Je pense à Lorenzo. À ce qu'il ferait s'il était là. Il serait debout, au dernier rang, les poings serrés, les mâchoires crispées. Il ne pleurerait pas. Il ne sourirait pas. Il me regarderait avec ses yeux de prédateur, ses yeux qui brûlent, ses yeux qui possèdent. Et je sentirais son regard sur ma nuque tout au long de la cérémonie, brûlant, pesant, inoubliable.Mais il n'est pas là. Il est ailleurs. Dans son bureau, peut-être. Ou dans sa voiture, garé quelque part, à attendre, à guetter, à souffrir. Ou chez lui, ivre mort, à noyer sa rage dans le whisky. Ou au bord du Tibre, à regarder l'eau couler, à penser à elle, à moi, à nous.Je chasse ces pensées. Aujourd'hui, je suis à Matteo. Aujourd'hui, je commence une nouvelle vie. Aujourd'hui, je ferme la porte sur le pass&eac
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