Point de vue d'AstoriaLes jours qui suivirent Londres furent un tourbillon de médecins, de bandages et de silence. Zayan se déplaçait avec raideur, son dos et ses épaules couverts de coupures et de contusions. Mais le pire, c'étaient ses yeux. Ils étaient vides, comme de la pierre. Il fixait les murs, les images de vidéosurveillance, revoyant sans cesse le lustre qui s'effondrait.Nous étions de retour dans le penthouse de Dubaï, la cage paraissant plus réelle que jamais. Les gardes étaient deux fois plus nombreux. Les fenêtres étaient recouvertes d'un film spécial. Le monde extérieur n'était qu'un rêve dangereux.J'étais dans la cuisine, en train de préparer un thé que ni l'un ni l'autre ne boirions, quand j'entendis la sonnette. Une voix grave s'adressa aux gardes. Une voix que je connaissais, mais que je n'avais pas entendue chez nous depuis très longtemps.Le père de Zayan entra dans le salon. C'était un homme grand, comme son fils, mais là où Zayan était fougueux, il était froid
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