Chapitre 20SaryxJe reste figé dans le grand salon, le regard rivé sur la porte par laquelle Orelia vient de disparaître, et le silence qui suit son départ est si lourd, si oppressant, que j'entends mon propre sang battre dans mes tempes, cognant comme un tambour de plus en plus rapide, de plus en plus violent, tandis que la honte monte en moi, une honte noire, dévorante, qui me brûle la gorge, qui me serre la poitrine, qui me donne envie de hurler, de tout casser, de faire trembler ces murs qui ont été témoins de ma lâcheté. Isadora rit encore, un rire léger, victorieux, qui s'égrène dans le salon comme une pluie de verre, et ce son m'est insupportable, il me transperce, il m'électrise, il fait éclater la digue que j'avais érigée pour contenir ma colère, et soudain je me tourne vers elle, le visage déformé par une fureur que je ne tente plus de dissimuler, et je m'avance, les poings serrés, le souffle court, prêt à la réduire en miettes.– C'est toi, dis-je d'une voix basse, trembla
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-08-22 อ่านเพิ่มเติม