Chapitre 41 : La brèche amoureuseLa nuit tombait sur Paris, et avec elle, une pluie fine, insistante, qui collait les cheveux aux tempes et rendait les pavés glissants. Prunelle n’en sentait rien. Elle montait l’escalier de l’immeuble de Gérald, les jambes lourdes, le cœur battant la chamade. La scène du matin l’avait suivie toute la journée : le cheveu blond, le rire froid de Gérald, sa main sur sa taille, sa bouche sur la sienne. Elle s’était sentie humiliée, puis rassurée, puis à nouveau dévorée par le doute. Et maintenant, elle revenait, parce qu’elle ne pouvait pas rester loin de lui. Parce qu’il lui manquait comme une drogue.Elle frappa. La porte s’ouvrit. Gérald se tenait dans l’encadrement, torse nu, les cheveux en désordre, le regard sombre. Il ne dit rien, s’effaça pour la laisser entrer. Elle pénétra dans l’appartement, le souffle court, déposa son sac, retira son manteau. L’air sentait le tabac et le santal, cette odeur qui la rendait folle.— Tu es revenue, dit-il simpl
Dernière mise à jour : 2026-08-23 Read More