Chapitre 11VesperaLa réception se déroule dans une demeure étrangère, une bâtisse immense aux couloirs interminables, aux salons en enfilade, aux portes dérobées et aux escaliers de service que je ne connais pas, et je me tiens à l'écart de la cohue, comme toujours, cherchant une fenêtre, un balcon, un recoin où respirer loin des regards qui me jugent et des sourires qui me condamnent. C'est alors qu'elles m'encerclent, trois femmes de la haute société, des visages lisses comme la glace, des parfums capiteux, des robes hors de prix, et leurs voix, sucrées et venimeuses, m'invitent à les suivre pour me montrer, disent-elles, une pièce magnifique que peu d'invités ont le privilège de voir. Je sens le piège, je le sens à la manière dont leurs doigts se referment sur mon bras, dont leurs sourires s'aiguisent, mais je n'ose pas refuser, je n'ose pas protester, et je me laisse entraîner loin des lumières, loin des rires, jusqu'à une porte qu'elles ouvrent dans mon dos.La poussée est brut
Zuletzt aktualisiert : 2026-08-15 Mehr lesen