LydiaLa première chose que je remarque lorsque j’ouvre les yeux est le silence, non pas ce silence vide et froid qui accompagne l’absence, mais celui, beaucoup plus rare, qui ressemble à une présence tranquille installée dans chaque recoin de l’appartement, si bien que je reste allongée plusieurs secondes sous les draps à observer la lumière pâle du matin qui s’étire lentement sur le plafond, tandis que le penthouse semble différent à cette heure-là, plus doux, presque vulnérable, comme si même la ville derrière les immenses baies vitrées n’était pas encore complètement réveillée et hésitait encore entre la nuit et le jour.Puis les souvenirs de la veille me reviennent avec une netteté désarmante, ramenant immédiatement à la surface l’image du baiser échangé avec Adrian, et mon estomac se contracte légèrement lorsque je réalise une fois encore que ce geste n’avait rien d’impulsif, rien à voir avec la colère, l’adrénaline ou un moment d’égarement que je pourrais fa
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