เข้าสู่ระบบElle se réveilla à huit heures.
Pas à six heures trente, pas avec le téléphone qui vibrait, pas avec la conscience immédiate de ce qui l'attendait. À huit heures, naturellement, le corps ayant décidé seul qu'il avait assez dormi et qu'il était temps, sans urgence particulière,
Ce fut un message de l'enquêteur privé qu'elle avait mandaté des semaines plus tôt, avant même Stelvane, qui la ramena à cette question qu'elle avait laissée de côté trop longtemps.J'ai du nouveau sur Ferrante. Pouvez-vous m'appeler ?Elara composa le numéro depuis son bureau du manoir, un après-midi calme où elle avait enfin un peu de temps pour respirer entre deux dossiers. Le parc s'étendait derrière la fenêtre, les cèdres immobiles dans l'air froid de février, et elle sentit cette tension familière remonter en elle avant même que l'enquêteur ne réponde.
Darius, resté silencieux jusque-là, s'avança légèrement, cette froideur stratégique qu'Elara avait entendue plus tôt dans la journée refaisant surface, mais canalisée cette fois vers autre chose.« Ça ne suffira pas, » dit-il.Elara se tourna vers lui. « Comment ça ? »« Une plainte basée uniquement sur le témoignage de Maëva contre Marcus Vane, » expliqua-t-il, sa voix redevenue posée et analytique. « C'est votre parole contre la sienne, Maëva. Et Marcus a des avocats, des relations, une réputation construite sur des décennies. Sans pr
Le trajet jusqu'à l'appartement de Maëva prit une vingtaine de minutes, la nuit tombant déjà sur Val-de-Mont quand ils quittèrent le quartier des hauteurs.Darius conduisait, insistant malgré les protestations d'Elara qui trouvait qu'il n'était pas encore en état de tenir un volant sur une distance pareille. C'était l'adresse habituelle de Maëva, celle-là même que la responsable des ressources humaines n'avait pas su retrouver dans les dossiers manipulés, mais que Delacroix avait fini par obtenir par d'autres voies, plus discrètes.Ils trouvèrent l'immeuble sans difficulté, ce même bâtiment ordinaire dans un quartier résidentiel tranquille o&ugra
Darius avait repris le travail depuis son appartement, une reprise progressive que les médecins avaient approuvée à condition de rester assis, de ne pas se déplacer, de garder les réunions courtes.Elara était à la tour cet après-midi-là quand elle réalisa qu'il lui manquait. Ce n'était pas une pensée qu'elle avait décidé d'avoir, elle était simplement arrivée, entre deux dossiers, cette envie soudaine de le voir plutôt que de continuer à lui envoyer des messages qui ne disaient jamais tout à fait ce qu'elle voulait dire.Elle quitta la tour à seize heures, prenant sa voiture directement pour l'appartement des hauteurs. Elle avait sa
Maëva ne vint pas travailler le lendemain.Elara le remarqua dès huit heures, ce bureau vide qui ne ressemblait à rien à l'ordinaire précis de son assistante, toujours la première arrivée, toujours ses affaires déjà en place avant que quiconque d'autre ne pointe le bout du nez à la tour.À neuf heures, toujours rien. Pas d'appel, pas de message d'excuse pour un retard.Elara essaya son téléphone. Messagerie directement, comme un appareil éteint ou hors réseau.Un mauvais pressentiment commença à s'installer
Le scandale éclata un mardi matin.Elara l'apprit par un appel de Moreau à sept heures, sa voix inhabituellement tendue, presque paniquée pour un homme qui gardait toujours son sang-froid. « Elara, vous devez voir ça immédiatement. »Elle alluma son ordinateur encore en robe de chambre dans la petite salle à manger du manoir, et le titre s'afficha en quelques secondes sur l'écran d'un grand journal économique national.Groupe Vane : les documents confidentiels qui révèlent une stratégie financière à haut risque.







