เข้าสู่ระบบSix mois plus tard.Le soleil de Sicile était toujours éblouissant.Je portais une longue robe de velours noire et je me tenais devant une nouvelle pierre tombale dans le cimetière familial.Il n’y avait pas de nom gravé, seulement une petite inscription :« À l’ange que je n’ai jamais rencontré. »J’ai posé un bouquet de roses blanches devant la pierre et j’ai effleuré le marbre froid du bout des doigts.Le vide dans mon cœur n’était pas complètement refermé, mais il ne saignait plus.Le temps était un bon remède.Des pas sûrs se sont fait entendre derrière moi.Pas besoin de me retourner, je savais déjà qui c’était.Une veste de costume chaude a été posée sur mes épaules.« Il y a du vent. »La voix du parrain a résonné au-dessus de ma tête.J’ai resserré la veste, imprégnée de son parfum de cigare et d’eau de Cologne, rassurante.« Des nouvelles viennent de la mine. »Il m’a tendu un dossier, d’un ton aussi neutre que s’il s’agissait d’une banalité.J’ai ouvert le do
Par une nuit de pluie, au Restaurant Louis dans le Quartier de Belle-Rivière.Une Lincoln noire était garée à l’entrée.Le parrain et moi sommes descendus de la voiture, sans garde du corps.Nous avons poussé la porte et trouvé le restaurant vidé, à l’exception du chef de la famille ennemie, Moretti, et de son acolyte assis à la seule table.Il était en train de mastiquer avidement un gros morceau de bœuf encore sanguinolent.L’acolyte de Moretti nous a arrêtés, « Veuillez vous soumettre à une fouille. »Le parrain a ouvert les bras et s’est laissé fouiller.Après vérification, le garde s’est tourné vers moi.Moretti a essuyé les traces de gras au coin de sa bouche et a gloussé, « Cette dame, je vais la fouiller moi-même. »Les yeux du parrain se sont soudain glacés, il voulait agir, mais j’ai retenu sa main.Je me suis avancée impassible, laissant ses mains épaisses tapoter sur mon manteau.Son regard était répugnant, mais je le regardais comme si je voyais un cadavre.« A
Je me suis tournée vers les deux soldats qui attendaient à la porte, des spécialistes de la famille chargés de traiter les « déchets », le visage couvert de masques noirs et des lourdes caisses à outils à la main.« Envoyez-les dans les mines de soufre du sud de la Sicile. »En entendant les mots « mines de soufre », Mathis et Clara ont aspiré l’air en même temps avec effroi.Là-bas, la plupart des mineurs étaient des mafieux ayant commis de graves crimes ou des joueurs incapables de rembourser leurs dettes.C’était un véritable enfer sur terre, chaleur étouffante, gaz toxiques et travail forcé jour et nuit sans fin.« Non ! Zoé ! Tu ne peux pas me faire ça ! Je suis ton mari ! » a crié Mathis en pleurant de désespoir.« Tu es mon ex-mari », ai-je corrigé, « Et puisque Clara aime tant jouer la comédie, qu’elle aille divertir les mineurs. Je suis sûre qu’ils seront ravis qu’une femme aussi belle leur offre un spectacle chaque jour. »« Non ! » Le cri de Clara était perçant et dés
L’air du sous-sol était étouffant, mêlé d’odeurs de rouille, de moisissure et d’une senteur sucrée écœurante.« Non… impossible ! » Clara a hurlé, ses doigts agrippant les barreaux de la cage avec une telle force que ses ongles se sont brisés sans qu’elle s’en rende compte. « On m’a accusée à tort ! Cette salope d’Anne ment ! Elle est jalouse de moi ! Zoé, tu ne peux pas croire les paroles de cette folle ! »Je me tenais à l’extérieur de la cage, enveloppée dans un lourd manteau en cachemire noir que le parrain a spécialement fait envoyer pour me protéger du froid humide du sous-sol.Je l’ai regardée comme on regarde un rat agonisant dans un piège.« Qu’Anne soit folle ou non, les rapports d’interrogatoire l’ont écrit très clairement. »J’ai sorti de la poche de mon manteau une liasse de documents tachés de sang et je les ai jetés négligemment dans la cage.Les feuilles se sont éparpillées aux pieds de Clara, couvertes de relevés détaillant ses appels et ses transactions financiè
Le parrain a regardé ce couple qui s’accusait mutuellement, les yeux remplis de dégoût.Il a rangé son arme et a fait un signe à ses hommes.Plusieurs hommes robustes sont arrivés et ont traîné Mathis et Clara comme des cadavres.« Emmenez-les à la salle d’interrogatoire, je vais les interroger moi-même. »Le parrain est arrivé à la porte puis s’est arrêté et s’est tourné vers moi.« Zoé, tu es la conseillère de la famille, tu as le droit de décider. Quand tu iras un peu mieux, décide de leur vie. »J’ai regardé leurs silhouettes traînées au loin sans ressentir la satisfaction attendue.Mon enfant était mort et même leur mort ne pourrait pas le ramener.Les jours suivants, j’ai suivi le traitement avec le médecin.Le parrain est venu me voir chaque jour et m’a apporté une nouvelle.Cette attaque terroriste n’était pas un hasard, une force ennemie a soudoyé quelqu’un dans la famille.Et la taupe était Anne.Pendant l’interrogatoire, Anne a tout avoué, elle a saboté ma voitur
La main de Mathis s’est figée en l’air, le canon du pistolet pointé contre ma tempe.Mais son cou a tourné comme un engrenage rouillé, par à-coups.Au moment où il a reconnu la personne entrée, tout le sang a semblé quitter son corps et son visage arrogant est devenu livide.« Pa… parrain ? »Le pistolet est tombé de la main de Mathis avec un bruit sec sur le sol.« Que faites-vous ici ? »Clara n’a manifestement pas compris la situation.Elle n’a jamais vu cet homme légendaire qui a contrôlé tout le monde clandestin de la Sicile.À ses yeux, ce n’était qu’un voyou couvert de sang, vêtu d’une chemise sale.Clara a froncé le nez avec dégoût et est restée accrochée au bras de Mathis d’un air capricieux.« Mathis, c’est qui ce type ? Pourquoi il est couvert de sang ? C’est dégoûtant. C’est encore un acteur engagé par Zoé ? »« Paf ! »Une gifle claire a retenti dans la chambre d’hôpital.Celui qui a frappé était Mathis.Il a mis toute sa force dans ce coup et Clara a eu la t