로그인Le Milliardaire a Épousé la Mauvaise Jumelle Le jour de son mariage, le milliardaire Caius Devereux épouse par erreur Vespera Solis au lieu de sa sœur jumelle, promise depuis des années à sa famille. Humiliée, Vespera accepte de rester son épouse uniquement pour protéger sa mère malade. Mais plus Caius apprend à connaître cette femme discrète, plus il comprend que la véritable manipulatrice n'est pas celle qu'il croyait. Quand la vérité éclate, il est déjà trop tard : Vespera demande le divorce... et porte son enfant.
더 보기Chapitre 1
Vespera
Depuis toujours, je vis dans l’ombre de Seraphina, ma sœur jumelle, celle que mes parents ont élue comme on choisit un joyau dans un écrin, la préférée, l’unique, la merveille, tandis que moi je ne suis qu’une pâle copie que l’on tolère dans les pièces de service, une présence qu’on oublie quand les rires éclatent et que le champagne coule. Je l’ai accepté, je l’ai absorbé comme une pluie froide qui imprègne les os, parce que Seraphina possède l’éclat, le charme, l’art de plier le monde à ses désirs, alors que je ne sais que baisser la tête, obéir, m’effacer. Le matin où elle disparaît, quelques heures avant la cérémonie qui doit l’unir au puissant Caius Devereux, l’air de la maison se charge de panique, les portes claquent, les domestiques courent, et ma mère surgit devant moi, le visage ravagé par une terreur que je ne lui ai jamais vue, ses doigts osseux s’enfonçant dans mes épaules avec une force qui me secoue tout entière.
— Vespera, écoute-moi bien, dit-elle d’une voix hachée, une voix qui tremble comme une flamme dans le vent. Ta sœur a disparu, le mariage est dans trois heures, si la place reste vide devant l’autel, les Devereux annuleront tout, l’alliance, l’argent, l’honneur de notre famille, et nous serons détruits, tu entends, détruits. Il n’y a que toi qui peux la remplacer, il n’y a que toi qui portes son visage, je t’en supplie, ma fille, fais-le pour nous, fais-le pour ta mère qui ne te demande jamais rien.
— Mère, murmuré-je, la gorge si serrée que les mots peinent à passer, je ne peux pas, ce n’est pas moi qu’il attend, c’est Seraphina, il le saura, il le verra, et tout sera pire encore.
— Il ne verra rien, le voile couvre tout le visage, personne ne saura avant qu’il ne soit trop tard, et quand il le découvrira, il ne pourra plus reculer, le scandale serait trop grand pour les Devereux. Tu es ma seule chance, Vespera, ma seule lumière dans cette nuit qui s’abat sur nous.
Ses yeux fiévreux plongent dans les miens, et je lis dans ses prunelles dilatées non pas de l’amour pour moi, non pas de la considération, mais un calcul désespéré, un pari qui sacrifie la fille la moins précieuse pour sauver l’honneur du nom. Je le sais, je le sens dans chaque fibre de mon être, et pourtant je hoche la tête, je hoche la tête parce que je ne sais pas refuser, parce qu’on m’a dressée à obéir, parce que ma mère est malade et que sa survie dépend de cet argent, et qu’au fond de moi, il y a cette illusion, cette minuscule lueur, que peut-être, si je me sacrifie, on finira par m’aimer un peu.
Je marche dans l’allée centrale de la cathédrale, et le satin de la robe trop lourde bruisse autour de mes jambes tremblantes, un bruissement qui couvre à peine le martèlement de mon cœur. L’encens m’enveloppe, les lys blancs exhalent un parfum entêtant, les vitraux projettent sur le marbre des éclats de rubis et de saphir, et le prêtre, quelque part devant moi, psalmodie des mots que je n’entends plus. L’homme que j’aperçois à travers le tulle, silhouette immense et sombre, est une statue de puissance, et quand j’arrive à sa hauteur, quand ma main tremblante saisit la sienne sans qu’il ne réagisse, je comprends que je viens de franchir un seuil dont on ne revient pas. Les vœux sont échangés, ma voix murmure les formules sacrées sans que je les comprenne vraiment, et puis vient le moment que je redoutais par-dessus tout, le moment où ses doigts gantés saisissent le bord du voile et le soulèvent d’un geste brusque.
La lumière crue tombe sur mon visage, et je vois ses yeux, ces yeux d’un noir abyssal, s’écarquiller, se figer, puis se remplir d’une stupéfaction qui se mue, en l’espace d’une seconde, en un mépris si glacial, si absolu, que le souffle me manque.
— Qu’est-ce que cela signifie ? Sa voix est un couperet qui tranche le silence de la cathédrale, un grondement sourd qui fait sursauter les premiers rangs. Vous n’êtes pas Seraphina. Qui êtes-vous ?
— Je… je suis Vespera, sa sœur, balbutié-je, les joues en feu, les yeux brouillés de larmes que je retiens de toutes mes forces. On m’a demandé de la remplacer, je croyais que vous saviez, je ne voulais pas…
Il ne me laisse pas finir, il lève une main, et ce geste seul suffit à me réduire au silence, à me pétrifier sur place, tandis que son regard me transperce comme une lame. Il ne prononce plus un mot, mais ce silence est pire qu’une insulte, pire qu’une condamnation, et je lis dans ses prunelles la sentence qu’il vient de rendre : je ne suis qu’une usurpatrice, une fraude, une erreur qu’il effacera de son existence dès que les circonstances le permettront. Les invités murmurent, le prêtre recule, et moi, je reste debout, immobile, au milieu de cette cathédrale qui me paraît soudain immense et glacée, le cœur brisé si net que j’ai l’impression d’entendre le craquement de ses fissures se répercuter sous les voûtes centenaires. Je viens de sacrifier ma vie pour une famille qui ne m’a jamais aimée, et l’homme que je dois appeler mon mari me regarde comme on regarde une tache indélébile sur un blason qu’on croyait intouchable.
Chapitre 77LiviaJe fixe l'écran de mon téléphone, les photos que l'on vient de m'envoyer, et une rage froide m'envahit, une rage qui n'a plus rien à voir avec la jalousie, qui n'a plus rien à voir avec l'ambition, une rage pure, destructrice, qui ne demande qu'à s'abattre sur ceux qui m'ont humiliée. Caius et Vespera, sur une terrasse au bord de la mer, enlacés, souriants, heureux. Heureux. Ce mot me brûle la gorge, il me tord les entrailles, il me donne envie de hurler. Il l'a choisie, il l'a aimée, il l'a protégée, et moi, moi, Livia Arden, j'ai été chassée comme une domestique, bannie, humiliée, réduite à néant en quelques mots, en quelques heures, à cause de cette femme insignifiante qui n'a rien, qui n'est rien, qui n'aurait jamais dû exister.Je jette le téléphone sur le canapé de mon appart
Chapitre 76VesperaJe m'éveille lentement, baignée dans une lumière dorée qui filtre à travers les rideaux, et je reste un long moment immobile, les yeux fermés, à écouter le bruit des vagues qui roulent contre la falaise, à respirer l'odeur du sel et du bois, à sentir la chaleur d'un corps contre le mien. Caius dort encore, son bras posé sur ma taille, son souffle régulier qui caresse ma nuque, et je me retourne doucement pour le regarder. Il a les traits détendus, les cheveux en désordre, une barbe naissante qui ombre ses mâchoires, et je le trouve beau, d'une beauté simple, dépouillée, qui n'a rien à voir avec l'homme froid et impeccable que j'ai connu. Je tends la main, j'effleure sa joue du bout des doigts, et il sourit dans son sommeil, un sourire d'enfant qui me serre le cœur.— Tu es réveillée ? mu
Chapitre 75CaiusSa réponse est un souffle, à peine un mot, mais ce mot suffit à faire basculer ma vie entière. Je me penche sur elle, mes lèvres effleurent les siennes, puis sa joue, puis sa tempe, et je sens sous mes doigts la chaleur de sa peau, le frémissement de ses cils, la douceur de ses cheveux qui glissent entre mes doigts comme de la soie. Elle ne se dérobe pas, elle ne tremble plus de peur, elle tremble d'attente, d'émotion, de cette vulnérabilité totale qu'elle n'a jamais osé montrer à personne.— Caius, murmure-t-elle, et mon nom dans sa bouche est une prière, une offrande, un abandon.— Je suis là, répondis-je dans un souffle. Je ne vais nulle part.Je dénoue lentement la ceinture de sa robe, mes doigts maladroits, hésitants, comme si je touchais quelque chose de sacré, et elle m'aide d'un geste do
Chapitre 74VesperaLe premier matin, je me réveille avant lui, et je sors sur la terrasse pour respirer l'air marin, les pieds nus sur les planches usées, les cheveux fouettés par le vent. La mer est agitée, grise et bleue, elle roule ses vagues contre les rochers avec une régularité apaisante, et je reste là, les mains posées sur la rambarde, à écouter ce grondement qui me vide la tête de toutes mes pensées sombres. J'entends la porte s'ouvrir derrière moi, des pas légers, et je sens sa présence avant même qu'il ne parle.— Vous n'avez pas dormi ? demande-t-il doucement en s'approchant.— Si, un peu. Mais je voulais voir le lever du jour.Il s'accoude à côté de moi, les cheveux en désordre, une chemise froissée sur les épaules, et je découvre avec surprise un Caius que je n'ai ja






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