MasukTristan Hénault était un homme à l'allure claire et lumineuse, né au sein d'une lignée de hauts dignitaires. Son origine était prestigieuse, sa famille influente. Il était le favori du destin, celui que tous admiraient depuis le piédestal où on l'avait placé. Ils s'étaient aimés pendant quatre ans. Tout le monde savait que Léonie Tessier était son amour le plus profond, gravé dans sa chair et dans son cœur. Mais une mise en scène de « tromperie » avait tout fait voler en éclats, et ils s'étaient séparés dans la confusion et l'humiliation. Cinq ans plus tard, ils se sont retrouvés. Il l'a plaquée contre le mur, et dans ses yeux brûlait une haine capable de tout anéantir. « Puisque tu as disparu de mon monde, alors disparais complètement. Ne me laisse plus jamais te revoir. » Elle a répondu sans hésitation, d'une voix nette : « D'accord. » Tristan la haïssait jusqu'au fond de l'âme, et pourtant il continuait à devenir fou pour elle, à perdre tout contrôle à cause d'elle. Lorsque la vérité a enfin été révélée, les yeux rougis, il l'a acculée contre la porte : « Passe ta vie à expier. Épouse-moi. Ta dette, c'est moi qui la porterai. »
Lihat lebih banyak« Diane est bien venue, avec deux agents de sécurité. Au début, Diane et sa mère se sont disputées. Puis les deux agents ont eu une altercation physique avec ta mère. »Élise a marqué une pause, la gorge serrée.« Même si Tristan a essayé de la protéger, elle était déjà dans un tel état d'agitation qu'elle a fini par s'évanouir. On l'a conduite aux urgences aussi vite que possible, mais… je suis désolée. Aucun de nous n'aurait imaginé que ça finirait comme ça. »Le cœur de Léonie semblait se déchirer en silence, pourtant son visage demeurait d'un calme presque irréel.« Ne te reproche pas tout ça », a-t-elle dit, « vous n'êtes pas à l'origine de tout. Ma mère était gravement malade depuis un an. Son état avait déjà entraîné la défaillance de plusieurs organes, notamment le cœur. Les médecins lui avaient dit d'éviter toute colère, mais tu sais comment elle était… toujours prompte à s'emporter pour un rien. »Élise a serré les poings : « Tout est de la faute de Diane ! Si elle n'était pa
Au cœur de la nuit, l'hôpital était plongé dans un silence de mort, à peine troublé, de temps à autre, par le chant des cigales qui filtrait à travers les fenêtres.Dans la chambre individuelle, la faible lumière jaune dessinait les contours du profil de Tristan, creusé par la fatigue. Enfoncé dans le canapé, il gardait les yeux rivés sur Léonie, toujours inconsciente. Ses épaules semblaient ployer sous une ombre immense. Le remords et la culpabilité fermentaient dans l'air étouffant de la pièce.Depuis l'après-midi jusqu'au milieu de la nuit, il n'avait pas bougé.Élise a poussé la porte sans bruit et est entrée avec le dîner. Elle a baissé la voix pour rompre ce silence figé : « Elle ne s'est toujours pas réveillée ? »Tristan s'est contenté de secouer la tête.« Ça fait presque dix heures que tu n'as rien mangé », a-t-elle murmuré en posant le repas sur la table basse, « mange au moins un peu. »Tristan s'est laissé retomber contre le dossier du canapé. Il a expiré longuement, les y
Le médecin a annoncé l'heure du décès, mais pour Léonie, ces mots n'étaient qu'un bourdonnement indistinct.C'était seulement à cet instant qu'elle a enfin compris Claudine : elle ne l'avait jamais privée de son amour. Elle l'avait simplement aimée à sa manière.Comme elle venait de le dire, elle n'avait pas fait beaucoup d'études. Alors elle avait toujours cru, avec une naïveté presque obstinée, que le destin d'une femme dépendait entièrement de son mari et de son fils, et que là seulement se trouvait le chemin du bonheur.C'était ainsi qu'elle avait élevé Léonie : épouser un homme riche. Et l'amour entre eux ? Ce n'était pas vraiment ce qui comptait. L'argent, le statut, voilà ce qui, à ses yeux, offrait la seule vraie sécurité.Les infirmières ont commencé à retirer les électrodes et les appareils qui avaient maintenu Claudine en vie.Une jeune femme s'est approchée pour aider Léonie à se relever : « Je suis vraiment désolée… Toutes mes condoléances. »Mais Léonie l'a repoussée brus
Dans ce long silence de mort, seuls les faibles bruits venus de la salle d'urgence continuaient de mettre les nerfs de chacun à vif.La porte de la salle de réanimation s'est ouverte plus d'une heure plus tard.« Qui est la fille de cette dame ? » L'infirmière, l'air pressé, a coupé net les questions que les trois s'apprêtaient à poser.« C'est moi… » La voix de Léonie tremblait.« Venez vite avec moi ! »Derrière la porte refermée, Léonie a avancé dans le couloir saturé d'odeurs âcres et du vacarme des appareils. Au bout, sa mère l'attendait.À cet instant, son cœur s'est contracté à en éclater. Une douleur fulgurante lui a coupé le souffle.Un médecin s'est approché d'elle, la voix grave, empreinte de regret :« Son insuffisance cardiaque est trop avancée. Son état était déjà très préoccupant, et dans ces conditions, un choc émotionnel aussi violent représentait un risque énorme. Je suis désolé… nous avons fait tout ce que nous pouvions. Pour l'instant, seule la machine la maintient
Dehors, la lumière lunaire baignait le balcon d'une étoffe de soie argentée. À l'intérieur, le salon de l'appartement était plongé dans un silence de cathédrale.Léonie était assise sur le canapé, serrant un coussin contre elle. Derrière son apparente quiétude, une inquiétude sourde la rongeait, tou
Le bruit du sèche-cheveux a cessé. Presque aussitôt, la porte s'est ouverte.Léonie est apparue, vêtue d'un pyjama blanc en velours côtelé. Ses cheveux, fraîchement séchés, tombaient en vagues souples et denses, dégageant un léger parfum de shampoing.Sans maquillage, elle dégageait une beauté natur
Le vent froid, presque mordant, lui cinglait le visage.Elle s'est hâtée, poussée par le seul désir de regagner l'intérieur chaud de l'appartement.La lumière du salon filtrait sous la porte. Alors qu'elle retirait ses chaussures dans l'entrée, une voix chaude et posée a résonné : « Tu finis tard. »
Le rire de Léonie était teinté d'amertume, et sous son ton volontairement neutre filtrait une tristesse profonde : « Je ne comprends pas. Est-ce que je lui dois quelque chose ? Pourquoi est-ce que je devrais lui donner de l'argent ? Je suis sa tirelire personnelle ? »« Quand on était enfants, quoi












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