CHAPITRE 18 — LA NUIT DE VÉRITÉLa chambre de Lucian était différente de ce que j'imaginais.Elle était vaste, mais pas froide. Les murs étaient couverts de bibliothèques remplies de livres anciens, de bibelots discrets, de photos encadrées. Un grand lit à baldaquin trônait au centre, drapé de lin clair, et une lampe de chevet diffusait une lumière douce, presque intime.Je restai debout près de la porte, mal à l'aise, tandis qu'il préparait un fauteuil près de la fenêtre.« Tu dormiras dans le lit. Moi, je veille ici. »Je le regardai, incrédule. « Tu ne vas pas dormir ? »« Pas cette nuit. »Il s'assit dans le fauteuil, les bras croisés, le regard fixé sur la porte. Il était tendu, vigilant, comme un garde en faction.Je m'approchai du lit, m'assis au bord, les mains serrées sur mes genoux. Le silence s'installa, troublé seulement par le tic-tac d'une horloge lointaine.Au bout d'un long moment, je demandai doucement : « Lucian, pourquoi tu me protèges ? »Il ne répondit pas immédia
Última actualización : 2026-08-21 Leer más