Il y a dans sa voix une douceur triste qui me serre le cœur. Je me lève, contourne le bureau, m'arrête près d'elle. Mes doigts effleurent sa main, s'entrelacent aux siens. — Je t'aime, dis-je doucement. Je t'aime encore. Cela aussi, c'est vrai. Elle me regarde, et dans ses yeux noirs, je vois passer un éclat fragile, comme une étoile qui vacille. — Je sais, murmure-t-elle. Moi aussi, je t'aime. Plus que je ne l'aurais cru possible. Et c'est pour ça que je ne te retiendrai pas. Nous restons là, nos doigts entrelacés, nos regards accrochés l'un à l'autre. Dehors, la neige tombe à nouveau, fine et obstinée, comme si le ciel refusait de faire la paix avec la terre. Le soir venu, je me rends dans la chambre de Soren, dans l'aile des invités. La pièce est petite, sobre, meublée d'un lit étroit, d'une table de chevet, d'un fauteuil près de la fenêtre. Soren est assis dans le fauteuil, vêtu d'un pull gris trop
Last Updated : 2026-08-18 Read more