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Chapitre 7

ผู้เขียน: Léo
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2025-02-19 13:28:09

Pendant ce temps, dans la chambre voisine, Noah tentait de s’endormir.

Mais quelque chose le tracassait.

Il se tourna et se retourna dans son lit, incapable de trouver le sommeil.

Finalement, il se leva.

— Où tu vas ? chuchota Liam, les yeux mi-clos.

— J’ai soif, répondit Noah à voix basse.

Liam fronça les sourcils.

— Maman ne veut pas qu’on sorte après le coucher.

— Je vais juste boire un verre d’eau, insista Noah avant de sortir discrètement de la chambre.

Le couloir était plongé dans l’obscurité, mais il connaissait le chemin par cœur.

Il avançait prudemment vers la cuisine quand il passa devant la chambre de sa mère.

Il s’arrêta net.

Des sanglots.

Il sentit son cœur se serrer.

Intrigué, il s’approcha de la porte et colla son oreille contre le bois.

Il pouvait entendre sa mère parler, mais sa voix était étouffée par ses pleurs.

Noah fronça les sourcils.

Pourquoi pleurait-elle ?

Il se recula lentement et retourna en courant dans sa chambre.

— Liam ! Réveille-toi !

Liam ouvrit un œil, grognon.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Maman pleure…

Liam se redressa immédiatement.

— Quoi ?

— Elle pleure dans sa chambre…

Liam pinça les lèvres.

— Tu crois que c’est à cause de nous ?

— Je ne sais pas… mais je ne l’ai jamais entendue pleurer comme ça.

Liam baissa la tête, l’air soucieux.

— Ce n’est pas la première fois… murmura-t-il.

Noah se tourna vers lui, surpris.

— Comment ça ?

Liam hésita un instant avant de soupirer.

— Parfois, après qu’elle nous ait bordés, je me lève aussi la nuit… Et plusieurs fois, j’ai entendu maman pleurer.

Noah écarquilla les yeux.

— Pourquoi tu ne m’as jamais rien dit ?!

Liam haussa les épaules, mal à l’aise.

— Je ne voulais pas t’inquiéter…

Un silence s’installa entre eux.

Puis Noah murmura :

— Et si c’était papa qui lui manque ?

Liam réfléchit un instant avant de hocher lentement la tête.

— Peut-être… Ou peut-être qu’il y a autre chose.

Noah croisa les bras, frustré.

— On doit faire quelque chose.

Liam hocha la tête.

— Oui… Mais quoi ?

Noah se leva et se mit à faire les cent pas dans la chambre.

Puis un sourire éclaira son visage.

— Et si on lui trouvait un papa ?

Liam arqua un sourcil.

— Quoi ?

— Si elle est triste parce qu’elle est seule, alors on doit lui trouver quelqu’un.

Liam réfléchit, puis son sourire s’élargit.

— Comme une mission secrète ?

Noah acquiesça.

— Opération : Trouver un papa pour maman.

Liam rit doucement et tendit sa main.

— On le fait ensemble ?

Noah posa sa main sur celle de son frère.

— Évidemment.

Les jumeaux échangèrent un regard complice.

Ils ne savaient pas encore comment, mais ils allaient redonner le sourire à leur mère.

Minuit venait de sonner dans la vaste demeure des Lancaster.

Les lumières tamisées du salon projetaient des ombres élégantes sur les murs, et un silence pesant régnait dans la pièce luxueusement décorée.

Installée sur un canapé en velours ivoire, une femme attendait patiemment, un verre de vin rouge à la main.

Sa robe de chambre en soie glissait sur sa peau parfaite, et ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules.

Son regard, fixé sur la grande porte d’entrée, était empreint d’une étrange sérénité.

Mais ce calme n’était qu’une façade.

Elle n’attendait pas son mari par amour.

Non, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus aucune illusion sur leur mariage.

Elle savait exactement où il était, avec qui, et ce qu’il faisait.

Et pourtant, elle ne ressentait plus rien.

Plus de colère.

Plus de tristesse.

Juste une lassitude profonde.

Enfin, le bruit d’un moteur se fit entendre.

Une berline noire s’immobilisa devant la villa.

Quelques secondes plus tard, la porte d’entrée s’ouvrit, et une silhouette masculine pénétra dans la pièce.

L’homme jeta négligemment ses clés sur la table en verre et retira sa veste avec lassitude.

Adrien Lancaster.

PDG d’un puissant empire, craint et respecté dans le monde des affaires.

Son charisme froid et son autorité naturelle faisaient trembler ses employés, mais ici, dans cette maison, il n’était qu’un mari absent.

Il était grand, élancé, toujours impeccable dans ses costumes hors de prix.

Mais ce soir, il portait encore sur lui l’odeur d’un parfum qui n’était pas le sien.

Une fragrance sucrée, entêtante, qui ne pouvait appartenir qu’à une autre femme.

— Tu es encore debout ? demanda-t-il d’une voix lasse en défaisant le premier bouton de sa chemise.

Son ton était distant, presque indifférent, comme si sa présence le dérangeait.

La femme esquissa un sourire feint et se leva lentement, posant son verre de vin sur la table basse.

Elle s’approcha avec une grâce étudiée, son regard planté dans le sien.

— Je t’attendais, Adrien.

L’homme arqua un sourcil, comme surpris par ses mots.

— Pourquoi ?

Sa voix était méfiante. Il savait qu’elle ne l’attendait jamais pour le simple plaisir de le voir.

Elle effleura légèrement son bras, un geste doux mais sans affection.

— Demain, c’est l’anniversaire d’une amie. Je voulais que tu me donnes un peu d’argent.

Un rictus apparut brièvement sur le visage d’Adrien.

Sans un mot, il glissa la main dans sa poche et en sortit une carte de crédit noire.

Il la lui tendit sans même la regarder dans les yeux.

— Ça suffira même pour dix fêtes d’anniversaire.

Son ton était glacial, dénué de toute chaleur conjugale.

Puis, sans attendre une quelconque réponse, il la contourna et se dirigea vers l’escalier.

La femme serra discrètement les dents, fixant la carte dans sa main.

Son sourire s’évanouit lentement, laissant place à une expression dure et vide.

Elle ne fit pas un pas pour le retenir.

Elle ne dit rien.

Car au fond, elle savait.

Elle savait qu’elle n’était qu’une présence décorative dans sa vie.

Elle savait que son rôle se limitait à sourire lors des événements mondains, à apparaître parfaite aux yeux du monde, et à dépenser l’argent qu’il lui jetait sans même un regard.

Mais ce n’était pas la vie dont elle avait rêvé.

Si sa famille ne lui avait pas imposé ce mariage, jamais elle ne se serait retrouvée ici.

Elle regarda Adrien disparaître à l’étage, ses pas résonnant dans le silence de la villa.

Puis, elle baissa les yeux sur la carte noire dans sa main et la fit tourner entre ses doigts.

Un rire amer franchit ses lèvres.

— Pathétique, murmura-t-elle.

Elle jeta un dernier regard à l’escalier avant de s’enfoncer dans l’obscurité du salon.

Dans cette maison, dans ce mariage, ils étaient tous les deux des étrangers.

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