Il était cinq heures et demie du matin quand Élise n'y tint plus.Les quatre murs de sa chambre étaient devenus une prison trop étroite. L'air était lourd, saturé de ses propres soupirs, de ses larmes séchées, de ses pensées qui tournaient en rond sans issue. Le plafond qu'elle fixait depuis des heures n'offrait aucune réponse. Juste du blanc. Du vide. Du rien.Elle se leva d'un bond, comme mue par un ressort.Sans allumer la lumière, elle traversa sa chambre à tâtons, ouvrit son armoire. Ses doigts coururent sur les cintres – robes de soie, tailleurs stricts, tenues de cocktail. Rien de tout cela ne lui correspondait. Rien de tout cela n'était elle.Au fond, caché derrière une veste qu'elle n'avait jamais portée, ses doigts rencontrèrent un jean. Un vieux jean, usé, trop large, qu'elle mettait des années plus tôt, avant que son père ne décide de sa garde-robe. Elle l'enfila, attrapa un pull informe au hasard, enfila des baskets.Dans la salle de bains, elle se regarda dans le miroir.
Última atualização : 2026-03-27 Ler mais