Cette fois, la pression était réelle, forte, inarrêtable. Yara plongea malgré elle, la tête sous l’eau, les bras qui battaient en tous sens. L’eau salée lui entra dans la bouche, dans le nez. Elle ouvrit les yeux l’eau était noire, trouble, mais elle vit sa propre cheville, et autour, rien. Pas de main, pas de corde, pas de filet. Juste cette force qui la tirait vers le fond, sans origine visible.La panique l’envahit comme une nappe d’eau glacée. Elle se débattit, donna des coups de pied, tira sur sa jambe avec ses mains rien n’y faisait. La traction était régulière, implacable. Elle descendait. Un mètre. Deux mètres. L’eau était plus froide en profondeur. La pression lui piquait les oreilles.Elle remonta en se débattant un effort surhumain, des mouvements désordonnés de nageuse en détresse et sortit la tête de l’eau juste assez pour aspirer une gorgée d’air.— Au secours !Sa voix claqua dans la nuit vide. Personne. Le sable était désert, les rochers muets, les maisons de Maraú
Last Updated : 2026-04-06 Read more