La voiture filait dans les rues de Lyon, gyrophares éteints, sirène muette. Jonathan était assis à l'arrière, Gabriel blotti contre lui. L'enfant s'était endormi, épuisé par les heures de captivité et par l'émotion de la libération. Jonathan lui caressait doucement les cheveux, le regard perdu dans la nuit.Il pensait à Garnier. À cet homme qui avait donné sa vie pour sauver son fils. Un homme qu'il connaissait à peine, mais qui était devenu en quelques semaines un allié, un protecteur, presque un ami. Il ne l'oublierait jamais. Il veillerait sur sa mémoire, sur sa famille, sur tout ce qui avait compté pour lui.— Monsieur, nous arrivons, dit le chauffeur.La voiture s'arrêta devant l'immeuble de la Croix-Rousse. Violette attendait sur le trottoir, enveloppée dans un manteau, le visage pâle et les yeux rougis. Elle avait dû voir les informations, ou peut-être Garnier l'avait-il prévenue avant l'assaut. Elle se précipita vers la voiture dès qu'elle la vit arriver.Jonathan descendit, G
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