— RafaeleL'alarme hurle dans le couloir et je me réveille en sursaut, le Beretta déjà dans la main, les pieds sur le sol froid avant même d'avoir les yeux ouverts ; les lumières clignotent, rouges, blanches, rouges, et la voix de Matteo crackle dans le talkie-walkie, une intrusion, côté est, trois hommes, peut-être quatre, lourdement armés ; je sors de ma chambre, je cours dans les couloirs, je descends les escaliers, je traverse le hall, et soudain, je la vois ; elle est là, debout dans le couloir, la robe de soie sur les épaules, les cheveux en bataille, les yeux écarquillés, et elle ne bouge pas ; je l'attrape par le poignet, je l'entraîne, je cours, je cherche une porte, un réduit, un endroit où la cacher ; je trouve un placard, une porte étroite, un cagibi à balais ; je la pousse à l'intérieur, j'entre avec elle, je referme la porte, et nous sommes là, dans le noir, collés l'un contre l'autre, nos corps pressés, nos souffles mêlés, et je sens son cœur battre contre ma poitrine,
Last Updated : 2026-10-25 Read more