Le soir, ils lisaient côte à côte sur le canapé, ou regardaient un vieux film en noir et blanc, ou recevaient des amis. Chloé passait souvent, avec la petite Louise qui remplissait l’appartement de ses rires et de ses cris. Solange venait dîner avec Vincent, et ils parlaient de droit, de justice, de voyages. Élodie, depuis Strasbourg, appelait une fois par semaine, et chaque fois, sa voix était plus joyeuse, plus légère, comme si le poids du passé s’était enfin envolé.Et puis il y avait les nuits. Les nuits étaient douces, paisibles. Ils faisaient l’amour avec la tendresse de ceux qui se connaissent par cœur, qui savent exactement où poser la main, où déposer un baiser, où murmurer un mot. Il n’y avait plus d’urgence, plus de fièvre, plus de voracité. Juste une lenteur exquise, une attention infinie, une gratitude muette. Après, ils restaient allongés dans le noir, les doigts entrelacés, et ils écoutaient leurs cœurs battre à l’unisson.— Tu te souviens de notre première nuit ? deman
آخر تحديث : 2026-08-05 اقرأ المزيد