Masuk« Il n’y a rien à dire. Doug et moi nous sommes éloignés. »« Et c’est tout ? » dit-il en arquant un sourcil. Je soupirai et m’installai à table.« Quand Liam est né, Doug pensait que j’allais rester à la maison. Puis mon père est décédé et j’ai dû reprendre les rênes de LUXEN CORE. » Je pris une gorgée de café, visiblement nous en étions aux confidences à tour de rôle. « J’avais été formée à ça toute ma vie, pour faire ça. Pas à être une parfaite épouse au foyer. »Je relevai les yeux vers lui, il me regardait attentif.« J’ai engagé Susan. Doug était constamment en déplacement. Je suppose que ce sont les habitudes qui nous ont éloignés. » Mon regard glissa de nouveau vers la photo de sa mère.« Puis j’ai appris qu’il avait une liaison avec sa secrétaire… Et je me suis sentie soulagée. » Il ne répondit pas tout de suite. Il me regardait comme s’il cherchait à comprendre si je plaisantais.« Soulagée ? »Je hochai lentement la tête. « Oui », dis-je en passant un doigt sur le rebord
Ce n’était ni une demande ni un avertissement. Plutôt la confirmation tranquille de ce qu’il comptait faire.Je laissai mes doigts parcourir son torse. Je pouvais déjà sentir la chaleur s’éveiller sous ma paume alors qu’il explorait mes courbes. Nos mouvements se synchronisèrent naturellement.Il me fit basculer sur le dos avec une douceur ferme, ses lèvres retrouvant les miennes comme si c’était leur endroit préféré.Il se redressa, le regard brûlant. Attrapa l’arrière du col de son t-shirt et l’envoya rejoindre le sol. Puis, dans un même geste rapide mais assuré, il se débarrassa du reste de ses vêtements.Quand il revint contre moi cette fois, le contact fut total. Peau contre peau. La chaleur se diffusa entre nous, lente et enivrante. Il entra en moi doucement, profondément, dans un souffle partagé.Nos corps, eux, s’étaient déjà mis d’accord.Chaque mouvement était une réponse. Chaque regard, une confirmation. On se regardait.Vraiment. Et ces regards-là faisaient naître quelque
Il m’attira un peu plus contre lui. Je sentis son menton effleurer le sommet de ma tête.« Reste autant que tu veux », murmura-t-il.Je glissai mes doigts contre son t-shirt, suivant distraitement la ligne de son torse.« Vous êtes un homme bon, Monsieur Hayas. »Il déposa un baiser lent sur ma tempe.« Vous me donnez envie de l’être, Madame Burrows. »Je me laissai glisser davantage contre lui, mes jambes repliées sous moi.« Tu es sûr que je ne vais pas déranger ton organisation millimétrée ? »« Elle s’adapte. »Je souris faiblement. « Tant mieux. »Il se leva finalement et me tendit la main. « Viens. »Je la pris sans discuter. Il m’entraîna vers la chambre. Les lumières étaient tamisées, les draps encore parfaitement tirés. Il fit glisser la fermeture de ma robe, retira simplement ses chaussettes, éteignit la lampe principale et ne laissa qu’une lumière douce près de la fenêtre.Nous nous glissâmes sous les draps sans urgence.Quand il m’attira contre lui, je me laissai faire san
Quelque chose en moi cherchait un point d’ancrage. Mon regard suivait les branches qui bougeaient sous le vent et je pensai à son appartement. À la lumière du matin. À ses draps. À la façon dont il m’avait regardée dans l’ascenseur.J’ouvris mon ordinateur. Le refermai. Le repris une seconde fois.Ridicule.Je n’avais pas besoin de lui. Merde ! Je pouvais passer une soirée seule. Je pouvais passer une semaine seule. Je pouvais même passer une vie entière seule si je le décidais.Je me levai brusquement et me dirigeai vers l’entrée.Je m’arrêtai. Fis demi-tour. Revins m’asseoir.Le second verre était presque vide. Le silence, lui, ne l’était pas. Je fixai mon téléphone quelques secondes. Puis je le reposai.Non !Si je lui écrivais maintenant, j’aurais le temps de réfléchir. De me raviser. De redevenir raisonnable.Je me levai d’un mouvement plus net que les autres, attrapai mes clés dans la coupelle en porcelaine, enfilai des escarpins sans vérifier lesquels, puis sortis sans me ret
Le soleil perça doucement à travers les rideaux.Les bruits familiers de la maison, des pas dans le couloir, une voix étouffée, le cliquetis de vaisselle, me firent comprendre que la vie avait déjà commencé à circuler sans moi.Je restai quelques secondes immobile, les yeux ouverts. C’était la dernière matinée comme ça.Je me levai, pris une inspiration plus longue que nécessaire, puis descendis.Doug était dans l’entrée, penché sur un carton, en train de discuter avec un homme qui portait une casquette et un jean brut. Sûrement un déménageur. Doug avait déjà regroupé certains meubles qu’il souhaitait emporter, principalement ceux de son bureau à la maison. Liam surgit dans la pièce à toute vitesse, une figurine à la main.« Maman ! Regarde ! Je vais la mettre sur l’étagère de ma nouvelle chambre ! »Son enthousiasme était brut, sincère. Il sautillait presque, déjà projeté ailleurs, impatient de découvrir son nouvel espace chez son père.Je m’accroupis à sa hauteur.« Tu as tout pris
Point de vue de KateQuand je suis rentrée, la maison était étrangement calme. Doug était dans la cuisine, penché au-dessus du plan de travail, les manches retroussées. L’odeur d’un plat simple, familier, flottait dans l’air. Comme à mon habitude, je remerciai intérieurement Susan pour ces bons soins.Demain, Doug partirait officiellement. C’était sa dernière nuit ici. Et une partie de moi s’en réjouissait. Il leva les yeux en m’entendant poser mon sac.« Comment était ta journée ? »Je pris une seconde avant de répondre.« Productive. »Il hocha la tête, comme si cela résumait tout ce que j’étais. Productive. Liam arriva en courant depuis le salon, un dessin à la main.« Maman, regarde ! »Je m’accroupis pour l’embrasser, respirer son odeur, sentir ses bras autour de mon cou. Ce contact-là me combla d’un amour brut, immédiat.Doug observa la scène sans un mot, visiblement apaisé.Nous avons dîné tous les trois, rythmés par des conversations légères sur l’organisation logistique de la







