LOGINDawn L'université a repris depuis trois semaines. Tandis que je quitte mon cours, en discutant avec mes amies, je reçois un message. Je m'excuse et fais demi-tour en courant – elles ont dû comprendre, car leur sourire était complice.— Liam ! crié-je, en le voyant. Il relève la tête et verrouille son téléphone. — Tu as fait vite. Tu as cours ?— Non, mais je ne savais pas que tu allais venir devant ma salle de cours.— Mmh, j'avais envie de te voir.Je souris et arrange une mèche de cheveux derrière mon oreille.— Tu as cours là ? demandé-je.— Non, j’ai fini pour la journée. On peut acheter des sandwiches et aller manger dans mon dortoir. Liam a une chambre au campus et moi aussi d’ailleurs. Nous habitons à quelques heures de chez nos parents, donc, nous ne rentrons que durant les week-ends et les vacances. C’est plus simple pour nous. — J'ai trois heures devant moi, lui indiqué-je.— Ça suffit pour que je te dise à quel point je t'aime.Je souris et me jette sur ses lèvres. Qu'
DawnLorsque nous nous écartons l’un de l’autre, nous remarquons que quelque chose a changé. Nous ne portons plus ces vêtements d’un autre temps et la vue qui m’apparaît par-dessus son épaule n’est plus le jardin d’Alanya. La fraîcheur s’est également transformée en douce chaleur. — Dawn ? — Liam !? Nous nous détaillons du regard. Il porte son jogging et sa veste ! Nous… Pour en être certaine, je baisse les yeux sur mon corps. Nous… ! Je peine à le dire. Est-ce la réalité ?— Et si tu dînais à la maison, Dawn ? La voix est éloignée, mais reconnaissable parmi des centaines.— Nous sommes rentrés !? s'écrit Liam.— Oui ! Oui ! crié-je à mon tour. Il l’a remarqué. Lui aussi. Je ne rêve pas. Subitement, il me prend dans ses bras. Je l’enlace et mon cœur bondit de joie. Nous sommes à notre époque !? Nous nous rappelons tout et nous sommes au chaud chez nous ! Nous sommes ici, comme si rien n'avait changé, à la même place, non loin du sapin ! Rien n'a changé ! Je suis à la même place q
Nous quittons la salle, par une porte que je ne connais pas. Comment Liam en a-t-il eu connaissance ? Arthur le lui a-t-il montré ? Ce qui est encore plus étrange, c’est qu’il ne semble pas inquiet. Il nous fait même nous arrêter dans un couloir.— Ça va, Dawn ? me demande-t-il calmement, simplement essoufflé à cause de notre course.Je le dévisage.— Dawn ?— Que se passe-t-il, Liam ?— Rien, ne t'en fais pas. On va rester ici jusqu'à ce qu'Arthur vienne nous chercher.— Arthur ? Pourquoi ? Explique-moi, je ne comprends rien.Il envoie les mèches qui lui tombent sur le front en arrière et s'adosse au mur.Le jour suivant, aux aurores, nous nous tenons debout dans la salle du trône.Je suis si interloquée par ce qu’il se passe, que je n'ai pas les mo
Dawn— Dawn, prononce tout bas Liam, les yeux posés sur moi.Il m’observe de haut en bas, détaillant la robe que Jade a choisie pour le banquet de ce soir. Elle est écrue et possède de longues et larges manches. La ceinture à la taille remplace le corsage dont je me passe parfaitement. Je l’ai supporté, mais ce n’est plus possible. On n'a pas idée d'étouffer une personne avec ce genre de vêtements. Je suis même persuadée que c’est une catastrophe pour la morphologie. Jade voulait m'en mettre un. J’ai refusé et me suis fait entendre. Après tout, je suis la reine – je prends goût à ce que l’on me dise « Majesté », et à d'autres choses aussi. Comme avoir un roi aussi beau et sûr de lui que Liam.— Tu es sublime, me complimente-t-il. Cette robe te va tellement
D’un signe de la main, j’ordonne aux gardes de reculer afin qu’ils le laissent s'approcher de moi.Je dois avouer que cette protection est très efficace. Je me demande même comment Charles-Henry et Eloise pourraient s’en prendre à moi. Je passe beaucoup moins de temps en compagnie des sujets du château et seul le roi a la possibilité, si je le désire, de m’approcher.— Comment tu vas ? me demande-t-il.Depuis la fin du déjeuner, Liam discutait avec Arthur. Sûrement parlaient-ils de leur plan, et je m’occupais du banquet. Même si je meurs d’envie de rentrer chez moi, je dois m’occuper dans ce monde. Je remplis donc mes fonctions comme je peux et surtout, je ne laisse pas cette possibilité à Charles-Henry.— Ça va, et toi ? le questionné-je à mon tour.— Je vais bien.
Je souris et pose ma main sur la sienne. Durant ces quelques jours, nous nous sommes pas mal entraînés et pour rompre avec le cliché de la fille qui marche sur les pieds de son cavalier, avec Liam, c'était l'inverse. Mes pauvres orteils ont souffert. Mais ce n’était pas en vain.Liam place sa main droite sous mon omoplate, sa main gauche tient ma main droite et je positionne ma main gauche sur son épaule. Jade nous a un peu aidé avec la danse typique d'Alanya : la valse. Heureusement, j'avais de légères bases.— Une valse, ma reine ? demande-t-il d’une voix sérieuse et pleine de convenance.— Tu aimes vraiment cette époque ou je me fais des films ?— Je te l’ai avoué une fois : hormis les complots, c’est vrai que je l’apprécie.— Je te comprends. S’il n’y avait pas ces complo







