
— Plus bas. Doucement. Voilà... comme ça... encore... Et j'apprends, j'apprends sa forme, son goût, ses réactions, je découvre qu'elle aime quand je tourne, quand je lèche, quand je suce, je découvre qu'elle gémit quand je remonte, qu'elle halète quand je descends, je découvre le pouvoir, le pouvoir de donner du plaisir,JaneLe souffle me manque encore. Je reste assise sur la commode, les cuisses tremblantes, le jean en accordéon autour des chevilles, et je regarde Toma se relever. Ses genoux craquent quand il se redresse, un bruit sec qui résonne dans la chambre, et il reste là, debout devant moi, à me dominer de toute sa hauteur. La lumière du soir a baissé d'un cran, elle est plus rouge maintenant, plus épaisse, elle coule sur ses épaules comme du miel. Il ne dit rien. Il me regarde. Ses yeux verts descendent le long de mon corps, s'attardent sur mes cuisses nues, sur ma culotte remise en place à la hâte, sur mes mains encore crispées sur le rebord de la commode. Ses lèvres sont humides. Il les passe sur sa langue, lentement, et ce geste minuscule me fait frissonner des pieds à la tête.— Tu trembles.Sa voix est basse, posée. Ce n'est pas une constatation, c'est une invitation. Je hoche la tête, incapable de parler. Ma gorge est sèche, mon cœur bat encore tr
Mes doigts bougent. Ils trouvent le pli, ils suivent la ligne, ils remontent, ils redescendent. Je connais ce chemin par cœur, je l'ai emprunté mille fois dans le noir, sous les draps, quand la solitude pesait trop lourd. Mais là, c'est différent. Là, quelqu'un écoute. Quelqu'un regarde. Quelqu'un attend. Et cette attente me rend folle.Un gémissement monte, je le retiens, il reste coincé dans ma gorge, un son étranglé.— Laisse-le sortir.— Non.— Pourquoi ?— Parce que...Parce que c'est trop. Parce que si je le laisse sortir, je ne pourrai plus l'arrêter. Parce que ce son, c'est le son de moi qui craque, et je ne veux pas craquer devant lui, pas encore, pas comme ça. Parce que je ne sais pas ce qui se passera après.— Parce que quoi ?— Parce que j'ai peur.Le silence tombe. Je l'entends bouger, le parquet grincer sous son poids. Sa voix est tout près maintenant, juste devant moi.
Un gémissement monte dans ma gorge, malgré moi. Je le sens naître dans ma poitrine, remonter le long de mon cou, et je le laisse sortir, un son doux, presque surpris. Il flotte dans la chambre, se mêle à l'odeur de lavande, et mes joues chauffent. Mes doigts se serrent sur le rebord de la commode, plus fort, encore plus fort, jusqu'à ce que le bois crie sous mes ongles.J'agrippe la taille de ma culotte. Je tire vers le bas d'une main, l'autre plaquée à plat sur mon ventre pour me maintenir. Le tissu glisse et l'air frais de la chambre frappe ma chatte, puis est immédiatement remplacé par la chaleur de ma bouche qui se rapproche. Je sens mon propre souffle sur ma peau, chaud, humide, et mes hanches roulent vers l'avant, impatientes, avides.La première pression de mes lèvres sur mon sexe est douce, presque chaste. Un contact à peine appuyé, comme si je goûtais. Puis j'ouvre la bouche, et ma langue trouve le pli entre mes grandes lèvres, le suit de bas en haut
JaneLe parquet grince sous ses pieds quand Toma recule d'un pas. Pas pour partir : pour regarder. Ses yeux verts descendent de mon visage vers mes épaules, mes hanches, et s'arrêtent là, comme s'il mesurait quelque chose. Sa main se tend, paume ouverte vers moi, et il hoche la tête en direction de la commode.— Monte.Ce n'est pas un ordre. Sa voix grave a la même texture que tout à l'heure, du sable fin qui coule lentement, mais il y a quelque chose de plus précis maintenant, une attente précise dans la tension de sa mâchoire. Le grain de beauté sous son œil gauche tremble quand il cligne. Il ne cligne pas souvent. Ses yeux restent fixés sur moi, immobiles, et cette fixité me fait plus d'effet que tout le reste.Mes pieds bougent avant que ma tête ne décide. Trois pas. Le bois craque sous mes talons, et chaque craquement résonne dans le silence de la chambre comme un coup de feu étouffé. La commode est froide contre le bas de mes reins
Il a raison. Trente secondes se sont écoulées. Quarante. Une minute. Mon pouce est toujours posé sur l'écran, le code n'est pas tapé. Je fixe l'homme qui a cambriolé ma chambre, et je ne bouge pas.— Tu ne sais même pas qui je suis.Ma voix est plus sourde que je ne veux. Plus rauque. Je ne me reconnais pas.— Je sais que tu vis seule. Je sais que tu rentres tard le soir. Je sais que tu pleures parfois, dans cette chambre, parce que j'ai entendu à travers le mur de la cage d'escalier. Je sais que personne ne vient te voir.Chaque phrase est un clou enfoncé dans le bois de ma résolution. Je serre les dents. Mes narines frémissent. Il sait. Il sait tout. Il m'a entendue pleurer, il m'a entendue sangloter dans mon oreiller, il a écouté ma solitude à travers un mur et il s'en sert maintenant, comme une arme, comme un levier.— Et tu penses que parce que tu sais ça, tu as le droit de...— Non. Je n'ai aucun droit. Mais je sais aussi que tu n'as pas été touchée depuis longtemps. Pas comme i
Ma voix est un cri rauque, écorché, qui ne ressemble pas à la mienne. Il sursaute. La boîte lui échappe des mains, tombe sur le parquet dans un fracas de bois et de métal. Les bijoux se répandent, les perles roulent sous le lit, la bague de ma mère disparaît dans une fente du plancher.Il se retourne d'un coup. Ses yeux, verts, d'un vert presque irréel, se plantent dans les miens. Il se redresse lentement, les mains levées, paumes ouvertes. Il est grand. Plus grand que moi d'une tête, peut-être plus. La mâchoire carrée, un grain de beauté sous l'œil gauche, des mains aux doigts longs qui tremblent à peine. Un homme. Un vrai, avec des épaules qui remplissent l'espace, une carrure qui rend la chambre soudainement trop petite.— Attends.Sa voix est grave, légèrement rauque. Elle résonne dans ma poitrine comme une vibration physique.— Attends, je peux expliquer.— Tu peux expliquer au commissariat.Je recule d'un pas. Mon dos heurte le chambranle de la porte. Je tends la main vers la ta







