Il se pencha vers elle et l’embrassa.Ce n’était pas un baiser furtif, ni un baiser volé. C’était un baiser franc, assumé, donné en pleine lumière, devant les grilles du manoir, à la vue de tous. Un baiser qui disait : je n’ai plus peur. Je n’ai plus honte. Je suis là, avec toi, et rien ni personne ne pourra nous séparer.Éléonore répondit à son baiser avec une ferveur égale. Elle passa ses bras autour de son cou, l’attira plus près d’elle, et laissa le monde extérieur disparaître. Il n’y avait plus que lui, que ses lèvres sur les siennes, que ses mains dans son dos, que ce moment parfait et fragile qu’ils volaient à la réalité.Quand ils se séparèrent, à bout de souffle, Amir leva les yeux vers le manoir. Derrière l’une des fenêtres du premier étage, une silhouette se tenait immobile. Charles Delcourt. Le patriarche déchu, qui observait la scène à travers les rideaux de dentelle, le visage fermé, les poings serrés.Amir soutint son regard sans ciller. Il ne le défiait pas. Il ne le p
Última actualización : 2026-08-21 Leer más