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Le Jeu De La Séduction

ผู้เขียน: Lexy
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2026-01-15 21:32:08

Le soleil filtrait à travers les rideaux de l'appartement, jetant des reflets dorés sur les corps encore emmêlés dans les draps froissés. Contrairement à ce qu'Alexandra aurait pu imaginer, il n'y avait aucune gêne, aucune ombre de regret dans l'air matinal. Au contraire, une complicité nouvelle, presque domestique, s'était installée.

Dans la cabine de douche étroite, la vapeur d'eau chaude enveloppait leurs peaux. Alexandra lavait le corps de Marie avec une tendresse infinie, ses mains s'attardant sur les courbes que la veille elle ne faisait que deviner. Marie, les yeux mi-clos, se laissait faire, un sourire rêveur aux lèvres. Le petit-déjeuner qui suivit fut parsemé de rires et de regards brûlants. Mais le désir, loin d'être éteint par la nuit, s'était mué en une faim dévorante.

Avant même que Marie ne puisse songer à partir, Alexandra la ramena vers le lit. Malgré son manque d'expérience théorique, Alexandra se laissait guider par un instinct sauvage, une intuition sensorielle qui semblait avoir été endormie pendant des années. Elle explorait Marie avec une audace qui faisait frissonner cette dernière.

Sous les caresses expertes et passionnées d'Alexandra, Marie atteignit un orgasme puissant, son corps se cambrant sous l'intensité de la sensation. Marie était insatiable, "chaude" comme Alexandra ne l'avait jamais imaginé, et chaque soupir de plaisir de son amie agissait comme une drogue pour Alexandra.

Cependant, alors que Marie s'accrochait à elle, refusant presque de quitter ce cocon de sensualité, l'esprit d'Alexandra commença à dériver.

Le souvenir de sa promesse à Claudine pesait sur sa conscience comme une chape de plomb. Elles s'étaient juré que leur première fois, leur "test", se ferait ensemble. Alexandra venait de briser ce pacte sacré. Elle se sentait déchirée : une partie d'elle exultait de cette découverte et brûlait d'envie de tout raconter à sa meilleure amie, d'exposer ses exploits et ses sensations. Mais elle connaissait Claudine. Elle connaissait sa possessivité maladive, son besoin de contrôle et sa dureté.

Comment va-t-elle réagir quand elle saura que j'ai goûté au fruit défendu sans elle ? se demandait-elle, un frisson d'angoisse traversant son euphorie.

Si Claudine était la glace et Alexandra le feu, Marie venait de devenir l'étincelle qui risquait de faire exploser leur fragile équilibre. Alexandra savait qu'elle allait devoir faire face au jugement de la future psychologue. Le voyage vers le pays de Claudine n'était plus seulement une quête de découverte, c'était devenu une marche vers un face-à-face périlleux.

L'université de mode, avec ses recoins sombres, ses studios de couture et ses couloirs labyrinthiques, devint le théâtre de leur passion clandestine. Alexandra et Marie ne se quittaient plus. Chaque moment de libre était une excuse pour s’adonner à un plaisir immédiat et brûlant.

Elles apprirent à maîtriser l'art du risque. C’était une main glissée sous une jupe pendant un cours magistral, un baiser étouffé contre la porte verrouillée des toilettes entre deux sessions, ou une étreinte fiévreuse dans l’arrière-salle d’un bar tamisé lors d’une soirée étudiante. Alexandra se découvrait une assurance presque insolente.

Elle aimait l’adrénaline de pouvoir être découverte, le frisson de l’interdit qui décuplait ses sensations. Marie, totalement sous le charme, se laissait entraîner dans cette spirale sensuelle, devenant l’ombre et la complice de chaque désir d’Alexandra.

Mais ce bonheur charnel avait un prix : le silence vis-à-vis de l'autre côté de la frontière.

Plus Alexandra s'enfonçait dans sa relation avec Marie, plus elle érigeait un mur entre elle et Claudine. Les longs appels nocturnes, autrefois chargés de confidences, s'étaient transformés en brefs échanges de messages, froids et évasifs.

— Je suis débordée par les examens de fin d'année, Claudine. On se parle après. Tout ira bien dès que je serai là, promis.

À des centaines de kilomètres, Claudine recevait ces mots avec une lucidité glaciale. Elle lisait entre les lignes, analysait les silences, le rythme des réponses. Elle sentait le changement de vibration dans le ton d'Alexandra. Sa nature de psychologue et son instinct de prédatrice lui criaient que son amie lui échappait, qu'une autre influence était en train de remodeler l'esprit qu'elle s'était évertuée à dompter pendant des années.

Pourtant, fidèle à ses principes, Claudine ne fit aucune scène. Elle ne posa aucune question indiscrète. Elle se contenta d'attendre, tapie dans l'ombre de sa patience chirurgicale. Elle savait que les pixels ne disent jamais toute la vérité, mais que les yeux, eux, ne mentent jamais. Elle gardait son calme, une tranquillité terrifiante qui cachait une tempête de jalousie et de colère froide.

— Viens, Alexandra, murmura Claudine en fixant son écran éteint. Viens me raconter tes mensonges en face.

L'examen final d'Alexandra approchait, marquant la fin de sa parenthèse enchantée avec Marie et le début du face-à-face tant redouté. Elle avait réussi à étouffer sa culpabilité sous les caresses de Marie, mais alors qu'elle bouclait sa valise, le poids du secret devint soudainement insupportable. Elle partait retrouver la femme qui l'observait depuis toujours, celle qui savait lire en elle comme dans un livre ouvert.

Le voyage n'était plus une simple escapade romantique ; c'était l'entrée dans une arène où Alexandra allait devoir choisir entre sa liberté nouvelle et l'emprise de Claudine.

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