Le lendemain, Élise quitta le bureau plus tôt que d'habitude.Elle avait passé la journée à regarder l'heure, à compter les minutes, à revoir le visage de Chloé derrière ses paupières closes. Les dossiers s'empilaient sur son bureau. Elle ne les avait pas touchés.À dix-sept heures, elle rassembla ses affaires et descendit.La voiture l'attendait. Pierre ouvrit la portière.— À la maison, mademoiselle ?— Pas tout de suite, Pierre. Déposez-moi rue de Rivoli. Je veux marcher un peu.Il la regarda dans le rétroviseur, étonné. Elle ne marchait jamais. Elle n'allait jamais nulle part sans être conduite, accompagnée, surveillée.— Comme vous voulez, mademoiselle.La voiture la déposa au coin de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Honoré. Élise descendit, attendit que la voiture disparaisse au bout de l'avenue, puis tourna dans une petite rue, puis dans une autre. Elle marcha vite, le cœur battant, les mains enfoncées dans les poches de son manteau.Elle arriva au café par une ruelle adjace
Última atualização : 2026-03-27 Ler mais