**Diana Moran** Ces deux semaines ont été interminables. Pas seulement à cause de la douleur ou de l’immobilité, mais surtout à cause du bruit des médias, des chaînes d’info en continu, des titres racoleurs, des photos volées à travers les vitres de l’hôpital... J’ai été poignardée, et pourtant, j’ai eu l’impression d’être disséquée vivante. Steven n’a pas pris de risques. Des gardes du corps sont postés jour et nuit devant ma chambre, le service de sécurité à été renforcé et les allées et venues sont contrôlées. Il passait tous les jours. Le matin, toujours avant ses réunions et le soir, parfois tard, quand l’hôpital était presque silencieux. Certaines nuits, il restait ici, assis dans le fauteuil, à lire ou simplement à veiller. Aujourd’hui, pourtant, il n’est pas là. Et ça me perturbe plus que je ne veux l’admettre. Je suis assise sur le lit, prête à partir, un peu trop consciente du vide que laisse son absence. Je me dis
Last Updated : 2026-05-11 Read more