— MarlèneÇa revient la nuit, sans prévenir, comme un chien qu'on a chassé et qui connaît la porte.Le froid d'abord. Un froid qui n'est pas celui d'une chambre, un froid de pierre, de pierre mouillée, de cave, un froid qui a une odeur, celle de la laine trempée et de la poussière ancienne, et cette odeur me remplit le nez si fort que je tourne la tête sur l'oreiller pour chercher de l'air propre et qu'il n'y en a pas.Puis le poids. Un poids sur la poitrine, à la hauteur du sternum, un genou, une paume, quelque chose de large et de calme, et sous le poids mon corps est plaqué contre la pierre et ma joue est collée à la pierre et je sens chaque grain de sable entrer dans ma peau, un par un, avec une précision de torture.Ensuite le dedans. Quelque chose entre. Froid d'abord, un froid net, presque propre, comme une aiguille de glace, puis brûlant, puis plus rien du tout, un trou, et le sang qui monte dans ma gorge avec un goût de monnaie et de rouille.Il y a un souffle au-dessus de mo
Huling Na-update : 2026-10-27 Magbasa pa