Camille Cette nuit, je n'ai presque pas dormi. Chaque fois que je fermais les yeux, je voyais son visage, son regard gris, sa main qui tenait mon string entre le pouce et l'index. Cette image me hante, me poursuit, me dévore comme un acide. Tout a commencé hier soir, dans la buanderie. Une pièce étroite, humide, mal éclairée par une ampoule nue qui pend du plafond, qui sent la lessive, l'adoucissant et la pierre ancienne. Je pliais le linge propre, les draps de Manon, les serviettes de bain râpeuses, les t-shirts de Vincent. Des gestes mécaniques, répétitifs, presque méditatifs. Quand je suis tombée sur l'un de ses caleçons, un boxer en coton gris chiné, usé aux bordures, je n'ai pas pu résister. J'ai regardé autour de moi, vérifié que j'étais seule, et j'ai enfoui mon visage dedans. J'ai respiré profondément. L'odeur de son entrejambe, de sa queue, de ses couilles. Un musc viril, puissant, qui m'a immédiatement fait mouiller. Je suis rest
Last Updated : 2026-08-01 Read more