Mag-log inJ’ai soupiré de résignation et je suis descendu lentement de l’arbre. Les deux hommes me fixaient avec convoitise et soulagement. Ils se sont levés et ont tenté un pas dans ma direction, mais j’ai reculé devant eux. Je ne voulais pas être touché. J’ai vu dans leurs regards qu’ils en étaient blessés, mais ce n’était pas le moment pour moi d’être touché par eux et j’avais toujours peur qu’ils me fassent du mal. Je me suis contenté de les fixer avec insistance, les bras croisés sur mon ventre.
Alex : Amélia, je sais que nous ne méritons pas ton pardon, mais je te promets que nous allons travailler à tous les jours pour se faire pardonner.
Zach : Je sais que tu ne nous crois pas Amélia, je le sais. Nous t’avons tellement blessé, tellement humilié… tellement fait de mal. Et nous en sommes terriblement désolés…
Alex : S’il te plait, rentre avec nous à la maison de la meute, laisse-nous nous faire pardonner.
Amélia : Qu’est-ce qui me prouve que ce n’est pas encore un de vos pièges? Après tout, je ne suis que l’Affreuse, celle de qui un compagnon devrait avoir assez pitié pour l’accepter!
J’ai vu la culpabilité sur leurs visages.
Alex : Amélia, pardon… nous étions jaloux, jaloux de celui qui aurait la chance de devenir ton compagnon!
J’ai eu un rire sans joie.
Amélia : Oh! Et c’est pour cela que vous m’humiliez depuis que je suis obligé de vivre sous votre toit?
Zach : Amélia… je suis désolé… j’aurais dû te protéger… nous aurions dû te protéger… tu étais sans défense, tu venais de perdre ton père et nous n’avons fait qu’ajouter à ton chagrin. Ce n’est pas une excuse, mais nous étions jeunes et nous devions faire ce que nous ordonnaient nos parents. Et lorsque nous avons été assez vieux pour comprendre que ce que nous faisions était mal, il était trop tard.
Alex : Alors, nous avons continué… mais s’il te plait… tu as ta louve maintenant et je sais qu’elle te supplie de venir vers nous, tu sais que le lien nous tire l’un vers l’autre…
J’ai eu un nouveau rire sans joie.
Amélia : Ma louve est ma seule amie depuis trois ans! Trois ans que je dois subir l’humiliation de mes compagnons, trois ans que vous me brisez le cœur à chaque jour et vous pensez que de simples mots vont tout effacer! Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai dix-huit ans et je peux enfin me transformer, mais cela fait trois ans qu’elle est avec moi, depuis cette fois que vous m’avez dit que le monde se porterait mieux sans moi et que j’ai voulu m’enlever la vie. C’est pour cela que notre Déesse la réveillée, pour que j’aie une amie à qui parler. Malgré tout ce que vous m’aviez faite, je suis quand même allée au bal d’hivers, comme vous me l’aviez demandé… vous souvenez-vous de ce que vous avez faite? Vous avez déchiré mes vêtements me laissant en haillon devant la meute. La robe que j’avais fabriquée de mes propres mains avec les plus beaux tissus que j’avais de disponible… donc, les tissus que personne ne voulait et qui avaient été jetés. Vous m’avez dit que j’étais une erreur de la nature, un déchet de la société et que vous aviez hâte d’être officiellement Alpha pour pouvoir me jeter en dehors de la meute! C’est chose faite, vous êtes Alpha et je ne suis plus sur votre meute. Ici, c’est chez-moi! Cette parcelle de terre est entre la frontière de votre meute et la frontière de la meute du sud. Alors, je vous le demande, pourquoi je retournerais là-bas pour être humilié à nouveau, pour être battue à nouveau, pour être traité comme une moins que rien à nouveau?
Je sentais les larmes glissées sur mes joues et je les ai essuyés avec rage. Je ne voulais pas pleurer devant eux. Ils étaient blêmes devant moi alors qu’ils réalisaient l’implication de ce que je venais de dire.
Alex : Tu savais depuis trois ans que nous étions tes compagnons…
Zach : Et tu n’as rien dit…
Amélia : M’auriez-vous crue? Je n’étais que l’affreuse, l’esclave de votre famille…
Zach : Mes parents t’ont payé pour le travail!
J’ai gloussé d’incrédulité en le regardant.
Amélia : Désolé de te décevoir, Alpha Zach, mais je n’ai pas reçu un seul dollar pour tout le travail que j’ai fait. Si cela n’avait pas été de Monsieur Jonhson, qui m’apportait un repas à tous les jours à l’école, je serais morte de faim il y a longtemps, mais c’est vrai… Monsieur Jonhson a perdu son emploi parce qu’il a été accusé d’avoir une relation inappropriée avec moi! Donc, depuis un mois, je ne mange que les quelques fruits que je réussis à trouver le long du chemin. Vos parents m’ont interdit de manger tant que tout le monde n’a pas mangé, y compris le personnel qu’ils ne payent à rien faire alors que je dois faire tout le travail! Il ne reste jamais rien et les rares fois où il reste un morceau, vous vous empressez de le prendre pour que je n’aie rien! Alors, Alpha, dites-moi, pourquoi je retournerais dans une telle meute, dans une telle maison?
Alex : Nous ne savions pas que tu étais notre compagne…
Amélia : Oh! Et c’est une raison suffisante pour justifier vos gestes Alpha Alex? Une raison pour justifier la violence?
Ils soupirèrent en cœur et j’ai vu leurs épaules s’affaisser.
Alex : Non, tu as raison, ce n’est pas une raison. Nous avons été cruels avec toi, tellement cruel… mais nous te promettons que cela n’arrivera plus. Si tu décides de vivre ici, alors, nous renoncerons à notre titre d’Alpha pour y vivre avec toi, même si nous devons dormir dehors, nous voulons rester près de toi et travailler pour se faire pardonner.
Amélia : Pourquoi? Qu’est-ce que cela change que vous sachiez maintenant que je suis votre compagne? Je suis toujours la même fille qu’hier, celle que vous aimiez brutaliser. Regardez mon cou, regardez mon visage… C’est grâce à vous deux que j’ai ces marques!
Zach : Amélia… ces marques, elles vont disparaitre dans peu de temps et je te promets que tu n’en auras plus jamais…
Je leur ai tourné le dos en relevant mon chandail.
Amélia : Et celle-là? J’en fait quoi? Je les oublie aussi?
Je les ai entendus grogner férocement alors que la colère les emportait.
Zach : QUI A OSÉ TE MARQUER DE LA SORTE?
Je me suis retourné pour lui faire face, peu impressionné par son emportement.
Amélia : Tu ne te rappelles pas? Il y a trois ans aujourd’hui, le jour de mon anniversaire, tu m’as fait donner quinze coups de fouet trempé dans la belladone, simplement parce que tu voulais me punir de m’être levé en retard le jour de votre anniversaire! Vous veniez d’avoir dix-huit ans… cela a failli tuer ma louve…
Amélia : Venez avec moi je vais vous montrerJ’entrainai mes deux compagnons vers la clairière. En son centre, je leur ai demandé de fermer les yeux. Ils s’exécutèrent en bougonnant légèrement. Je me dévêtis alors et me transformai en loup. Cette fois, la transition ne fut pas douloureuse, c’était comme enfilé un vêtement confortable. Une fois sur ma forme de loup, je m’approchai d’eux et leur donnai un coup de museau sur le ventre. Ils ouvrirent les yeux et me regardèrent avec stupeur. Zach : Amélia, tu es magnifiqueAlex : Tu es blanche et tellement belle, c’est incroyable.Je m’assis devant eux et attendis. Alex : Est-ce que nous pouvons te toucher? Comment leur faire savoir que j’acceptais? Je m’approchai d’eux et glissai mon corps entre eux de façon à ce que leur main me touche et attendis.Zach : Je crois que c’est un oui AlexAlors mes compagnons caressèrent ma tête et mes flans doucementZach : Maintenant mon Cœur, nous allons fermer les yeux pour que tu puisses redevenir
On discuta de mon retour à l’école, pour eux c’étaient importants que je poursuive mes études, mais moi, cela m’effrayait, j’étais aussi victime d’intimidation à l’école. Bon ok, peut-être que les choses allaient changer maintenant mais…Employé : Mes Alphas, Tobias est de retour avec sa fille et demande à vous voirZach et Alex me tendirent la main et m’entrainèrent avec eux. Nous nous sommes dirigés vers la salle d’audience. Je me souvenais être déjà entré ici sous le règne des parents des jumeaux. À l’époque, il n’y avait qu’une chaise sur l’estrade, mais aujourd’hui, il y en avait trois. Je me suis figé et je les ai regardées sans comprendreZach : Nous voulons que notre compagne puisse assister aux audiences si elle en a envie, nous t’avons donc fait installer un siègeAmélia : Je ne sais pas quoi dire… merci Alors chaqu’un leur tour, mes Alphas m’embrassèrent sur le front. Un toussotement gêner vint de la porte. Tobias était là avec sa fille, une jeune femme d’une beauté saisis
Amélia : C’est vraiment pour moi?Alex : Oui mon cœur, nous l’avons acheté pour ton anniversaireAmélia : Mais il y en a beaucoup trop…Elle fondit en larme devant nous. Mal à l’aise, nous nous dandinâmes d’un pied à l’autre à côté d’elle. Avions-nous fait une erreur en achetant tant de chose. Puis à notre surprise, elle se tourna vers nous et nous enserra dans ses bras en même temps.Amélia : Merci, je…. Je n’ai jamais eu quelques choses de neuf pour moi depuis…Zach : Nous savons, nous sommes désolés pour cela aussi alors, nous voulons te gâter à partir de maintenant.Elle choisit un pantalon simple noir avec un polo du même merveilleux vert que ses yeux. À contre cœur, nous l’avons laissé seule pour qu’elle puisse se changer et nous l’avons attendu dans le salon. Lorsqu’elle est sortie de la chambre, elle sentait le savon et ses cheveux foncés d’humidité tombait en cascade sur ses reins, mais jamais, je n’avais vu une si belle femme.Amélia : Je n’ai plus d’élastique…Zach : Dans t
Le médecin nous regarda en souriant doucementDocteur : Je la paie cent dollars par jour de travail. J’ai regardé Zach alors qu’il calculait dans sa tête ce que nous devions à Amélia. En dix ans, elle n’avait pris aucun jour de congé. Nous lui devions donc trois-cent-soixante-cinq-mille dollars, plus les intérêts. POV ZachAmélia ouvrit des yeux paniqués et son regard passait d’Alex à moi sans relâche. Elle tenta de se relever, mais retomba en arrière sur le lit. Je m’assis doucement à côté d’elle. J’avançai timidement une main vers son visage pour en dégager les cheveux collés à sa joue, mais elle me regarda effrayer. Dépiter, je laissai tomber ma main, mais j’ai décidé de lui parler doucementZach : Je sais que tu ne nous fais pas confiance, nous le comprenons, nous comprenons aussi que tu as peur de nous…Alex : Nous le méritons. Nous avons été odieux, méchant, même brutal avec toi, et….Zach : Nous en sommes vraiment désolés. S’il te plait Amélia, ne nous rejette pas…Alex : Don
Mon père blêmi devant nous.Logan : Non! Impossible!Zach : Pourquoi c’est impossible?Il regarda notre mère avec colère et elle a blêmi devant nous.Anne : Parce que la mère de… d’Amélia est la première compagne de votre père, mais il l’a rejeté pour être seulement une Oméga. Il ne s’attendait pas à la voir jumelée à son Bêta! Alors, il a développé de la colère envers son Bêta et moi, envers elle, car elle ressemble à sa mère! Il est hors de question que mes fils lui soient lié!Alex : Vous avez maltraité Amélia parce qu’elle est la fille de la compagne que tu as rejetée!Zach : Est-ce que… est-ce que le père d’Amélia savait? Logan : Oui, il savait qu’il était le compagnon de deuxième chance et il savait que j’étais le premier. Il me narguait toujours avec sa parfaite compagne, et ensuite, avec sa parfaite petite fille!Anne : Alors, comment aurais-je pu ouvrir mon cœur à une gamine qui ressemblait autant à la femme qui hantait l’esprit de votre père? Elle méritait ce qui lui est ar
Zach : Je n’ai jamais… jamais ordonné cela… qui t’a frappé?Alex me regardait avec de la douleur dans le regardAmélia : Ashton… il m’a dit, à chaque coup, que c’était vous qui aviez ordonné cela… en punition pour mon retard. Elza gémissait de tristesse dans mon esprit. Elle aussi se souvenait de cet évènement et de tous ceux qui ont suivi. Amélia : J’ai cru mourir ce jour-là… mais votre mère est venue me chercher et m'a poussé sur le plancher pour que je nettoie alors que vous aviez jeté votre déjeuner au sol, il n’était pas à votre goût… vous m’avez regardé avec tellement de dégoût… vous m’avez dit que c’était justifié comme punition pour avoir osé être en retard pour votre déjeuner d’anniversaire. J’ai enroulé mes bras autour de moi pour me réconforter. Amélia : Pas un jour, depuis que mon père est mort, pas un seul jour n’a passé sans que vous me faisiez sentir à quel point je n’étais pas désiré dans votre maison. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela? Qu’est-ce que je vou







