LOGINTristan Hénault était un homme à l'allure claire et lumineuse, né au sein d'une lignée de hauts dignitaires. Son origine était prestigieuse, sa famille influente. Il était le favori du destin, celui que tous admiraient depuis le piédestal où on l'avait placé. Ils s'étaient aimés pendant quatre ans. Tout le monde savait que Léonie Tessier était son amour le plus profond, gravé dans sa chair et dans son cœur. Mais une mise en scène de « tromperie » avait tout fait voler en éclats, et ils s'étaient séparés dans la confusion et l'humiliation. Cinq ans plus tard, ils se sont retrouvés. Il l'a plaquée contre le mur, et dans ses yeux brûlait une haine capable de tout anéantir. « Puisque tu as disparu de mon monde, alors disparais complètement. Ne me laisse plus jamais te revoir. » Elle a répondu sans hésitation, d'une voix nette : « D'accord. » Tristan la haïssait jusqu'au fond de l'âme, et pourtant il continuait à devenir fou pour elle, à perdre tout contrôle à cause d'elle. Lorsque la vérité a enfin été révélée, les yeux rougis, il l'a acculée contre la porte : « Passe ta vie à expier. Épouse-moi. Ta dette, c'est moi qui la porterai. »
View MoreLa sonnerie de son téléphone a soudain déchiré le silence.Même si les vagues venaient frapper son corps les unes après les autres, l'appareil continuait de vibrer obstinément dans la poche de son pantalon. Comme si, tant qu'elle ne répondait pas, l'autre personne était prête à appeler jusqu'à la fin du monde.Pourquoi fallait-il qu'on lui arrache même ce dernier instant de paix ?Elle a sorti son téléphone trempé et a vu s'afficher un numéro inconnu, avec l'indicatif d'Axeville.Qui pouvait bien l'appeler ?Pourquoi maintenant ?Elle a appuyé sur la touche verte et a demandé d'une voix rauque : « Allô ? Qui est-ce ? »Une voix de femme, furieuse, a aussitôt éclaté à l'autre bout du fil : « Vous êtes bien la propriétaire du 302 ? Je suis votre voisine du dessous ! Vous avez une canalisation qui a éclaté chez vous ou quoi ? Mon salon entier est inondé ! »« Je suis désolée… Faites venir un serrurier pour ouvrir la porte, puis appelez un plombier pour les réparations. Je prendrai tous le
Sa gorge semblait brûlée à vif ; chaque déglutition lui arrachait une douleur aiguë.Les larmes tombaient sans fin, comme si quelque chose s'était rompu en elle.Son esprit était vide. Pendant un instant, elle ne savait même plus qui elle était, ni ce qu'elle était censée faire.Il lui a fallu très longtemps pour retrouver assez de force. Puis elle a appelé un taxi et s'est rendue dans l'appartement que Tristan lui avait laissé.Les pièces étaient vastes, impeccables, mais d'une propreté si froide qu'on n'y retrouvait plus la moindre trace de lui.Elle a tiré les rideaux et s'est enfermée là, jour après jour.Quand son estomac la faisait souffrir, elle prenait des médicaments. Quand l'insomnie devenait insupportable, elle avalait des somnifères. Quand son cœur s'emballait et que ses mains tremblaient, elle prenait mécaniquement ses anxiolytiques. Ses journées n'étaient plus rythmées que par le bruit sec des plaquettes en aluminium qu'elle déchirait.Lorsque tout espoir l'avait quittée,
Viviane a appelé Julia.La réponse est tombée très vite : elle avait vendu ces vieux objets, y compris la boîte en fer, à un brocanteur ambulant.Léonie a parcouru tous les stands de brocante des environs. À chacun, elle a décrit minutieusement la boîte en fer, puis a demandé des informations sur ce brocanteur ambulant. Elle a cherché ainsi pendant trois jours entiers, comme on cherche une aiguille dans une botte de foin, avant de finir par retrouver l'homme dans un entrepôt délabré, en périphérie.Mais il n'a rien voulu entendre. Ce n'était qu'après Léonie lui avoir tendu trente euros qu'il a daigné la laisser entrer fouiller elle-même dans l'entrepôt.La chaleur du début d'été accentuait l'odeur étouffante du vieux bois et de la ferraille rouillée. Sous un soleil brûlant, Léonie a fouillé pendant plus de deux heures, jusqu'à s'écorcher le bout des doigts. Ce n'était qu'alors qu'elle a fini par toucher, au fond d'un tas de rebuts, la surface froide de cette boîte en fer.L'émotion a f
Une semaine après les funérailles, Léonie s'est rendue à la mairie pour déposer l'acte de décès de sa mère et faire effectuer à la dernière mise à jour du livret de famille.Mais lorsqu'elle a poussé la porte de chez elle, elle a découvert sa valise déjà remplie, plantée seule au milieu du salon.La mère de Viviane sortait justement avec l'enfant dans les bras. En passant à côté d'elle, elle a détourné le regard, comme si elle craignait d'être mêlée à quoi que ce soit.Pour une fois, Médard n'était pas en train de jouer. Il était assis sur le canapé, le visage fermé. À côté de lui, Viviane faisait défiler l'écran de son téléphone avec nonchalance, sans même lever la tête.Léonie a désigné sa valise : « Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous me mettez dehors ? »« J'ai ma propre famille. Mes beaux-parents ont aussi emménagé pour s'occuper du bébé. » La voix de Médard était froide, sans la moindre trace de culpabilité. « Ce n'est pas pratique que tu continues à vivre ici. Tristan ne t'a pas d
Dehors, la lumière lunaire baignait le balcon d'une étoffe de soie argentée. À l'intérieur, le salon de l'appartement était plongé dans un silence de cathédrale.Léonie était assise sur le canapé, serrant un coussin contre elle. Derrière son apparente quiétude, une inquiétude sourde la rongeait, tou
Le bruit du sèche-cheveux a cessé. Presque aussitôt, la porte s'est ouverte.Léonie est apparue, vêtue d'un pyjama blanc en velours côtelé. Ses cheveux, fraîchement séchés, tombaient en vagues souples et denses, dégageant un léger parfum de shampoing.Sans maquillage, elle dégageait une beauté natur
Le vent froid, presque mordant, lui cinglait le visage.Elle s'est hâtée, poussée par le seul désir de regagner l'intérieur chaud de l'appartement.La lumière du salon filtrait sous la porte. Alors qu'elle retirait ses chaussures dans l'entrée, une voix chaude et posée a résonné : « Tu finis tard. »
Le rire de Léonie était teinté d'amertume, et sous son ton volontairement neutre filtrait une tristesse profonde : « Je ne comprends pas. Est-ce que je lui dois quelque chose ? Pourquoi est-ce que je devrais lui donner de l'argent ? Je suis sa tirelire personnelle ? »« Quand on était enfants, quoi












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