Guilia Il serre ma main. Ses doigts se resserrent autour des miens, comme pour m'ancrer, pour m'empêcher de m'envoler, de me briser.— Je suis là, Giulia. Quoi qu'il arrive, je suis là. Je ne te lâcherai pas. Je te le promets.Je le regarde. Dans la lumière tamisée de l'habitacle, son visage est calme, rassurant, presque serein. Il a mis son plus beau costume, celui qu'il porte aux mariages et aux enterrements. Un costume gris anthracite, coupé sur mesure, avec une cravate bleu pâle que j'ai choisie pour lui. Il s'est fait couper les cheveux chez le coiffeur du coin, pas celui des riches, celui des gens simples. Il a acheté une bouteille de Barolo pour mon père, le meilleur qu'il ait trouvé, presque un mois de salaire.Il est parfait. Il est tout ce que je ne mérite pas. Il est l'homme que j'aurais dû aimer, que je devrais aimer, que je n'arriv
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