AurélienUne seconde, j'étais plaquée contre la poitrine de Kaedric, ses bras m'enserrant fort, sa voix basse et brisée à mon oreille me disant qu'il me tenait. L'instant d'après, je me débattais violemment, donnant des coups de coude en arrière de toutes mes forces, car voir cet homme porter le corps de Zephran vers une voiture qui attendait avait allumé en moi quelque chose qu'aucune étreinte ne pouvait étouffer.« Lâchez-moi ! » haletai-je, enfonçant mon coude dans ses côtes jusqu'à ce que ses bras se desserrent enfin, surpris. Je me libérai, trébuchant sur le gravier, mes talons s'accrochant aux cailloux, courant droit vers l'homme qui portait le corps inerte de mon mari sur son épaule comme s'il ne pesait rien.« Posez-le ! » Ma voix, rauque et furieuse, jaillit de moi, ne laissant derrière elle que l'instinct animal. Je m'agrippai au bras de l'homme, à sa veste, à tout ce qui me tombait sous la main, mes ongles crissant inutilement sur le tissu tandis qu'il ralentissait à peine,
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