Chapitre : L’instant où il m’a retrouvée trop tardLe couloir de transfert avait une atmosphère différente de tout ce que j’avais connu jusqu’ici, non pas parce qu’il était plus sombre ou plus profond que les autres parties du complexe souterrain, mais parce qu’il semblait avoir été conçu pour neutraliser progressivement toute sensation d’urgence humaine, comme si chaque élément architectural avait été pensé pour transformer la peur en simple étape administrative.Les murs étaient lisses, trop propres, presque froids dans leur perfection, et les lumières artificielles ne clignotaient jamais, ne tremblaient jamais, ne laissaient jamais place à la moindre impression d’instabilité, ce qui donnait à cet endroit une impression d’irréalité maîtrisée, comme un espace qui n’avait pas été créé pour être vécu mais uniquement pour être traversé.Je marchais au centre de ce couloir entourée de gardes silencieux dont les pas étaient parfaitement synchronisés avec les miens sans jamais réellement s
Read more