Puis, au bout d’un moment, elle jette un coup d’œil discret à l’horloge accrochée au mur de la cuisine. Ses épaules s’affaissent légèrement sous le coup de la fatigue de la fin de journée. Un petit soupir lui échappe, presque imperceptible, feutré. — Bon… il est grand temps que je rentre. Je vais vous laisser profiter de votre fin de soirée, vous deux, dit-elle en se levant de son tabouret avec sa grâce habituelle. Elle s’approche de moi à pas lents et m’enlace doucement, sans crier gare. Son étreinte est tendre, enveloppante, presque maternelle. Sa main vient tapoter mon dos dans un geste réconfortant, d'une bienveillance infinie. Prise de court, je me surprends à fermer les yeux et à me détendre complètement contre elle, abandonnant mes défenses. Un instant de chaleur pure que je n’attendais pas, mais dont mon cœur avait désespérément besoin. Eliott surgit alors dans la pièce, silencieux. Il reste un instant à l’écart, adossé contre le chambranle du mur, les bras croisés sur son t
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