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chapitre 66

作者: Heart flower
last update publish date: 2026-04-28 15:44:11

Fausses notes

Le lundi matin sentait le café froid et le retour à la réalité.

Robert était assis à son bureau, les yeux encore un peu lourds du weekend, relisant pour la centième fois les dernières pages de son manuscrit. La date de remise à Claire était dans trois jours. Trois jours pour être certain que chaque mot était à sa place, que chaque phrase sonnait juste.

Il avait les écouteurs dans les oreilles la playlist de William, celle qu'il avait composée pour lui le soir de la Saint-Valentin
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    Ce qu'on devient ensembleLéa Mia entra dans l'appartement de la rue Beaurepaire un jeudi de novembre.Pas définitivement pas encore. C'était la première visite à domicile, une des étapes de la transition progressive. Trois heures, avec la référente présente, pour que l'enfant découvre l'espace avant d'avoir à y vivre.Madame Forestier avait appelé la veille pour confirmer. Robert avait dit oui, bien sûr, tout est prêt. Raccroché. Regardé William.Ils avaient passé la soirée à ne pas vraiment regarder la télévision.---Le matin du jeudi, Robert se leva à six heures.Il ne chercha pas à se rendormir. Il fit du café, s'assit à la table de la cuisine, et regarda Paris s'allumer par la fenêtre avec cette patience de celui qui a compris que les grandes journées ne se précipitent pas.William le rejoignit à sept heures, ébouriffé, sans un mot, se versa du café et s'assit en face de lui.Ils se regardèrent.« T'as dormi ? » demanda Robert.« Un peu. Toi ? »« Pareil. »William but son café

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    La première foisLa salle de l'agence Lumière où avait lieu la rencontre était petite et pensée avec soin.Pas un bureau une pièce différente, à l'arrière du couloir, avec un tapis coloré sur le sol, des jouets dans un bac en plastique, deux fauteuils bas pour les adultes et un espace ouvert au centre où un enfant pouvait se déplacer librement. La lumière était douce, les murs d'un blanc neutre. Quelqu'un avait accroché des guirlandes de papier au plafond des étoiles, des lunes, des formes géométriques simples qui tournaient légèrement dans le courant d'air de la ventilation.Robert les regarda tourner pendant que Madame Forestier leur expliquait ce qui allait se passer.*Elle va entrer avec la référente qui la connaît. Laissez-lui le temps. Ne vous précipitez pas vers elle. Laissez-la venir si elle le veut. Et si elle ne vient pas aujourd'hui, c'est normal ça ne veut rien dire.*Robert hocha la tête.Il entendit les mots. Il les comprit. La partie de lui qui fonctionnait en mode rati

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    JauneIls peignirent le samedi.Robert avait pourtant prévu de s'y mettre tôt réveil à huit heures, café rapide, bâches au sol avant neuf heures. Mais William avait eu d'autres idées sur ce que *tôt* signifiait un samedi matin, et ils n'ouvrirent les pots de peinture qu'à dix heures et demie, après un petit-déjeuner long et une discussion sur la meilleure façon de commencer par les angles ou par le centre qui n'avait aucune importance réelle mais qu'ils eurent quand même.La petite pièce sur la cour était exactement comme ils l'avaient laissée. Les murs blancs. La fenêtre sur la cour intérieure. Le silence particulier des espaces qui ont attendu.Robert étala les bâches. William ouvrit les pots.La peinture était d'un jaune très doux presque timide, qui hésitait entre le blanc et l'ocre selon la lumière. Ils l'avaient choisie ensemble en mars, dans une quincaillerie du quartier où le vendeur leur avait montré vingt nuances de jaune avec une patience admirable. Ils avaient dit *celui-

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    Ce qui arrive quand on n'attend plusLe téléphone sonna un mardi matin d'octobre.Robert était à son bureau. Le nouveau manuscrit était ouvert devant lui il en était au troisième chapitre, à ce stade fragile où l'histoire existe assez pour être visible mais pas assez pour être solide, où chaque journée de travail ressemble à marcher sur de la glace fine. Il avait appris à ne pas en parler trop tôt. À laisser les choses pousser dans le silence avant de les exposer à l'air.William était dans la pièce d'à côté le salon, où il travaillait ses compositions depuis le matin, le son étouffé de la guitare acoustique filtrant sous la porte.Le téléphone afficha un numéro que Robert reconnut immédiatement.L'agence Lumière.Il décrocha.« Monsieur Lambert-Mercier ? »« Oui. »« Madame Forestier à l'appareil. » Une pause courte, mais Robert la sentit. « J'aurais besoin que vous et votre mari soyez disponibles pour

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