Chapitre 50 Sélénya La main d'Azrien est toujours dans la mienne, froide, tremblante, et je sens sa chaleur qui remonte le long de mon bras, hésitante, comme s'il craignait que je ne me retire à tout moment. Le théâtre est silencieux, baigné par la lumière grise de l'après-midi qui filtre à travers les verrières sales. L'air sent la poussière, le vieux bois, et cette odeur de plâtre humide qui s'accroche aux murs. Je suis assise sur le bord de la scène, les jambes pendantes, et lui, accroupi devant moi, le regard levé vers mon visage, attendant une réponse qui ne vient pas. Je le regarde. Il est pâle, les traits tirés, les yeux cernés. Il n'a pas dormi. Il n'a pas mangé. Il est venu sans garde du corps, sans chauffeur, sans costume. Juste lui, dans une chemise froissée, avec ses
Última atualização : 2026-09-12 Ler mais