تسجيل الدخولTristan Hénault était un homme à l'allure claire et lumineuse, né au sein d'une lignée de hauts dignitaires. Son origine était prestigieuse, sa famille influente. Il était le favori du destin, celui que tous admiraient depuis le piédestal où on l'avait placé. Ils s'étaient aimés pendant quatre ans. Tout le monde savait que Léonie Tessier était son amour le plus profond, gravé dans sa chair et dans son cœur. Mais une mise en scène de « tromperie » avait tout fait voler en éclats, et ils s'étaient séparés dans la confusion et l'humiliation. Cinq ans plus tard, ils se sont retrouvés. Il l'a plaquée contre le mur, et dans ses yeux brûlait une haine capable de tout anéantir. « Puisque tu as disparu de mon monde, alors disparais complètement. Ne me laisse plus jamais te revoir. » Elle a répondu sans hésitation, d'une voix nette : « D'accord. » Tristan la haïssait jusqu'au fond de l'âme, et pourtant il continuait à devenir fou pour elle, à perdre tout contrôle à cause d'elle. Lorsque la vérité a enfin été révélée, les yeux rougis, il l'a acculée contre la porte : « Passe ta vie à expier. Épouse-moi. Ta dette, c'est moi qui la porterai. »
عرض المزيد« Je lui ai bien parlé, oui. Mais tu crois vraiment que j'avais le pouvoir de briser votre relation à moi seule ? »Tristan s'est renversé contre le dossier de son fauteuil : « Tu n'avais pas le pouvoir de l'empêcher de m'aimer, c'est vrai. Mais à cause de toi, elle m'a menti pendant six ans entiers. Elle a préféré se faire passer pour une traîtresse plutôt que de me laisser apprendre l'incarcération de son père. »« Et même si tu l'avais su, qu'est-ce que ça aurait changé ? » Diane s'est brusquement levée, la voix chargée de colère. « Tu aurais donc ruiné ton avenir pour la fille d'un criminel ? »Les poings serrés, Tristan n'a réussi à contenir la vague d'émotion qu'en crispant violemment la mâchoire.« Elle ne t'aimait pas autant que tu l'imagines », a ajouté Diane, « elle n'a pas résisté à ma pression, et elle n'avait pas le courage de défier toute notre famille. Elle est intelligente, elle est belle ; trouver un homme riche n'a jamais été difficile pour elle. Elle a pesé le pour e
« J'appellerai les pompes funèbres pour prendre rendez-vous », a murmuré Léonie.Médard a repris : « On organise les obsèques à Azurac ? »« Oui. Même si papa ne peut pas être présent, il faut lui offrir un départ digne. »« Mais… je n'ai pas d'argent. »Voilà. C'était tout Médard : sans volonté propre, sans économies, incapable, face au moindre bouleversement, de faire autre chose que de s'accrocher à sa sœur. « Je prendrai tout en charge », a dit Léonie, le visage sans expression.À cet instant, Élise a poussé la porte et est entrée d'un pas pressé, une carte bancaire entre les doigts : « Léonie, c'est la compensation versée par Diane. Il y a cent mille euros dessus. »Léonie s'est figée. Et à côté d'elle, Médard et Viviane se sont brusquement levés.« Quelle compensation ? », a demandé Médard d'une voix tremblante.Léonie a demandé : « Diane ? Elle aurait proposé une compensation de son plein gré ? »« Bien sûr que non. C'est Tristan qui a négocié avec elle. Ils discutent encore, m
« Diane est bien venue, avec deux agents de sécurité. Au début, Diane et sa mère se sont disputées. Puis les deux agents ont eu une altercation physique avec ta mère. »Élise a marqué une pause, la gorge serrée.« Même si Tristan a essayé de la protéger, elle était déjà dans un tel état d'agitation qu'elle a fini par s'évanouir. On l'a conduite aux urgences aussi vite que possible, mais… je suis désolée. Aucun de nous n'aurait imaginé que ça finirait comme ça. »Le cœur de Léonie semblait se déchirer en silence, pourtant son visage demeurait d'un calme presque irréel.« Ne te reproche pas tout ça », a-t-elle dit, « vous n'êtes pas à l'origine de tout. Ma mère était gravement malade depuis un an. Son état avait déjà entraîné la défaillance de plusieurs organes, notamment le cœur. Les médecins lui avaient dit d'éviter toute colère, mais tu sais comment elle était… toujours prompte à s'emporter pour un rien. »Élise a serré les poings : « Tout est de la faute de Diane ! Si elle n'était pa
Au cœur de la nuit, l'hôpital était plongé dans un silence de mort, à peine troublé, de temps à autre, par le chant des cigales qui filtrait à travers les fenêtres.Dans la chambre individuelle, la faible lumière jaune dessinait les contours du profil de Tristan, creusé par la fatigue. Enfoncé dans le canapé, il gardait les yeux rivés sur Léonie, toujours inconsciente. Ses épaules semblaient ployer sous une ombre immense. Le remords et la culpabilité fermentaient dans l'air étouffant de la pièce.Depuis l'après-midi jusqu'au milieu de la nuit, il n'avait pas bougé.Élise a poussé la porte sans bruit et est entrée avec le dîner. Elle a baissé la voix pour rompre ce silence figé : « Elle ne s'est toujours pas réveillée ? »Tristan s'est contenté de secouer la tête.« Ça fait presque dix heures que tu n'as rien mangé », a-t-elle murmuré en posant le repas sur la table basse, « mange au moins un peu. »Tristan s'est laissé retomber contre le dossier du canapé. Il a expiré longuement, les y
Dehors, la lumière lunaire baignait le balcon d'une étoffe de soie argentée. À l'intérieur, le salon de l'appartement était plongé dans un silence de cathédrale.Léonie était assise sur le canapé, serrant un coussin contre elle. Derrière son apparente quiétude, une inquiétude sourde la rongeait, tou
Le bruit du sèche-cheveux a cessé. Presque aussitôt, la porte s'est ouverte.Léonie est apparue, vêtue d'un pyjama blanc en velours côtelé. Ses cheveux, fraîchement séchés, tombaient en vagues souples et denses, dégageant un léger parfum de shampoing.Sans maquillage, elle dégageait une beauté natur
Le vent froid, presque mordant, lui cinglait le visage.Elle s'est hâtée, poussée par le seul désir de regagner l'intérieur chaud de l'appartement.La lumière du salon filtrait sous la porte. Alors qu'elle retirait ses chaussures dans l'entrée, une voix chaude et posée a résonné : « Tu finis tard. »
Le rire de Léonie était teinté d'amertume, et sous son ton volontairement neutre filtrait une tristesse profonde : « Je ne comprends pas. Est-ce que je lui dois quelque chose ? Pourquoi est-ce que je devrais lui donner de l'argent ? Je suis sa tirelire personnelle ? »« Quand on était enfants, quoi












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