ArianaLa pièce est inondée d’une lumière blanche, impitoyable. Ce n’est pas la lumière du soleil, c’est celle de la clinique, de l’autopsie. Elle éclaire chaque grain de poussière dans l’air, chaque nervure du marbre blanc du sol. Au centre, une plateforme surélevée. Autour, des miroirs en triptyque, me renvoyant à l’infini des reflets que je ne reconnais pas.Je suis debout, en sous-vêtements. La soie est froide contre ma peau, qui n’est plus qu’une carte de séismes intimes. Les femmes de l’équipe, muettes et efficaces comme des infirmières, tournent autour de moi. L’une tient une première tenue sur un cintre.C’est une robe. Non, c’est un étui. Une longue ligne noire, asymétrique, avec une épaule drapée comme une aile brisée, l’autre épaule nue. Le tissu, un crêpe lourd, semble absorber la lumière.— La première silhouette, annonce la femme au tailleur gris. « Cendres ».Le mot tombe dans le silence glacé de la pièce.Je lève les bras, mécanique. Elles font glisser la robe. Le tiss
Terakhir Diperbarui : 2025-12-07 Baca selengkapnya