LOGINLa voix de Silas résonne toujours dans la salle, félicitant les employés pour leur travail, mais je n’entends presque plus ses mots. Tout mon attention est sur Damon, à mes côtés, sa main toujours posée sur ma taille. Le contact est discret, mais suffisant pour que chaque mouvement, chaque respiration, soit ressenti.
Je me permets enfin de lever les yeux vers lui. Son regard me capte aussitôt. Bleu intense, impassible… et pourtant, il y a quelque chose derrière cette froideur apparente qui m’arrête presque. Je détourne le regard, feignant de m’intéresser à la décoration de la salle, mais je sens son regard suivre chacun de mes gestes. — Vous avez une manière… très particulière de gérer l’attention, murmure-t-il à mon oreille, sa voix basse et mesurée. — Je… je suppose que c’est nécessaire, répondis-je, ma voix plus basse qu’un murmure, un léger sourire aux lèvres malgré moi. Je sens son souffle frôler ma nuque, et un frisson me parcourt. Sa main sur ma taille se resserre subtilement, comme pour m’ancrer un peu plus près de lui. Je détourne le regard vers l’assemblée, mais je sens chaque mouvement de son corps contre le mien. Nos regards se croisent de nouveau. Cette fois, je ne peux plus fuir. Il incline légèrement la tête, comme pour me défier silencieusement, et je réponds par un sourire un peu plus assuré. La tension est palpable, électrique, mais elle reste un jeu muet. — Vous savez que tout le monde vous remarque ? dit-il à voix basse, un ton presque amusé dans la phrase. — Je… je suppose que c’est le but, murmurai-je, légèrement embarrassée, jouant avec mes doigts sur le bord de ma robe. Il laisse planer un silence, et je sens ses yeux suivre chacun de mes gestes. Puis, lentement, il se penche juste assez pour que son épaule effleure la mienne, un geste presque invisible pour les autres, mais impossible à ignorer pour moi. Je sens mon cœur battre plus fort, mes joues rougir, et un léger rire nerveux m’échappe. Il ne dit rien, se contentant de me regarder avec cette intensité tranquille, et je réalise que ce simple échange de regards, ce frôlement, ce silence partagé est un dialogue en soi. Chaque sourire, chaque regard détourné, chaque micro-mouvement devient un jeu, un flirt silencieux que nous seuls comprenons. Je me tiens droite, contrôlée, mais intérieurement, je sens l’effet qu’il a sur moi… et je sais qu’il ressent le même effet. Même entourés de monde, même sous les applaudissements et les félicitations, il y a ce moment suspendu entre nous. Et je sais que la soirée ne fait que commencer. Je me sens soudain un peu étouffée par la chaleur de la salle et l’attention de tout le monde. Les applaudissements et les félicitations fusent autour de nous, mais je ne retiens plus mes pensées. — Je… je vais prendre l’air, dis-je à voix basse, essayant de masquer mon cœur qui bat trop vite. — Bien sûr, murmure Damon, un léger sourire aux lèvres que personne d’autre ne verrait. Je m’éloigne légèrement, mes talons résonnant contre le sol. La porte-fenêtre du balcon est juste là. Mais avant que je ne puisse m’y engouffrer, il est déjà à mes côtés. D’un geste sûr, il me guide, sa main se posant fermement dans le creux de ma taille. Je me retrouve coincée contre le balcon, le corps presque collé au sien. Sa présence est massive, imposante. Il est beaucoup plus grand que moi, et je dois lever légèrement la tête pour croiser son regard. Il baisse lentement la sienne, ses yeux bleu intense me capturant immédiatement. — Vous savez… murmure-t-il, sa voix calme mais chargée d’intensité, certains regards sur vous ne sont pas seulement pour la soirée, n’est-ce pas ? Je sens mes joues s’empourprer, et je détourne légèrement le regard. — Peut-être… répondis-je, plus basse qu’un murmure, essayant de rester droite, mais incapable de masquer le frisson qui me traverse. — Peut-être ? répète-t-il, un sourire amusé, comme s’il voulait provoquer ma réaction. — Vous semblez… troublée, Mademoiselle Layne, ajoute-t-il, sa main sur ma taille se resserrant subtilement. Je frémis, sentant la chaleur de son corps contre le mien. Mon souffle s’accélère et je tente de trouver mes mots : — C’est… la soirée, la foule… je suppose… — Ce n’est pas la foule qui vous trouble, murmure-t-il, en s’inclinant légèrement vers moi. Je peux sentir son souffle chaud effleurer ma nuque. — Monsieur Black… je… commence-je, mais je m’interromps, incapable de continuer. — Vous ne savez pas quoi dire, n’est-ce pas ? dit-il avec une voix basse et provocante, presque un murmure que seul moi peux entendre. Je détourne le regard, mais il incline la tête, ses yeux captant les miens de nouveau. La tension est électrique, presque insoutenable. Il est si proche que je sens son souffle contre ma peau. Il baisse encore un peu plus la tête pour me regarder droit dans les yeux, imposant, dominant, et pourtant… étrangement patient. — Regardez-moi, dit-il simplement. Je sens mes jambes fléchir presque imperceptiblement. Mon cœur bat la chamade. Je relève la tête, croise son regard, et soudain, chaque geste de la soirée, chaque frôlement, chaque regard échangé prend un sens nouveau. Il est là. Trop proche, trop imposant, et je ne peux nier l’effet qu’il a sur moiJe reste là, silencieuse, fascinée malgré moi. Mon souffle se coupe. Il relève la tête et nos regards se croisent. Ses yeux bleus s’adoucissent légèrement.— Tu es réveillée, dit-il simplement.— Oui… je… je croyais que tu étais parti, murmurai-je, la voix faible.Il s’approche, sa présence imposante me réchauffe. Son corps encore chaud diffuse une énergie presque électrique.— Je ne pars pas comme ça, bébé, me dit-il, un petit sourire qui fait battre mon cœur un peu plus vite.Le surnom m’électrise et me fait rougir. Je sens mes joues brûler, et pourtant, une chaleur rassurante m’envahit.— Tu as bien dormi ? demande-t-il, sa voix basse et posée.— Oui… très bien, souffle-je, incapable de décrocher mes yeux des siens.Il pose une main douce sur ma joue, un geste tendre et protecteur. Je me surprends à fermer les yeux et à apprécier le contact, comme si tout ce qui avait eu lieu hier soir me rattrapait maintenant, avec la sécurité de sa présence.Mon esprit bouillonne de questions, de
Le rythme s’intensifie, nos corps parfaitement accordés. Chaque souffle, chaque mouvement nous rapproche de notre point culminant. Un frisson puissant traverse tout mon être, mêlant désir et possession. Nous atteignons finalement ce point culminant ensemble, haletants, nos cœurs battant à l’unisson, suspendus dans cette intensité partagée.Point de vue de DamonJe sens la chaleur de son corps contre le mien, son souffle encore rapide, ses muscles tremblants sous mes mains. Son odeur, son goût, tout d’elle m’a consumé, m’a poussé au bord de mes propres limites. Quand nous atteignons ce point culminant, je ne peux pas m’empêcher de la serrer encore plus fort contre moi, comme si la laisser respirer librement serait la perdre.Ses bras s’accrochent à moi, son dos heurte ma poitrine, et je sens mon cœur battre furieusement. Serena… son nom résonne dans ma tête, et je réalise à quel point je me suis laissé emporter par elle, par ce jeu, par cette tens
Damon s’écarte légèrement et, d’un ton neutre mais ferme :— La salle de bain est à l’étage, deuxième porte à gauche au fond du couloir. Tu peux te laver, te rafraîchir.Je hoche la tête, les joues brûlantes, incapable de détacher mon regard de lui. Mes mains sont encore tremblantes après tout ce qui s’est passé.— Merci… murmurai-je, presque inaudible.Je pousse la porte, et l’air chaud et humide de la douche m’accueille. Chaque geste est mécanique, le corps encore secoué par nos précédents moments de tension. Mes pensées s’embrouillent, je revois ses yeux, la pression de ses mains, le souffle contre ma nuque… impossible de chasser ces images.La salle de bain est immense, une vaste douche à l’italienne où l’eau tombe en pluie fine depuis le plafond. La vapeur s’élève, embrume l’air et rend chaque mouvement plus sensuel, chaque geste plus chargé. Je sens Damon entrer derrière moi, et un frisson me parcourt instantanément. Sa présence seu
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent dans un léger ding feutré. Je cligne des yeux. Puis je le vois. — Simba… ? Mon chat est là. Assis au milieu du palier, parfaitement calme, la queue enroulée autour de ses pattes, comme s’il m’attendait. Il relève la tête, me fixe de ses grands yeux, puis se lève tranquillement et miaule. Je reste figée. Mon cœur rate un battement. — Mais… qu’est-ce que…? Je me détache doucement de Damon et fais quelques pas, incrédule. Je m’accroupis devant Simba, mes mains tremblent quand je le touche pour vérifier qu’il est bien réel. Il ronronne immédiatement. — Qu’est-ce qu’il fait ici…? murmuré-je, encore sous le choc. Je me redresse lentement et me tourne vers Damon, complètement perplexe. Il me regarde, immobile, parfaitement maître de lui-même. Mais je vois cette lueur dans ses y
Point de vue de DamonJe n’ai pas cessé d’y penser depuis que nous avons quitté le parking.À elle.À ce qui s’est passé.À ce qui aurait pu ne jamais arriver… et qui pourtant est arrivé. Mon esprit est ailleurs. Pour la première fois depuis longtemps, une pensée parasite s’infiltre, persistante, presque dérangeante.Et si elle regrettait ?L’idée me tend. Pas de colère. Pas de contrôle. Quelque chose de plus inconfortable encore. Je renforce ma prise sur le volant, mes jointures deviennent blanche. Une incertitude que je n’ai pas l’habitude de tolérer.Je garde pourtant le visage fermé, la posture droite. Je ne laisse rien transparaître.L’immeuble apparaît enfin. Le penthouse domine la ville, silencieux, immuable. Un refuge que je contrôle.Je coupe le moteur.Je descends le premier, contourne la voiture et lui tends la main. Lorsqu’elle la prend, ses doigts sont légèrement froids. Ce détail
Je sens encore sa chaleur contre moi alors qu’il se retire légèrement. Ses mains attrapent ma jupe et la font glisser doucement sur mes jambes, puis remontent pour l’ajuster parfaitement. Chaque geste est précis, presque cérémonial, et je frissonne malgré moi. Il attrape ensuite mon chemisier, replace les épaules et referme les boutons un à un avec soin, ses mains effleurant ma peau à chaque mouvement. Je sens son corps contre le mien — encore nu — et chaque frôlement fait remonter un frisson incontrôlable. Sa présence est écrasante, impossible à ignorer. — Reste immobile, murmure-t-il, sa voix basse et profonde. Je le regarde, fascinée et troublée à la fois, tandis qu’il s’assure que tout est en place. Ses yeux bleus plongent dans les miens, brûlants, captivants, et je sens que l’attraction entre nous n’a fait que croître, même après ce que nous venons de partager. Lorsqu’il recule enfin, juste assez pour me laisser respir







