MasukTristan Hénault était un homme à l'allure claire et lumineuse, né au sein d'une lignée de hauts dignitaires. Son origine était prestigieuse, sa famille influente. Il était le favori du destin, celui que tous admiraient depuis le piédestal où on l'avait placé. Ils s'étaient aimés pendant quatre ans. Tout le monde savait que Léonie Tessier était son amour le plus profond, gravé dans sa chair et dans son cœur. Mais une mise en scène de « tromperie » avait tout fait voler en éclats, et ils s'étaient séparés dans la confusion et l'humiliation. Cinq ans plus tard, ils se sont retrouvés. Il l'a plaquée contre le mur, et dans ses yeux brûlait une haine capable de tout anéantir. « Puisque tu as disparu de mon monde, alors disparais complètement. Ne me laisse plus jamais te revoir. » Elle a répondu sans hésitation, d'une voix nette : « D'accord. » Tristan la haïssait jusqu'au fond de l'âme, et pourtant il continuait à devenir fou pour elle, à perdre tout contrôle à cause d'elle. Lorsque la vérité a enfin été révélée, les yeux rougis, il l'a acculée contre la porte : « Passe ta vie à expier. Épouse-moi. Ta dette, c'est moi qui la porterai. »
Lihat lebih banyakPour Roland, trois heures étaient peut-être trop longues.Pour Tristan, elles étaient terriblement courtes. Si courtes qu'il a eu l'impression de n'avoir fait que cligner des yeux avant que Léonie ne soit déjà sur le point d'embarquer.Quand Léonie s'est levée en prenant l'urne contre elle, elle a de nouveau senti un regard brûlant posé sur son dos. Elle s'est retournée et a balayé les environs du regard, mais, une fois encore, elle n'a rien réussi à saisir.Récupérer sa carte d'embarquement, déposer sa valise, vérifier l'accès au contrôle de sécurité… Tous ses gestes se sont enchaînés avec une fluidité presque mécanique.Pendant tout ce temps, Tristan est resté dissimulé derrière un pilier, les yeux rivés sur elle. Ce n'était que lorsqu'elle s'est apprêtée à franchir les portiques de sécurité qu'il s'est lentement redressé et l'a suivie sans un bruit.Avant de se diriger vers sa porte d'embarquement, Léonie s'est retournée une dernière fois. Et cette fois, elle a aperçu une silhouette
Debout devant elle, Roland était vêtu d'un costume impeccable. Un léger sourire flottait au coin de ses lèvres.« Qu'est-ce que tu fais ici ? », a demandé Léonie.Une main glissée dans la poche de son pantalon, l'homme a pris une posture détendue : « Je suis venu accompagner un gros client à l'aéroport. Tu rentres à Azurac ? Et ta mère ? »Léonie n'a rien dit. Elle s'est contentée d'effleurer doucement l'urne posée sur ses genoux.Le sourire de Roland s'est figé aussitôt. Il s'est assis à côté d'elle et a adouci sa voix : « Je suis désolé. Je ne savais pas ce qui était arrivé. Toutes mes condoléances. »Après un moment de silence, il a tenté de relancer la conversation : « Tu reviendras à Axeville, plus tard ? »« Je ne sais pas. »« Tu pourrais venir t'y installer. Dans mon entreprise, par exemple. Conseillère juridique ou gestionnaire d'investissements, tu choisis ce que tu préfères. Le salaire annuel serait plus que confortable. »Léonie a tourné la tête vers lui : « Merci. Mais je
Il a repris le dossier, puis a baissé la voix : « Je le réexaminerai quand j'aurai un moment. Mais ne te fais pas trop d'illusions. »« Merci. Dans ce cas, je te laisse. Repose-toi un peu. »Sur ces mots, Tristan s'est levé et s'est dirigé vers l'entrée.En voyant son dos solitaire, presque désolé, Cyrille n'a pas pu s'empêcher de le retenir : « Tristan. »Il s'est retourné, un sourcil légèrement haussé : « Tu serais prêt à changer de travail pour elle ? »« Si je faisais ça, tu crois qu'elle serait touchée ? »« Non. »« Voilà. C'est bien là le problème. »Cyrille a agité la main, lui faisant signe de partir au plus vite. Ce n'était qu'une fois la porte refermée qu'il a murmuré pour lui-même : « Tomber amoureux, c'est vraiment se chercher des ennuis. Travailler, dormir, jouer aux échecs… voilà ce que j'appelle une belle vie. »La rue, à cette heure de la nuit, était d'un calme saisissant.Tristan conduisait seul, à vive allure. Les halos jaune orangé des lampadaires défilaient par fra
À deux heures du matin, Cyrille a enfin terminé avec les affaires du commissariat. Épuisé jusqu'aux os, il a poussé la porte de chez lui.La lumière du salon était allumée.Par réflexe professionnel, tout son corps s'est aussitôt tendu. Ce n'était qu'en apercevant, dans l'entrée, cette paire de chaussures familière qu'il a relâché sa vigilance et a refermé la porte derrière lui d'un geste sec.Tristan était affalé de travers dans le canapé, un bras replié sous la tête. Le regard perdu dans la nuit de l'autre côté du balcon, il était enveloppé d'une mélancolie dense.En entendant du bruit, il a demandé d'une voix rauque, sans même se retourner : « Tu es rentré ? »Cyrille s'est approché, puis s'est lui aussi laissé tomber dans le canapé en fermant les yeux : « Ça fait combien de temps que tu attends ici ? »« Trois heures. »« Pourquoi tu ne m'as pas appelé avant ? Tu comptais vraiment rester planté là jusqu'à ce que je rentre ? »Tristan s'est redressé : « Je ne voulais pas te déranger
Dehors, la lumière lunaire baignait le balcon d'une étoffe de soie argentée. À l'intérieur, le salon de l'appartement était plongé dans un silence de cathédrale.Léonie était assise sur le canapé, serrant un coussin contre elle. Derrière son apparente quiétude, une inquiétude sourde la rongeait, tou
Le bruit du sèche-cheveux a cessé. Presque aussitôt, la porte s'est ouverte.Léonie est apparue, vêtue d'un pyjama blanc en velours côtelé. Ses cheveux, fraîchement séchés, tombaient en vagues souples et denses, dégageant un léger parfum de shampoing.Sans maquillage, elle dégageait une beauté natur
Le vent froid, presque mordant, lui cinglait le visage.Elle s'est hâtée, poussée par le seul désir de regagner l'intérieur chaud de l'appartement.La lumière du salon filtrait sous la porte. Alors qu'elle retirait ses chaussures dans l'entrée, une voix chaude et posée a résonné : « Tu finis tard. »
Le rire de Léonie était teinté d'amertume, et sous son ton volontairement neutre filtrait une tristesse profonde : « Je ne comprends pas. Est-ce que je lui dois quelque chose ? Pourquoi est-ce que je devrais lui donner de l'argent ? Je suis sa tirelire personnelle ? »« Quand on était enfants, quoi
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