Point de vue d'AlessandroJe déteste cette sensation d'étouffement dans cet endroit maudit. Je ne suis pas fait pour les cages, je dois sortir de ce supplice, sinon le sang va couler.Les murs transpirent. Ou peut-être est-ce moi. Le béton humide m'oppresse de toutes parts, comme s'il était vivant, comme s'il savait qui je suis et savourait chaque seconde de mon malaise. La lunette des toilettes, au fond, semble se moquer de ma douleur. L'air a un goût vicié de métal, de rouille et de regret. Chaque respiration est comme un emprunt. Chaque expiration est comme un vol.Depuis que quelqu'un a cessé de frapper au mur, je n'ai plus rien reçu. Aucune réponse, aucun message caché, aucun signal, aucune assurance que je ne suis pas en train de perdre la raison, rien. Juste un silence absolu. Je fais les cent pas dans ma cellule comme un animal en cage, mes bottes raclant le sol à un rythme régulier. Sans emploi et sans occupation, je compte : un, deux, trois, demi-tour. Quatre, cinq, six, dem
Last Updated : 2026-01-10 Read more