Le film durait plus d'une heure trente, et Léonie est restée presque tout du long blottie contre Tristan.À chaque scène effrayante, elle s'agrippait instinctivement à sa chemise.Même dans les passages plus calmes, elle n'osait pas vraiment le lâcher. Avec ce genre de film, le danger venait justement des moments de silence, toujours prêts à vous jeter au visage une image brutale.Il fallait bien l'admettre : le récit, l'ambiance, les images, le son… tout était redoutablement efficace. Même si le film dépassait largement ce que Léonie pouvait supporter, elle finissait malgré elle par se laisser happer.Tristan aussi avait un peu peur, en réalité.Mais il savourait encore davantage cette sensation rare : celle d'être l'abri vers lequel elle se tournait sans réfléchir.En sortant de la salle, Léonie s'est efforcée de garder son calme. Pourtant, l'obscurité des couloirs la mettait encore sur ses gardes. Elle n'a pas pris la main de Tristan, mais elle marchait tout contre lui, sans laisser
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